‹ Etude biographique sur ColbertChapitre 42 sur 183 · Lettres, instructions et mémoires, VII · texte numérisé non relu

Lettres, instructions et mémoires, VII

fbert devint ministre, il était de règle que les dépenses de l'année courante étaient payées par les revenus de •) la seconde année suivante : 1660 était mangé en 1658.

Ce qu'il y a de curieux dans la.biographie de tous ces maltôtiers, c'est que plusieurs ont une origine populaire : l'un est fils de cordonnier, l'autre a pour père un ouvrier en soie de Tours, d'autres descendent d'un paysan de Bourgogne, d'un fripier de Paris, d'un batelier du Languedoc; sept sont d'anciens laquais. Parmi eux se rencontrent : un individu qui était jadis un vagabond sans père ni mère, un « rat de cave dans les aides ». Tous sont parmi les plus riches; quelques-uns ont pris un titre et figurent avec aplomb dans le monde des partisans.

La Fronde, c'est-à-dire le squlèvement général qui éclata contre l'intolérable régime financier de Mazarin et de Particelli, avait voulu le faire cesser ; mais Mazarin finit par redevenir le maître, et le désordre recommença. Les maltôtiers, autorisés par l'exemple de Mazarin et de Fouquet, se remirent à leurs opérations, un moment gênées.

Le procédé le plus commode pour voler, voler à la fois le Roi et le peuple, consistait dans le trafic des billets de l'épargne '. Le Trésor ou l'Épargne ne payait pas ces billets, ou mieux ces mandats, à certains créanciers de l'Etat, aux petits, aux gens sans influence, sans protection, sous prétexte que les fonds sur lesquels ces billets devaient être acquittés étaient épuisés : au

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