‹ Etude biographique sur M. Jean Raimbault [microforme]Chapitre 7 sur 16 · XII · texte numérisé non relu

XII

Meme oeiten ch - Laët cotmer-tihes à um line miens de ses comérenes auquel d resdest Loue ben sers sons que pouvast atener. Mans cest suriont aus grétons Famous exilés qui servant de pere, de mmumteur et de guide, svec UN tmp etment Qui be = las jattsats.

Monsegmeur Plessis, qui avait pour M. Raunhoult un grand respect, provenant de La confiance qu'il repose en lui, avait réuni auprés du vertueux ecclésiastique, dans le district des Trois-Rivières, bon nombre de prêtres

mêmes travaux. On eût dit que le grand prélat eût voulu que ces témoins de leurs infortunes mutuelles fussent, jusqu'à l'heure suprème, les consolateurs les uns des autres. Ils jouissaient de la sérénité de leur patrie adoptive, après avoir été les douloureux témoins des horreurs de leur ancienne patrie. On avait appelé, dans le temps, la partie du diveèse qu'ils desservaient « la petite France, » comme on aimait à désigner du même nom, en Ecosse, après le retour de la Reine Marie, le groupe de maisons qu'occupaient, près de Craig-Millar-Castle, les Français qui l'y avaient accompagnée (a).

Cette glorieuse troupe, digne d'être associée aux martyrs de la foi, puisque, selon la doctrine de saint Augustin :

(a) Cotte désignation s'sst conservée jusqu'à nos jours, dit un historien d'Bcosse (Fl'ullurion, tome ler, page 260),

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JA Bécancour, M. Francois Lejmntel, du diverse d'Avranches (Normandie, d'abord missionnaire aus iles Saint

Pierre-Miquelon, où la revolution vint le prendre au mulieu pe og dr << constamment, malgré les plus

rudes épreuves. En 1819, il fut appelé à la eure de Bocan-

cour (d. Modeste et régulier, il y travaillait en silence au salut du troupeau qui lui avait été confié.

(a) Saint Augustin, Serm. EL. in Pe. 34, n. 18.

(6) M. Urbain Orfroi, curé à la Visitation de la Pointe du Lace, en 1796, après avoir été quelque temps vicaire , à Saint-Laurent, près de Montréal, a été euré aux Trois-Rivières, de 1812 à 1819. T1 fut ensuite successivement curé de Saint-François et de Saint-Pierre de la Rivière du Sud et de Snint-Valier, où il est mort au mois d'octobre, 1846, à l'âge de SI aûs. Il avait été 4 ans en Angleterre.

(ce) M. Claude-Gabriel Courtain était arrivé en cette colonie en 1765, il est décédé à Saint-Edouard de Gentilly, le 16 août 1832,

(d) M. l'abbé Lejamtel fut d'sbord aggrégé au Séminaire du Saint-Reprit. Des îles de Saint-Pierre de Miquelon, il passa aux [les de la qu'il dessorvit jusqu'en 1819. C'est alors qu'il fut plae® à Bécancour, où it travailla avec un sèle qui ne se ralentit jamais, jusqu'en 1833, qu'il demanda sa retraite. M. Lojumtel mourut à Décancour, en 1836, âgé de 77 ans ot sept mois.

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T° M. suver, d'une ancienne famille de ! Angou, anigre en cetie colome en 1706, eur l'invitation de M. Le grand-viare Deschencaux. 1 desservi successivement les parsses de Sant-Sulgnee, de Sorel, de Saint-Andre, de Pointe du Lae, et mourut à Montréal, en 147, à quatre-vingt-trois ans. [I fut le dernier survivant de cette pieuse phalange qui put recevoir 1c1-bas l'expression de la reconnaissance des enfants de l'Eglise du Canada.

8° M. de Saint-Mare, du diveèse d’Alby, était attaché à la desserte de la paroisse de Sainte-Magdelaine du Cap 4).

9 M. l'abbé de Calonne, dont personne aux Trois-

(a) M. Pierre Gibert mourut, en 1824, à Saint-Michel de Yamaska.

