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Un jour, que M. l’abbé Raimbault visitait la bibliothèque d'un médecin, à Orléans, il y trouva quelques ouvrages d'anatomie, dont les gravures, d’un dessin correct et d’une finesse d'exécution rare, l’intéressèrent vivement. Le jeune abbé, qui se piquait de dessin et même de peinture, les observait attentivement lorsque le médecin, M. LaTour, lui conseilla d'étudier l'anatomie. Il l'invita même à faire un cours complet d'étude des sciences médicales, et l'engagea à se mettre, par quelques travaux préparatoires, en état de suivre les cours d’une université où il accompagnerait son fils. Pour le décider à fréquenter plus assidument sa maison et à s’adonner à l'étude de la médecine, le docteur LaTour le pria d’y venir chaque jour et d'y rester en qualité de précepteur particulier de son fils.
M. Raimbault profita des leçons et des conseils de ce respectable citoyen qui jouissait à Orléans d’une grande réputation, et que ses principes, bons et solides, recommandaient hautement aux hommes honnêtes et intelligents. M. l'abbé Raimbault en parlait toujours en termes respectueux. Enfin, ce qu’il en dit intéressa tellement Monseigneur Plessis, évêque de Québec, que le prélat l’alla visiter en passant à Orléans, en 1819. L'évêque fut enchanté de sa franchise et de ses belles qualités, comme il l'avait été de son dévouement à la bonne cause pendant les jours de la terreur.
M. Raimbault, qui conserva toujours avec cet homme vertueux des relations d'amitié, n'apprit pas sans émotion que le fils de cet excellent citoyen, son ancien élève, auquel il avait donné des leçons de littérature française et de latin,
était mort subitement à Orléans, en 1814, foudroyé d’apoplexie en apprenant l'entrée des Cosaques en cette ville, tant fut vive l'impression qu'il ressentit de cette nouvelle.
Sur les instances et les conseils d'un patron si recommandable, M. Raimbault se décida à étudier provisoirement l'anatomie et à se montrer partout avec le titre d'élève en chrirurgie, bien décidé, toutefois, à ne s'occuper des plaies que pour le pansement, le bandage et l'appareil. Il entra donc à l'Hôtel-Dieu et y suivit régulièrement la clinique sous le docteur LaTour.
Le Ciel adoucit l'amertume de sa position par la consolation qu’il avait d'adresser quelques bonnes paroles aux patients, et par celle qu’il ressentait en les entendant euxmêmes exprimer parfois des sentiments parfaitement chrétiens.
Pendant qu'il visitait l'hôpital, un de ses amis, qui voyait à quels dangers on était exposé tant qu'on n’usait pas de duplicité et de supercherie pour protéger sa foi, lui proposa de se rendre à Meung, jolie petite ville, sise à un peu plus de quatre lieues d'Orléans, et d'y passer quelques mois dans une maison de campagne des environs, qu'y ôccupait son père.
Les jeunes amis, ayant fait provision de Hvres, s’y rendirent, en effet, bien disposés à utiliser leurs moments dans cette belle solitude. Mais, à cette époque, les ministres de la religion n'étaient pas les seules victimes des persécutions de la populace égarée. Les laïques avaient aussi à souffrir mille vexations, sous les prétextes les plus futiles, dès qu’on les soupçonnait d'être attachés à la cause de l'Eglise ; et ces vexations devenaient plus oppressives de jour en jour.
A peine ces jeunes amis eurent-ils passé quelques semaines dans cette résidence champêtre, qu'ils s’aperçurent qu'elle était trop rapprochée de la maison de campagne de l’évêque constitutionnel du Loiret, qui la visitait fort souvent. Bientôt
ils quittèrent Meung, parce qu'ils craignaient, en cette demeure isolée, une visite domiciliaire. D'ailleurs, ils n’y étaient pas à l’aise. Bien peu de personnes se montraient bienveillantes dans ces jours de terreur, parce que tout le monde était traité sans miséricorde devant le tribunal sanguinaire de la révolution. On craignait de rencontrer partout des dénonciateurs.. Partout il y avait danger d'être compromis, partout on affichait le patriotisme le plus avancé, parce que partout la terreur avait ses agents, ses espions, ses délateurs et ses bourreaux.
