‹ Étude biographique sur François VillonChapitre 21 sur 73 · Grand Teetamemt, hnàt · texte numérisé non relu

Grand Teetamemt, hnàt

Mais, par saincte Marie la -belle!

Je n'y voy que rire pour moy *.

On ne sait guère rien de plus sur cette passion de Villon. Mais, nous dira-t-on, si Villon connut à un moment F amour vrai, que dire de son accouplement avec la grosse Margot, de son union avec cette immonde créature dont il aurait été le valet. C'est là une page de la vie du poète qui soulève le cœur à tous les biographes et sur laquelle nul n'est tenté de s'appesantir. La ballade de la grosse Margot existe, on ne peut le nier; elle est signée de Villon ^, et on peut toujours reprocher à un écrivain la peinture de certaines mœurs, mais ces mœurs étaient-elles devenues celles du malheureux amant de Catherine ? Nous l'avons cru iadis ; nous ne le croyons plus aujourd'hui. Et, en effet, « la grosse Margot », auquel Villon adressa sa cynique ballade, n'était pas une femme de chair et d'os; c'était alors simplement l'enseigne d'une taverne que fréquentait Villon et ses compagnons, et que nous trouvons mentionnée en i452 à l'occasion de l'un d'entre eux, Régnier de Montigny qui, une certaine nuit, avait battu le guet à la porte de a l'ostel de la Grosse Margot ' ». Cette enseigne était encore si populaire au

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