‹ Étude biographique sur François Villon, d'après les documents inédits conservés aux Archives nationalesChapitre 5 sur 62 · I. Vi)\i'/ plu-, haut, |>, 'i-(i · texte numérisé non relu

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FUANCOIS VILLON

admise en face de la forme « de Fi lion » que donnent plusieurs textes, forme qui permet de classer cette appellation parmi les surnoms empruntés au lieu d'origine : du reste, il paraît à peu près certain que le mot Villon, au sens de trompeur, ne remonte pas au Moyen- Age et qu'il est précisément dû à la mauvaise réputation dont jouissait François de INlontcorbier. Quoi qu'il en soit, l'assertion de Fauchet a presque été généralement admise jusqu'à nos jours. Cependant quelques auteurs, — mais ceux - là étant simplement des géographes, n'ont vu leur sentiment reproduit par aucun des commentateurs du poète, — ont prétendu que maître François était né dans un village du diocèse de Langres du nom de Villon, situé à un peu plus de quatre lieues à l' est-nord-est de Tonnerre i .

Ces diverses opinions pouvaient être facilement réfutées à l'aide d'une lecture quelque peu attentive des écrits de Vdlon. Ceux-ci ne laissent en effet aucun doute sur la véritable origine du nom que François de Montcorbier illustra. Il fut certainement donné au malheureux écolier en raison de ses relations

I. Cette opinion est exprimée pour la première fois, à notre connaissance, dans le Dictionnaire universel Je la France ancienne et moderne, publié chez Saugrain en 1726, oii on lit sous l'article Villon (tome III, colonne 883) cette curieuse phrase : « C'est la patrie du fameux Villon, premier poète ftauçois, qui fut brûlé pour son impiété, » qu'on retrouve, en 1765, à l'exception des six derniers mots, dans le Dictionnaire géographique portatif de la France (1765, 4 vol. in-8), t. IV, p. 575.

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avec un protrctcur <le sa jeunesse, cjn il a soin de nommer clans eliacun de ses Testaments avant tous autii's légataires. En i '(:)(), ce personnage est appelé d'abord, à cause de la mesure du vers « maistn* Guillaume Villon ^ ; » puis pins tard, en 1/161, « maistrc Guillaume de Villon. » C'est surtout dans le Grand Testainei/t - (jue ^ illon jiarle affectueusement de ce protecteur qui 1" avait tiré de ]>lus d'un mauvais pas et occupait en retour la première place dans les souvenirs de l'enfant pi-rdu :

[tem, et à mon plus que ))erf.

Miiistre Guillaume (le Villon,

Qui m'a esté plus doulx (jue more

D'enfant eslevé de maillon;

()ui m'a mys hors de maint hoillon,

l'^t de cestuy pas ne sVijoye;

Si luy requiers à genoillon,

Qu'il m'en laisse toute la joye.

Nous avons cru un moment — et Ton pouvait trouver des arguments propres à étayer cette hvpotlièse — que Guillaume était le maître sous lequel Villon avait étudié. C'était une erreur, car les registres de l'Université nous apprennent qu'en i/,52, François de IMontcorbier étudiait sous maître Jean de Conflans. Grâce à de fort nombreuses pièces d'archives, nous sommes aujourd'hui en mesure d'établir que Guillaume de Villon était un. respcctabh^ ecclésiastique, natif du

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