PROFESSEÜR DE BOTANIQUE A AMSTERDAM
Amsterdam, 14 décembre 1787,
Doctissimo Viro Ludovico Gerardo D. M. et Botanico Eximio,
* Jean Bdrmann, célèbre botaniste hollandais, né k Amsterdam en 1707, — mort en 1780, — était professeur de botanique et membre de l’Académie des Curieux de la nature.
Quoiqu’il n’ait produit aucun ouvrage, il a rendu des services essentiels k la botanique en mettant au jour plusie\irs ouvrages importants, qui restaient ensevelis dans l’oubli. C’est k lui que l’on doit la publication de VHerborium Amboinense de Rumphius, savant naturaliste, mort k Amboine, dont il était gouverneur. Linnée, qui avait connu Burmann en Hollande, et auquel il communiquait ses herbiers et ses collections, a loué plusieurs fois dans ses ouvrages la générosité de son caractère. Ayant été nommé, en 1738, professeur au Jardin de botanique d’Angleterre, il n’épargna rien pour en augmenter les richesses. 11 contribua beaucoup k l’établissement de celui de Batavia, et il entretenait une correspondance avec Raderaocher, naturaliste et fondateur de la Société des Sciences de Batavia. — Biog, univ., article rédigé par M. Du Petit-Thoüars, t. vi, p. 330.
Joannes Burmannus.
Ex litleris (uis perspicere poluerim, non dùm ad manus luas pervenisse, (fasciculas plantarum et opusculum) ex condilione inscriplionis junclœ, ipsorum pretium invenire poteris. Si tibi placeat meura instilùlum, remittas indices quæ simul de iis sententiam tuam..
Nec deero tibi opportune tempore bæc remunerare commercium que tecum inire tam litterariura quam Botaniciim quod mihi cum tantis viris quam jucundissimum est.
Valeas vir Doctissimc, etc.
* Gérard entretenait avec Burmann une correspondance assez active. Nous ne citons qu’un extrait peu étendu d’une des lettres du savant botaniste hollandais, parce que, très-sobre de compliments et de détails étrangers à son sujet, sa correspondance n’offre en général qu’un intérêt spécial. Voici, au surplus, la traduction des quelques lignes que nous reproduisons ;
« D’après vos dernières lettres, je puis comprendre que mon paquet de » plantes et mon opuscule ne vous sont point encore parvenus. D’après » l’ordre de la classification et les échantillons qui sont réunis, vous verrez » si ce travail a quelque valeur, et vous m’obligeriez si vous voulez bien me » le renvoyer avec vos observations et vos conseils.
» Je ne manquerai pas l’occasion de vous témoigner toute ma reconnais- » sance, soit de vos bons avis, soit de nos relations, autant littéraires que » botanistes, relations déjà pour moi si agréables avec tant d’hommes illus- » très. »