(5) L'abbé Fournier, né à Orléans, séjourna quelque temps en Angleterre avant de passer en cette colonie. Une famille opulente de Londres s'estima heureuse de se l’attacher comme précepteur. Malgré les avantages qu'il se pouvait promettre de ia riche position qu'on lui offrait, il aima mieux se donner au service des antels. Il mourut À la Baie du Fèbvre, au mois de mai

à 5 tnt du cls-di ne mb ne 1781; il vint en cette colonie en 1783, et mourut en septembre 1824. C'était un prêtre plein de ferveur et qui se dévoua au saint ministère aveo un sèle constant et vraiment

apostolique.

(d) Ce bon ecclésiastique fut bientôt forcé de repasser en France, sa santé ne pouvant pas se faire au olimat de ce pays. Il partit en juin 1802, M. Jos, Jn. de Saint-Mare était en cette colonie depuis 1796. Lorsqu'il arriva en ce pays, il était prêtre depuis près de onze ans, ayant été ordonné le ler novembre 1786,

EE EE EL TT EC 2 caves ee carter des cities Une ue À ce eappmiher ee 1 ent gngn hadioe à mannri-dsiquece Ge Pure maire des roquétns. mtemdamnt de Mers +4 de Lalbe. Got. m 170, élené à la charge de contréieur des fimanons du revenue de Franc HN voulut en vue «lever ont audios que aooutmpl aus plus hautes dagantes de l'Egonr. la me dede de cchui-ei se refus tojoure HLallsé fut pourvu neammenns de |! Abhuve Commendatære de Sant-Pesrr de Melun. Son activité et sa présence d'esprit furent plus d'une fois utiles au minisire d'Etat. Homme d'esprit, caractère mmable, 1 se faveait admmrer par sa politesse dans la plus haute societe : mars enfin, dégoûte du monde, le eux abbé, se reprochant les moments qu'il avait donnés aux choses et aux affaires terrestres, se consacra à des soins plus relevés et plus dignes de son caractère. 1 puisait dans la prière le courage dont il avait besoin, et cachait sous un front serein ses souffrances et ses épreuves (@).

En mentionnant ici M. l'abbé de Calonne, nous y trouvons occasion de parler des travaux littéraires de M. Raimbault, et nous nous donnerons bien garde de la manquer. Sa plume exercée laissait parfois échapper de charmantes pièces de poéste, et, dans certaines circonstances, l'on devait à sa verve, à son esprit observateur, à sa grande sensibilité, des allocutions semées de mots heureux. Dans la chaire sacrée, sa parole onctueuse, pressante, et dont la ferveur échauffait les cœurs, portait la conviction et l'émotion dans l'âme des fidèles. Outre eus productions, nées au gré de mille circonstances, il nous a laissé des travaux littéraires

(a) M. l'abbé de Calonne est mort aux Trois-Rivières, le 16 ostobre 1822, à l'âge de quatre-vingts ans.

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Lu peus plus de tons ans apres, Monseigneur Plessrs étant mort b:, M. l'atié Rasmhault fut appelé à prononcer, dans leghse panuisstale des Trois-Hlivières, l'éloge de l'illustre prélat, à la suite d'un service chanté pour le repos de son ame. Son discours, écho de tant d'âmes affligées par cet evenement, et qu'ont répété les interprètes de la douleur publique, charges de rappeler les titres de l'immortel prelat aux regrets des enfants de l'Eghise du Canada, a été imprume, tout récemment, dans un recueil htiwraire.

ll trace à grands traits les actes nombreux, les vertus eminentes, les œuvres saintes qui ont oceupé le grand évèque pendant toute sa beile carrière. La parole grave et parfois noblement imagée de l'orateur, révélait de sévères études littéraires. Nul doute que cette oraison funèbre ne soit conservée avec amour per tous les enfants de l'Eglise du Canada, comme par tous les amis de l'histoire et de la hitérature. C'était la nuit, dans ses laborieuses veilles,

(a) On la trouvera à l’Appendice, à la fin de cette biographie. (b) A Québec, dimanche, le 4 décembre 1825.

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1202, le Pape Urbain IV (a).

