‹ Étude biographique sur François Villon, d'après les documents inédits conservés aux Archives nationalesChapitre 51 sur 62 · I. I.p registre poite /'hflip/uw ;iii lieu di" Cillrs · texte numérisé non relu

I. I.p registre poite /'hflip/uw ;iii lieu di" Cillrs

visaige dudit Chriinoye, et incontinent le laissa et se départit ledit suppliant «t se retraict sur ung barbier nommé Fouquet pour soy taire habiller. Et habillé, ledit Fouquet, pour en faire son rapport, demande audit suppliant son nom i-t le nom de celluy qui lavoit blecié. A quo\ ledit suppliant respondit et nomma le nom dudit Charmoye, afin que le lendemain il fut attaint et constitué prisonnier, et se nomma ledit suppliant Blichel Mouton. Après lequel cas, ainsi advenu que dit est, survindrent aucuns ou lieu ou estoit ledit Chermoye dedens le cloistre aiant sadite dague, lequel ilz couchèrent dedens une maison dudit cloistre, et fut visité et habillé et le landemain mené à rOstel-Dieu, où le samedi ensuivant à l'occasion desdiz coups, par faulte de bon gouvernement ou * autrement, il est aie de vie à trespassement . A l'occasion duquel cas, ledit suppliant doubtant rigueur de justice s'est absenté du pais et n'v oseroit jamais l'etourner se nostre grâce et miséricorde ne luy estoit sur ce impartie, humblement requérant que attendu que, en autres choses, il s'est bien et honnorablement gouverné sans jamais avoir esté attaint, reprins, ne convaincu d'aucun autre villain cas, blasme ou reprouche, nous lui vueillons sur ce nosdites grâce et miséricorde 1 "' impartir. Pourquoy nous, attendu ce que dit est, voulans miséricorde préférer à rigueur de justice, audit suppliant ou cas dessusdit avons remis, quitté et pardonné et par la teneur de ces présentes, de nostre grâce especial, plaine puissance et auctorité royale, remettons, quittons et pardonnons le fait et cas dessusditz avec toute peine, amende et offense corporelle, criminelle et civille en quoy il pourroit estre encouru envers nous et justice, ensemble tous deffaulx, bans et appeaulx qui, pour ce, seroient ou pourroient estre ensuiz, et l'avons restitué et resti-

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tuons a ses boiic taiiR- cl renommée et à ses biens non conûsquez, satisfaction faitte à partie civilement tant seulement se faicte n'est, et sur ce imposons silence perpétuel à iiostre procureur. Si donnons en mandement par ces présentes au prevost de Paris ou à son lieutenant et à tous nos autres justiciers ou à leui's lieuxtcnans presens et avenir, et à chacun d'eulx si com à luy appartendra , (jue de nostre présente grâce, quittance, remission et pardon, ilz facent, seufl'rent et laissent ledit suppliant joyr et user plainement et paisiblement, sans le molester, travailler ou empescher en corps ne en biens, ores ne pour le temps avenir, en aucune manière, mais se son corps ou aucuns de ses biens sont ou estoient pour ce prius, saisiz, arrestez ou empeschez, ilz les mettent ou facent mettre incontinent et sans delay à plaine délivrance ; et afin que ce soit chose ferme et estable à tousjours, nous avons fait mettre nostre seel à ces présentes, sauf en autres choses nostre droit et l'autruy en toutes.

Donné à Saint-Poursain, ou mois de janvier, l'an de grâce mil cccc cinquante cinq, et de nostre règne le xxxiiu*.

Ainsi signé : Par le roy à la relation du Conseil, DisoMK. Visa ro/itentoi, J. du Ban.

(Archives n;ition;ilcs, Il 1S7, pièce \\i), fol. 76 t".)

Lettres de icmissiou accordées par le roi Charles Vil, à maître Krançois de Montcorbier , coupable du meurti'e de Philippe Serraoise, i>rêtre.

(Janvier i456. )

Charles, par la grâce de Dieu roy de France. Savoir faisons à tous presens et advenir nous avoir receu l'unible supplication de Françoys de Monterbier ^, maistre es ars, contenant que, le jour de lu Peste Dieu derrenierement passé, à heure de neuf heures du soir ou environ, luy estant en la grant rue Saint -Jacques, à Paris, devant l'église de Saint- Benoist et dessoubz le cadran de l'orloge d'icelle église , acompaignié d'un nommé Gilles et d'une lemme nommée Ysabeau, où ils devisoient après soupper, seurvint ung nommé Phelippe Sermoise, prebstre, acompaignié d'un nommé maistre Jehan le Merdi, lesquelz ledit suppliant requist et pria de seoir emprès eulx et leur offry place. Auquel suppliant, ledit Phelippe Sermoise, meu de mauvais courage en détestant Dieu, distet prophera ses paroles : « Maistre « Françoys, je vous ay trouvé, créés que je vous « courrouceray . » Et, nonobstant, ledit suppliant non esmeu luy demanda s'il se courrouçoit, en luy présentant de recel lieu à soy seoir et luy disant ; « Messire "^ Phelippe, vous courroucez vous ? Vous « vous tien je tort ? Que me voulez vous ? Je ne vous

1. Nous avons dcinonUc plus haut, p i !, ipu" Monta bier était ici une faute de copiste pour Moncoihici .

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