‹ Etude biographique sur M. Jean Raimbault [microforme]Chapitre 6 sur 16 · CR SE · texte numérisé non relu

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Apres cette respectueuse mais briève allocution, le prelat fut introduit processionnellement dans la chapelle du college dont il fit la bénédiction ; et M. le Supérieur étant monté à la chaire, prononca un disvours bien approprié à la eirconstance. La modestie de l'auteur l'a toujours dérobe aux am,s de l'éducation, mais nous eroyons devoir le reproduire (a), tant pour faire connaître les commencements de cette belle institution, que pour faire ressortir la manière éloquente de M. Raimbault. L'orateur sut puiser dans les souvenirs du passé, mêlés au spectacle du présent, des rapprochements qui faisaient espérer hautement pour l'avenir de ce précieux établissement.

Le nouvel édifice, élevé à la religion et aux lettres, présentait une facade d'environ deux cent quatre-vingt-seie preds en longueur, sur une largeur de cinquante pieds. La

(a) L'auteur à oru devoir reproduire ee discours, qu'on trouvera à la fin de 06 volume,

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M. l'aide Raunhault avait dégéone une grande émerge dans |'accompirsment de cette ouvre «+ npertante, et activant des travaux, et en les surveillant moessatnenent.

Cette maison, pour laquelle à avait montre un s genres dévouement et une si constante prédilection, M. Le cure de Nicolet ne Foublia pas dans ses dermères dispositions. 11 lui légua sa bibliothèque, choisie avec tant de goût, son modeste mobilier, et tout ce qu'il possédait, sauf le peu qui jugea à propos de distraire pour des legs charitables. Au reste, M. Raimbault n'était pas riche. Ouvrier de la pensée, ministre de l'autel, il n'avait pas fécondé son sillon pour la terre.

On a dit que c'était avec tout l'appareil el toutes les démonstrations de la joie, de la gratitude et du respect, que M. Raimbault avait reçu le comte Dalhousie à Nicolet ; ce n'était pas, au reste, la seule fois qu'il y recevait le représentant de son souverain en cette provinee. Cette réception se faisait toujours d'une manière pompeuse, avec toute la grâce et toute la magnificenee que les circonstances permettaient ; au milieu des troupes de citoyens, aux accents de la musique et des chants les plus joyeux, rien n'était fit à demi. Façade du collège décorée, illuminations dans la soirée, drapeaux déployés, discours appropriés, tout était mis en œuvre tant pour disposer les élèves au respect envers les autorités que pour les prévenir elles-mêmes en

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Ce serait ses le lieu de ségnaler la mobile conduite de M. l'able Rormhault aus jours d'examens, de distributions de

socral. Au mubieu d'une assemblée nombreuse et chorste, M. le Supérieur, avec un tact exquis, placait les notabilités du clergé, de la magistrature, ete. Et la parole du digne esprits et sur les cœurs. Aux enfants, il donnait les encouragements les plus paternels, les conseils les plus tendres ; il savait rehausser avec adresse le mérite toujours humble, et faire briller le talent solide, toujours si modeste, Enfin, dans tous les détails de ces fêtes, M. le Supérieur se conduisait en père, en ami de la jeunesse siudieuse.

Pour être si dévoué à cette précieuse institution, M. Raimbault ne négligeait en rien ce qui pouvait améliorer la condition de ses ouailles, 11 surveillait exactement les écoles qu'il établissait dans sa paroisse, et s'oceupail sans relâche du bonheur et des besoins des plus humbles de ses paroissiens. 11 emplovait son crédit, son influence, pour leur obtenir quelque jouissance ou quelque amélioration. Ce

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Le son de son eee. ses décorations, ses embellisscments occupaient beaucoup le digne curé de Nicolet. 1 s'était plu à l'agrandir d'abord, à y ajouter des tours et d2s clochers, à l'orner, à la pourvoir de meubles, de vases sacrés et de riches ornements, afin qu'elle fût à la hauteur des célébra-

breux cortége de prêtres. En 1822, le digne curé avait tout

dans son église pour donner le plus grand éclat possible à la consécration épiscopale de M. Provencher, né dans cette paroisse, et l'un des plus anciens élèves du collége. Ïi avait d'abord été réglé que la cérémonie aurait lieu dans l'église paroissiale de Nicolet, Les vœux du respectable curé ne purent pas néanmoins être exaucés, son espérance fut déçue. L'Evèque de Québec avait été forcé de revenir sur sa décision par des considérations plausibles sans doute, mais qu'il serait inutile d'énumérer ici. La cérémonie eut

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Mans ce qu ou ademurant péus gemerabmront dans | «shume de Moulet, « etat la vue collection de tableaux que 06 dene ecchessastique + avant rrumts, grace aus soums de st vénérable au, M. l'abee fiespandine. (Ces toiles, qui décorment autrefens les sanctuanes des plus beaux L-mples de France, alors devasiés, trouvèrent refuge dans nos eghses, comme Les mumstres persecutes trouverent le ropos et la paix à l'ombre de nos autels. Les amateurs aimen: encore à vistier celle interessante petite galere, dans laquelle la beauté des sujets, la finesse du pinceau, le brillant colons et les contours ingemeux attestent le merite des hommes de l'art auxquels la religion en est redevable.

Plusieurs, nous assure-t-on, sont de mains de maitres, bien qu'aucun ne nous ait paru signé. Îls font grandement honneur à l'école de la peinture française. Ces tableaux étaient souvent visités, lavés et entretenus avec soin. Le vieux curé mettait la main tout le premier à cet ouvrage, ne se contentant pas de le diriger.

Toujours en action, M. Raimbaull ne se reposait d'un travail qu'en en poursuivant un autre, 1 se livrait au ministère de la chaire lorsqu'il avait passé plusieurs jours à faire descendre le pardon et les bénédictions du ciel sur ceux que le repentir conduisait en foule auprès de lui.

Les autres moments de sa journée étaient donnés à l'étude, surtout à l'étude des livres sacrés ; aussi prôchait-

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Se correspomdanor ever des rusgmes de Under, redatsvent à da seen dre affaanrs de crtie amageatique sas tation, que prenant, ms des mmsgunes de cerf de l'Egtes du Canada. des devrioppements » mervesiious, atirsterant La “dctiude, la semeruete des semtaments 4 la bete de cr de ce vertueux prétre. [Les détails eur le gersemmel de la matson, sur les clèves, sur les aptitudes des uns, sur Îles dispositions des autres et sur le progres de tous montrerent la hauteur de ses vues el ses espérances sur la jeunesse qui l'entourait. S'ii nous était donné de reprodure certaines parties de ses correspondances, on verrait comme 1 mulüpliat les movens d'encourager la timmdite des uns et de faire apprécier les heureuses qualités des autres ; on verrait que sa vigilance s etendait à tous et que sa bonté toute paternelle n'exeluait personne. S'il négligeait, par modestie, de dire la part qu'il avait prise aux travaux des élèves et à l'avancement des affaires de la maison, il aimait à signaler les efforts des individus, il indiquait ce qu'il voyait et ce qu'il discernait dans chacun de profitable aux autres.

Evfin, pendant bien des années, M. l'abbé Raimbault fut associé aux travaux de son évêque dans l'administration de la maison de Nicolet, les allégeant par son exquise urbanité, les partageant par un concours sincère et efficace, d'autant plus utile qu'il ne s'imposa jamais et qu'il savait y mélor ce taet délicat, cet esprit de déférence que rien ne pout remplacer dans les relations ordinaires,

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