Arch. nat., LL. i3, f°3l r°; LL. 14, i°' 3o v° et 32 V
5. Ai-chives nationales, S. 1648, f» 612 r°, à la date du 9J.uin 1409. — La Vacquerie est qualifié ici « maistre es ars, licencié en décret et curé d'Argeuteuil.
6. Voyez l'acte d'ensaisinement que nous publions sous le n" XIV de nos pièces justificatives.
même cpic « Vacqucrie », lun des deux a promoteurs » auxquels lévèque de Paris confia, en i44o> l'administration de la paroisse de Saint-Kicolas-des- Chanips, dont le curé Jean Beaurigout, (auteur présiuné du Journal parisien de 1409 à i449)> était alors sous le coup d'une excommunication ^. Les paroles du poète reviennent donc à « maître François de la Vacquerie, promoteur » et ne renferment pas, comme l'a cru M. Paul Lacroix, « une équivoque injurieuse » pour « promoteur de la vicairie ^. » On ne s'explique pas le legs d'un «haut gorgcriu d'écossais » que M. Lacroix considère comme la corde dune potence ; quoi qu'il en soit , le huitain 1 1 3 représente le promoteur sous un jour si peu favorable que l'on a remplacé, dans certaines éditions du xvi" siècle 3, le nom de « maistre François » par celui de « Jean François » : ce dernier nom étant celui d'un autre promoteur auquel la pratique fut interdite le 28 août 1461 après qu'il se fut avoué coupable de vols commis chez Jean du Lac, dit Baubignon *. Il est presque inutile de faire
I. A. Longnon, Conjectures sur l'auteur du Journal parisien tic 1409 à 1449 (Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris et de l'De-de-France, t. I[, j>. 3a5).
"i. P. L. Jacob, bibliopliile, OEuvres complètes de Fillon, p. l'ii, n. 8.
3. Ce sont les éditions de Nivert, Galiot du Pré et Bonnemère. Il est p'-obable cependant que le cliangeinent de noms n'est pas l'ouvrage des éditeurs, peu au courant de ce qui s'était passé cinquante ans avant eux, mais bien celui de l'auteur du manuscrit dont dérivent ces éditions.
4. Voyez sur cette affaire le registre Z. 7765 des Ai"cliives iiatio-
remarquer combien cette substitution était intempestive, puisqu'elle ne laisse aucun sens au surnom de la Facquerie.
Les strophes relatives aux deux promoteurs sont séparées par un huitain relatif à « maistre Jehan Laurens » dont le nom n'est accompagné d'aucune autre qualiflcation. Jean Laurens , ainsi que François de la Vacquerie, faisait partie de la cour ecclésiastique devant laquelle Tabarie comparut le 5 juillet i458 1; c'était un des chapelains de l'église de Paris, et, nommé en 1460 (v. style) à l'office des anniversaires, il prêtait, le 12 janvier, le serment suivant la formule accoutumée 2. ]>j^ous le retrouvons encore au 20 avril 1461 ^.
Le Châtelet est représenté dans les poésies de Villon par Robert d'Estouteville, prévôt de Paris, et par Martin Bellefaye, Pierre le Basanier, Jean Mautaint, Rosnel, Pierre de Rousseville, Jean le Cornu, Genevois, Michault du Four, Jean Raguier (alors sergent de la douzaine et dont nous parlerons plus loin), Denis Richier et Jean Valette (qui comptaient parmi les onze-viijgts sergents de la prévôté et sur lesquels
nales, aux dates du i5 et du 28 août l464- Jean François est en outre nommé plusieurs fois dans les registres Z. 7764 (f"6 t°, 89 r°, 71 v° et 87 r") et Z. 7765 (f° i r°).