‹ Étude biographique sur François VillonChapitre 10 sur 73 · ArdiiTes nationales, chapitre de Saint-Benott, S. 89a · texte numérisé non relu

ArdiiTes nationales, chapitre de Saint-Benott, S. 89a

a. /6û/. S. 891 b. — Voici comment maître GuiUanme est désigné dans cette pièce : « Guillelmus de Villione, capellanos capellame ad altare sancti Johannis Evangeliste in ecclesia Beati Benedicti Benerersi l^arisienus fundate, et in artibos magister et in deovtis bachalarios. » Remarquons, en passant, que la forme latine (Tle F'iUioneJ du surnom de GuiDanmeL prouve que les deux / du nom de Villon sont mouillés, comme ceux des mots pavillon, tour» biUon, bouiUon, aiguillon, qui lui servent de rime dans les œuvres de notre poète; au reste, le nom même du village où Guillaume avait vu Je jour se prononce encore aujourd'hui f^ilion. Les documents du XV* siècle nous fournissent une autre preuve de la mouillure des U du nom de Yillon par la forme Fignon^ qu'un scribe du Pariement lui substitua par erreur en il^i (Voyez au n* II de nos Pièces justificatives).

3. Guillaume de Villon mourut avant le -23 août 1468 (Voyez les |wèoes justificatives, au n** XH).

fta FRANÇOIS YILLON

ché comme lui au service de Taatel de Saint- Jéah FÉvangéliste, et son propre neveu, le beau-frère de Jean le Duc, Jean Flastrier, baiiner, qui, dès 144^»» demeurait dans la rue de Saint- Jacques, tout près de l'église de Saint-Benoît, au coin de la porte d' en-haut du cloître ^. Le vieux chapelain fut enseveli dans l'église de Saint-Benoît, à laquelle il laissa Fhôtel de la Porte-Rouge où il habitait depuis i435 ^. Malgré nos recherches, nous n'avons découvert aucune expédition de l'acte qui renfermait ses dernières volontés et où, peut-être, se trouvait une mention, un souvenir, de l'écolier pour lequel il avait eu une si grande affection et qui avait si tristement porté) devant diverses cours judiciaires, le surnom de son bienfaiteur.

Si le testament de Guillaume de Villon ne nous a pas été conservé, on connsdt, en revanche, trois copies de celui de son neveu, Jean Flastrier qui semble avoir été son principal héritier. C'est cette pièce rédigée le I a novembre 1 48 1 par-devant maître Robert F Anglois, idcaire du curé de Saint-Benoît, qui nous a révélé les liens de parenté qui unissaient Flastrier au vénérable ehapelain et l'origine tonnerroise de ce dernier ; ^nssi nous a-t-il paru intéressant de la publier parmi les pièces justificatives de ce travail ^. On y voit que le

I. Nous empruntons cette indication précise au testament de lean Flastrier, (qu'on trourera dans nos pièces justificatives, sotts le n* XV.

s. Pièces justificatives, n* Xtl.

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