La famille qui occupait ce château, essayail bien de tranquilliser ses jeunes hôtes ; mais, dans ses bons procédés, il n’y avait encore rien de bien rassurant ; rien ne pouvait calmer leurs appréhensions.
M. l'abbé Raimbault n’oubliait pas non plus que la loi l'appelait sous les armes, qu’il n'avait échappé à la conscription qu’à l’aide de protection ; et tous les palliatifs, toutes les demi-mesures étaient épuisés. En retardant davantage à déclarer son âge, sa capacité et son domicile, il encourait les peines excessivement sévères portées contre tous les récalcitrants. Il voulut altendre, néanmoins, son ami, M. Vincent Fournier, qui s'était éloigné temporairement, car il ne se croyait en sûreté qu’en sa compagnie. C’est là, de la part de M. Raimbault, il faut en convenir, un de ces mouvements qui montrent une amitié courageuse.
Le jeune ecclésiastique ne s'était pas laissé séduire par les artifices des agents de l'autorité ; il ne fut pas intimidé d'avantage par leurs menaces, ni par les rigueurs qu'ils voulurent exercer contre lui. Défendre les dogmes sacrés contre les railleries des impies c'était un crime, Un jour, M. Fournier s'étant montré zélé, fut dénoncé. Heureusement il était à peine sorti de l'adolescence ; on le traita d'étourdi, et ses propos d’inconséquences, sans aller au-delà. Ces traitements mettaient bien des personnes sur leurs gardes, et leur faisaient redouter la vie des camps où il fallait, ce
semble, se montrer blasphémateur, même vicieux à l'excès, pour ne pas provoquer contre soi la colère des émeutiers.
M. l'abbé Raimbault voulut tenter encore de se faire exempter des lois de la conscription, à titre d'étudiant en médecine, mais les formes légales d'examen, de brevet et autres, il ne les avait pas remplies régulièrement. 11 fut donc obligé de marcher et de prendre le service. C'était pour lui le fluctus decumanus, la dixième vague, l’excès de l'infortune. |
D'ailleurs, il fallait donner le bon exemple, et les circonstances n’offraient aucun espoir d’une position plus riante. On ne pouvait pas espérer que lautorité adoucirait le sort des amis de la religion dont la loyauté était le crime irrémissible. Les républicains, en colonnes mobiles, parcouraient les campagnes, et répandaient partout l’effroi. «Il faudrait avoir vécu à cette époque odieuse, disait ce bon prêtre, pour comprendre les transes des fidèles. On aurait été témoin alors de la fermeté de la foi, et de la vivacité du sentiment religieux des vrais catholiques, au milieu des difficultés de toute espèce qu’on leur suscitait. » La haine des révolutionnaires ne gardait, en effet, aucune mesure. Ils ercyaient, les malheureux, que le meilleur moyen d'arriver à leur but était d’accabler de mauvais traitements les fidèles enfants de l'Eglise qui refusaient d'entrer dans leurs vues ; et, s'ils restaient indociles à leurs ordres, ils les exterminaient sans merci. Il semble que la Providence ait voulu récompenser tant d’abnégation, tant de soumission, à une loi inique. M. l'abbé Raimbault, cédant donc à la force, se laissa enrégimenter et sut se montrer toujours paisible, docile et obligeant; puis, au moment où il croyait prendre rang parmi les mousquetaires, on le nomma assistant-chirurgien, en récompense de son obéissance à ses chefs, et ce, sans en avoir été prévenu en aucune façon.