Dès les premières années qu'il fut euré de Nicolet, M. Raimbault ent tout en œuvre pour donner à la fête du Sant- Sacrement une splendeur qu'elle n'avait pas atteinte jusque là, et, chaque année, il enchérissait sur les démonstrations des années précédentes, avec un zèle dont on a conservé la tradition au collége, à ïa cure et dans toute la paroisse. [l avait même fait faire un petit tableau, qu'on voyait encore, peu d'années avant sa mort, dans ses appartements, représentant la procession du Saint-Sacrement sortant de l'église paroissiale de Nicolet. Celie charmante petite toile, placée entre deux gravures, l'Incarnation du Verbe et la Céne, produisait un bel effet, et montrait la tendre dévotion de ce pieux pasteur à Jésus-Christ fait chair pour nourrir les siens, Ce petit tableau nous donnait une idée de l'église paroissiale de Saint-Jean-Baptite de Nicolet et de ses dépen-

=. DES archidiacre de Liége, avant sa promotion au Sou -

dances à cette. époque. : Elle attestait le goût-de M, Raimbault pour les beaux-arts, et, comme on l’a déjà remarqué, sa grande dévotion envers la Sainte-Eucharistie. On peut dire que, toute sa vie, il avait travaillé à l'embellissement de la maison du Seigneur. Aussi, se plaisait-il à répéter ce mot du psalmiste: «Domine d'lexi decorem domus tuæ. » Ajoutons que, sur sa demande expresse, ce mot fut gravé sur son tombeau.

Nous nous reprocherions d’omettre, en pariant des œuvres de M. Raimbault, la mention de sa prose «des SS. Anges Gardiens, » qu'il composa, étant curé de la paroisse sous ce vocable, dans le diocèse de Québec. Cette fête, qui se célèbre le 2 octobre, il la solennisait avec toute la pompe possible. La prose que nous mentionnons fut chantée avec l'autorisation de l'Evèque qui l'avait examinée soigneusement. En voici quelques strophes que nous avons copiées, il y a déjà bien des années, du livre du lutrin, et qui nous ont paru notées et écrites de la main de l’auteur. Quelques années après le départ de ce vertueux ecclésiastique de la paroisse qu'il avait desservie avec tant de fruit, Monseigneur Plessis, y étant en visite épiscopale, fit encore chanter cette pièce à l'office du matin; il l'écoutait toujours avec complaisance.

Hymne en l’honneur des Anges.

Felices, cuncentibus Heureux protégés! redites dans Dicite solemnibus vos chants solennels la gloire de Angelorum gloriam | vos anges.

Vos, memores putare Oh! ne l’oublies pas, chantez la Almam vestri psallite tendre sollicitude qui veille sur Quam illi agunt custodiam. vous.

In supernis sedibus Aux célestes demeures Funguntur muneribus leurs fonctions sont diverses, Diversis unanimes. mais lours sœurs sont d'accord.

Numinis Altissimi Mossagers allègres et rapides, Has in terras nuntii il: ransmettent à la terre les ordres

Jussa ferunt alacres. ü Très-Haut,

Nunc os velant pavidi, Adorantes cernui, Nunc hymnos ingeminant.

COLLOOECEEEEEE CCELLEETELE] CECLECOPEELLLELETE LE LEE ES]

Præmia victoriæ Ipsi norunt gratiæ Et gloriam Numini.

Pascit ecs charitas, Nuda beat veritas, Sol verus illuminat.

Qui facit hæe otia Angelis, nos in viâ Per hos Deus adjuvat.

COLLE EELEENEECEENTENEENTENNOENTTT EP TETE EETTE TE)

Vix puer innascitur Custos cœlo mittitur Ne quid hostis noceat.

Stat propè cunabulo Avertens periculo.

Alu nno pervigilat.

Quot monet coneiliis, Quot fovet remediis, Nauta, tutor medicus.

Si nutes ille timet, Devias? ecce dolet, Hic dolor ne pereas.

Sed doluisse parùm, * Porrigit ille manum ; Hic dolor ut redeas.

Haustâ Dei gratià Vioti patientià Cust:3 unus superest.

Lenta jam justitia Minitatur fulmina, Custos obvius adest,

Tantôt, tremblant de respect, ils se voile” la figure et se prosie “nent en adorant ; tantôt, ils répètent à l’envi leurs hymnes de louanges.

