Archives nationales, chapitre de Saint-Benoît, S. S
t. Ibid. S. 891 b. — Voici comment maître Guillaume est designé dans cette pièce : « Guillelmus de Villione, caj)el!anus capellanie ad altare sancti Joliannis EvangeUste in ecclesia Beati Benedicti Beneversi Parisiensis fundate, et in artibus magister et in decretis bachalarius. » E^emarquons, en passant, que la forme latine fde f^illionej du surnom de Guillaume prouve que les deux l du nom de Villon sont mouillés, comme ceux des mots pavillon, tourbillon, bouillon, aiguillon, qui lui sei-vent de rime dans les œuvi'es de notre poète ; au reste, le nom même du village où Guillaume avait vu le jour se prononce encore aujourd'hui f^ilion. Les documents du XV" siècle nous fournissent une autre preuve de la mouillure des II du nom de \'i//oii par la forme Fignon, qu'un scribe du Parlement lui substitua par erreur en 1422 (Voyez au n° Il de nos Pièces juslifîcatives).
3. Guillaume de Villon mourut avant le .1 5 août 1468 (Voyez les pièces justificatives, au n' XII).
FKANCOIS VILLON
ché comme lui au service de l'autel de Saint-Jean l'Évanfiféliste, et son propre ncîveu, le beau-frère de Jean le Duc, Jean Flaslrier, barbier, qui, dès i445, demeurait dans la rue de Saint-Jacques, tout près de l'écçlisc de Saint-Benoît, au coin de la porte d" en-haut du cloître *. Le vieux chapelain lut enseveli dans l'église de Saint-Benoît, à laquelle il laissa l'hôtel de la Porte-Rouge où il habitait depuis i435 2. Malgré nos recherches, nous n avons découvert aucune expédition de l'acte qui renfermait ses dernières volontés et où, peut-être, se trouvait une mention, un souvenir, de l'écolier pour lequel il avait eu une si grande aflection et qui avait si tristement porté, devant divei'ses cours judiciaires, le surnom de son bienfaiteur.
Si le testament de Guillaume de Villon ne nous a pas été conservé, on connaît, en revanche, trois copies de celui de son neveu, Jean Flastrier qui semble avoir été son principal héritier. C'est cette |)ièce rédigée le 1 2 novembre 1 48 1 par-devant maître Robert l' Anglois, vicaire du curé de Saint-Benoît, qui nous a révélé les liens de parenté qui unissaient Flastrier au vénérable chapelain et l'origine lonnerroise de ce dernier ; aussi nous a-t-il paru intéressant de la j)ublier parmi les pièces justificatives de ce trav;iil ^'. On v ^(ùt que le
1. Nous empruntons cette indication jnccise au testament de Jean Flastrier, qu'on tif)uvera dans nos jiièces justificatives, sous le n' XV.