C'est le 6 octobre 1793, que M. l'abbé Raimbault partit d'Orléans, après avoir été visiter, pour la dernière fois, la belle église de Sainte-Croix, qui est la cathédrale de cette ville, puis ensuite la gracieuse église gothique de Saint- Aignan. Il quitta sa famille dans la désolation. Ilemportait, néanmoins, les encouragements et les bénédiclions de ses bons et pieux parents qu'il ne pensait plus revoir. On doit admirer, dans ce jeune lévite, la force d'âme qui lui fit prendre la résolution, dans un âge encore peu avancé, de quitter ses proches, ses amis, sa patrie, pour rester fidèle au devoir. La fermeté de ses vertueux parents contribua beaucoup à le soutenir, disait-il. Il exprima ses motifs de cozfiance entière et de soumission parfaite à la volonté divine, et aurait désiré quitter, pour toujours, cette terre de désolation où l’on ne pouvait plus impunément se donner au service de Dieu.
Revêtu d’un costume bleu ciel, à parements de velours noir et à galons jaunes, coiffé d’un chapeau à la Henri IV, décoré d’un plumet rouge et noir, notre jeune chirurgien se met à l’œuvre, avant même de se mettre en marche. II fait des pansements à l'hôpital militaire, rend service aux malades et aux blessés, se dévoue avec une générosité toute chrétienne au soin des infirmes, se sacrifie bien des fois avec zèle, pour leur procurer, dans ces jours difficiles, les consolations de la religion. Il montra dans cet emploi une charité digne de tout éloge. Les colonnes mobiles si cruelles, les rigueurs du service, la sévérité des tribunaux multipliaient les malades et les blessés aux ambulances, aux prisons, aux hôpitaux et partout. Dieu, voulant châtier la France, ne
permit pas, toutefois, que tous ses serviteurs fussent immo- B
lés. Un bien grand nombre, il est vrai, fut sacrifié, soit pour édifier, soit pour soutenir les autres.
M. l'abbé Raimbault était obligé de se rendre à Paris pour y joindre son régiment. C’est encore aux hôpitaux, c'est aux ambulances qu'on le trouvait depuis son départ d'Orléans. Bon nombre de ces troupiers, que la fatigue, le chagrin, la misère, le régime auquel ils étaient soumis, et d’autres causes, conduisaient à l'hôpital, avaient négligé les devoirs de la religion.
Chez les uns, elle reprenait son empire dès qu'ils se voyaient privés des jouissances de Ja vie de famille et dans le malheur ; d'autres paraissaient exaspérés, et déployaient une fureur qui n’était bien souvent que factice.
Des misères de toutes espèces, des privations, des fatigues bien grandes et bien prolongées, voilà le pain journalier de nos jouvenceaux, affublés du costume militaire, et faisant route sur Paris. Ces fâcheuses circonstances multipliaient et prolongeaient les étapes. A tous, l'argent faisait défaut ; mais M. Raimbault et son parti se montraient toujours calmes et pleins de résignation.
Arrivé à Paris, M. l'abbé Raimbault alla trouver son frère aîné, alors employé chez un marchand de vin, homme fort poli, qui voulut aller même lui faire visite à l'hôtel où son frère l'avait installé. Ce brave homme était animé d’un excellent esprit. Il ne manifesta même aucune défiance dans un temps où elle aurait été surtout si excusable.
Un jour, M. l'abbé Raimbault alla, par curiosité, avec son frère, au club des jacobins, où l'anarchie centralisée siégeait en permanence et multipliait sans cesse les moyens d'activer la haine du bas peuple contre le roi, l’ordre et les lois. Il y vit l'insolence des manières s’allier aux dépits de la haine qui avait couvert Ja France d’assassins. Les propos des clubistes étrient échevelés, violents, cruels à l'excès, et leurs manières uient barbares et viles au suprême degré.