Le prix de leur victoire, Ils le reconnaissent, est dû à la grâce, Et la gloire, à Dieu.

La charité, l’amour céleste est leur aliment, la vérité sans voile, leur béatitude, le vrai soleil; le jour qui les éclaire.

Dieu, qui fait, à ces anges cette dou*e paix, ce repos, nous les envoie pour aides dans notre route vers lui.

A peine unnouveau-né a vu le jour, qu’un gardien céleste descend vers lui, de peur que l'ennemi n'ose lui nuire.

L'ange, debout près du berceau, détourne les dangers et veille avec sollicitude sur son petit protégé.

Que de bons conseils insinue, que de remèdes salutaires applique ce médecin, ce défenseur, ce guide !

Chancelez-vous ? il s’alarine ; déviez-vous du droit chemin? îl s'aflige, il craint de vous voir périr.

Mais il ne s’en tient pas à de stériles alarmes; il vient vous tendre la main; s’il s'émeut, c'est qu’il veut vous voir revenir.

Quand la grâce est épuisée, quand la patience de Dieu s'est lassée, seul l’ango-gardien resto encore.

Si la justice divine, suspendant ses lenteurs, vous menace enfin de ses fuudres, à l'instant l'angegardien est 1à, il se pose à l'encontre comme un rempart.

Piis cedens artibus, Si mutes in melius Quanta causa gaudii!

Partieeps lætitiæ Chorus omnis euriæ Festa movet canticis.

CPTITIT ALLIE ETELLTETELLEELLLLELTIIELLLELEEEEE TE …

Pro perdito fleverant, De reduce nune ovant, Tantus amor superis |

O mortalis dignitas!

Cui divina bonitas Tantos dedit præsides.

His ergo gratus amor, Firma fides sit, honor Et votu sint et nreces.

Tu, qui facis angelos Ignes, Deus, frigidos Nos refove gratià.

0 beati cœlites, Simus vestri comites In perenni patriâ: Amen.

Si, gagné par ses pieux artifices, vous devenez meilleur; Oh! quel sujet de bonheur !

Partageant son allégresse, tous les célestes chœurs font éclater leurs transports par de joyeux cantiques.

Votre perte avait causé leurs larmes, votre retour présent les transporte, tant savent aimer les anges !

O Dignité humaine ! à qui la bonté divine a donn“ de pareils protecteurs.

Ferme confiance, honneur, respect, reconnaissance à nos saints anges; offrons-leur à la fois nos prières et nos vœux.

O vous, qui faites vos anges des feux brûlants, Seigneur, par votre grâce, réchauffez nos froideurs.

O bienheureux habitants des cieux, faites que nous partagions avec vous l’éternelle patrie. Amen.

On voit dans cette pièce des strophes aimables, heureuses elsuaves, Toutes paraissent porter le cachet d’une latinité exercée,

Dans le genre profane, pareillement, M. l'abbé Raimbault a remporté de véritables succès littéraires, Il est regrettable que sa modestie nous ait dérobé tant de gracieuses productions. Les petites pièces suivantes feront voir au lecteur combien sont justes les regrets que nous formulons à ce sujet. Voici une occasion, entre autres, où sa muse se sentit provoquée.

Son Excellence le gouverneur Dalhousie, au mois de novembre 1827, #vait fait part à quelques amis des beauxarts, qu'il avait convoqués, à cet effet, aux salles du château Saint-Louis, du projet qu'il avait formé, celui d'élever uu

monument à la mémoire des deux guerriers célèbres qui se sont illustrés sous les murs de l’ancienne capitale. Un bureau de direction fut nommé, et fit appel au savoir des hommes de lettres du temps pour se procurer les inscriptions qui devaient orner ce monument.

Plusieurs essais furent présentés, mais M. Raimbault, n’écoutant encore, cette fois, que son désintéressement et sa modestie, envoya, non pas au bureau de direction, mais à une feuille publique, les pièces que nous citons plus bas. IE voulut garder le plus strict incognito pour ne pas ravir aux concurrents le prix qui leur reviendrait. Quelle délicatesse, quelle grâce dans ces procédés !

Nicolet, avril, 1828.

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