Bientôt un gendarme lui demanda le billet ou passeport
dont il fallait être rigoureusement muni pour le voyage. M. Raimbault n’en avait pas. Alors l'agent de la force publique, comprenant son embarras, se montra terrible en paroles et furieux en apparence ; mais, loin d'être méchant au fond, il voulait, sous un dehors brusque, cacher son désir de sauver autant de personnes qu'il le pourrait.
Le gendarme, pour s'en débarrasser, prit le parti de l'éconduire, et violemment mème, plutôt que de le dénoncer. Il parut ensuite gourmander ses aides de ce qu'on l'avait laissé échapper contre son gré. Sans doute, la haine n'avait pas éteint en cette âme toute générosité. Il était évident que ce portier faisait là un métier qui allait peu à sa nature.
Cependant, M. l'abbé Raimbault dût se mettre en marche avec son régiment partant pour la Belgique. Il n’y avait pas moyen de se soustraire à la rigueur de la loi. La consigne était sévère; elle ne laissait aucune chance d'évasion. Partout des visites domiciliaires, faites avec de grandes démonstrations de sévérité, partout des plaintes de gens molestés à outrance par des pillards, qui, au nom de la loi, exerçaient une odieuse tyrannie envers toutes les classes du peuple. Partout, sur leur passage, ils trouvaient une population scindée en deux ou trois partis, agitée, passionnée, faualisée. D'un côté, l'alarme, la stupeur, et, de l'autre, le désordre et la soif du sang.
M. Raimbault, malgré ses répugnances, s'était mis en règle. Grâces aux lettres du bon docteur LaTour et aux protections que celui-ci avait pu ménager à son élève, on lui accorda d'abord assez de latitude ; mais il failut suivre les marches, se conformer à la discipline, alors inexorable, et se faire à la vie des camps qui ne laissait d'ordinaire que peu de moments à consacrer aux exercices religieux. Pas d'amis sur la route, des inconnus dans le régiment ; et personne ne se voulait exposer en portant à autrui des marques de sympathie, On eût dit que toute l'énergie était concentrée dans l'âme des méchants, dens ces jours de deuil !
Il fallait chaque soir se procurer un gîte, n'importe comment. Nos troupiers couchaient sur des greniers à foin, ou dans d’autres bâtisses séparées de la maison principale, d’où ils auraient peut-êlre pu se sauver sans compromettre les gens du logis; mais ils ne se connaissaient pas encore, ils se défiaient les uns des autres. Parfois, des mâsures, des meules de paille leur servaient d'asile et de lieu de repos. Mais ils étaient sans linges, manquant de tout ct livrés aux tristes pensées que leur inspirait leur avenir. Leur position élait bien précaire; ils le sentaient vivement, car les dangers étaient toujours très-menaçants et les alertes continuelles. Sans cesse on était exposé au caprice d’espions nombreux et malicieux, et tous les jours on apprenait de nouveaux triomphes de l’impiété sur la religion. Nos jeunes troupiers se bornaient à se consoler mutuellement, encore ne le faisaient-ils qu'à demi mot. Les dangers continuels au milieu desquels ils vivaient, les rendaient fort ingénieux.
Après avoir traversé les plaines de la Champagne et cotoyé quelque temps la Meuse, on arriva sur les confins de Mésières, où le séjour ne fut pas long ; mais là, notre bon abbé conçut le projet de s'associer quelqu'un pour effectuer son évasion. li s’en ouvrit d'abord au jeune Fournier, dont il connaissait les tendances et le bon esprit, mais ce fut avec beaucoup de réserve, car il était vif, léger et fort pétulant.
Bientôt le régiment arriva aux environs de Philippeville, place forte, sise sur une riante colline, dans la province de Namur, en Belgique. On était au 15 janvier 1794. Mais n'anticipons point.
M. Fournier était dans le même régiment que M. Raimbault. Il avait été élève de Philssophie et répétiteur d'une classe élevée. Il nous revient, d'anciens amis du vieux curé, qu'il avait étudié la théologie sous la direction des messieurs de Saint-Sulpice, à Orléans. M. Fournier avait d'excellentes dispositions pour l'étude, et, sans détour aucun, il annonçait à tous, quand l'occasion s’en présentait, malgré les jours
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orageux et difficiles que l'Eglise traversait, qu’il voulait être prêtre. Comme il était pourvoyeur dans le régiment, et qu’il avait toute facilité de rencontrer son compatriote, M. Raimbault, et d'aller en tous sens, celui-ci lui fit part, en lui parlant latin, de son projet d'évasion et du dessein qu'ilavait de l’associer à ce projet. Voilà que le naïf pourvoyeur s’en va parlant latin, sans égard aux scupçons qu'il peut faire naître contre ses camarades et contre lui-même, soupçons qui auraient pu avoir les plus graves conséquences. Toujours est-il que M. Raimbault réussit enfin à se concerter avec lui pour déserter, et qu'il s’associa même un troisième camarade, dont le nom nous échappe, mais qui parlageait bien ses sentiments, et ne manifestait aucune crainte de mourir, disant qu'il se réjouissait de risquer sa vie au service d’une bonne cause.
Dans la nuit du 24 décembre 1793, sous prétexte d'aller la messe de minuit, nos jeunes amis avaient tenté de éloigner et d'effectuer leur évasion; mais n'ayant trouvé aucune issue facile, ils revinrent au camp avant d’avoir éveillé les soupçons, évitant par là de s’attirer les plus grandes rigueurs. Grand fut leur désappointemeri. Cependant, comme ils sortaient souvent et que leurs absences étaient par fois prolongées, l’un étant pourvoyeur et l'autre assistant chirurgien du régiment, ils réussirent, sans créer d'ombrage, à ourdir un nouveau plan d'évasion. M. Raimbaull était prudent, mais actif, courageux, et, cependant, circonspect, Il fut plus d’une fois utile à ses compagnons d’inforlune en celte circonstance si décisive, Son air franc, loyal et décidé, le tira d’embarras en bien des occasions périlleuses à l’extrôme, et son sang-froid les favorisa et les protégea souvent contre les malveillants.
C'est le 26 décembre, deux jours seulement asrès avoir manqué leur but, que monsieur l'abbé Raimbault et ses jeunes associés partirent de nouveau, disposés à tout risquer, pour s'éloigner du régiment. Ils se rendirent nuitamment, et tout d’un trait, à un village situé sur les confins de la province de Liége. Ils tentèrent, le lendemain, d'aller plus loin et de se rendre par de bonnes routes, dans un lieu plus sûr, lorsque, sur le soir, ils se décidèrent à entrer dans l'église du lieu. Is y trouvèrent effacé tout ce qui pouvait rappeler le souvenir de la religion. En effet, la première entrée des Français en Belgique, en novembre 1792, avait été marquée par le pillage et Ja dévastation. Ils avaient insullé aux affections et aux habitudes de ee peuple religieux. Les exactions, les emprunts forcés avaient exaspéré le peuple, la eupidité la plus effrénée avait souillé les églises par d’horribles sacriléges,.
Partout donc les temples étaient fermés et leur extérieur annonçait que l’on avait renoncé à Dieu. Plusieurs d'entre eux avaient même été dévastés, Grande fat done la surprise de nos jeunes fugitifs, en constatant que l’église où ils se trouvaient avait Cté épargnée ! Ils devaient s'étonner, en eflet, que les mains sacriléges, qui avaient saccagé tant d'églises, eussent oublié celle-i, partant si modeste.
La nuit ordinairement couvrait leur marche. Ce jour-là, cependant, ils s'étaient mis en route plus à bonne heure. l'est au jour tombant qu'ils entrèrent dans ce modeste sanctuaire, On y chantait un salut au Saint-Sacrement. C'était déjà pour eux une grande consolation, Leur présence, leur costume surtout, créèrent quelque sensation parmi les
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