‹ Etude chimique de l'iodeChapitre 6 sur 21 · I + SHO» + HO = SH0‘+ HI · texte numérisé non relu

I + SHO» + HO = SH0‘+ HI

A l’emploi de l’acide sulfureux, M. le docteur Thiercelin a substitué celui du sulfite de chaux en solution peu concentrée qui présente dé grands avantagés ; car le sulfate de chaux formé se dépose et ne souille pas les eaux-mères.

‘ Voici comment on opère ; à l’aide de procédés volumétriques, on titre ta solution de sulfite calcaire et la proportion d’iode contenue dans les eaux-mères: on procède ensuite au traitement. Les eaux-mères étant placées dans une cuve en bois, on y verse d’un seul coup la quantité déterminée dé sulfite de chaux. On agite vivement avec des perches de bois, l'iode se précipite en même temps que le sulfate de chaux. On laisse reposer 2 heures et on décante. Le précipité est recueilli sur des filtres en toile, lavé h l’eau; puis à l’aide de celte toile on en fait un pain que l’on exprime fortement dans on barillet en bois ‘BOUS une bônne presse : il en Sort des pains d’iode brut très-durs que Ton brise et que l’on soumet ensuite à la sublimation. Cette opération s’exécute dans des vases de terre appelés crapauds, sorte de calotte hémisphérique recouverte d’une deuxième calotte en forme de dôme. Chaque crapaud reçoit une charge de 1 à 2 kilogrammes de masse, puis on lute avec la farine de lin et on chauffe au bain de sable à une température de HO* environ pendant 24 à 36 heures: l’iode sublimé vient se condenser en belles aiguilles sur le dôme du crapaud.

En 1869, M. le docteur Thiercelin avait fondé de grandes espérances sur l'emploi du bioxyde d’azote comme agent de réduction de l’iodate. Le bioxyde d’azote était obtenu par déflagration en vase clos de 6 p. de nitre et de 1 p. de charbon de bois. Mais la présence des chlorures dans les eaux-mères, au contact de l’acide azotique formé, donne lieu à la production d’eau régale qui vient entraver la marche de la réaction.

Pbépabation db L’ionn por. — Pour obtenir de l’iode chimiquement pur, Millon a indiqué la méthode suivante : on dissout l’iodure de po-

tassium'dans l’eau, on fait passer dans le soluté un courant de chlore jusqu’à ce que l’iode se soit redissous, et on mélange le soluté avec trois fois au moins la quantité d’iodure de potassium employé primitivement. L’iode se précipite ; il ne reste plus qu’à le laver et le sécher.

D’après Stas, l’iode trèà-pur ' S’obtient en abandonnant l’iodure d’azote bien lavé à la décomposition spontanée dans une grande masse d’eau chauffée à 60 ou 65°. Cette décomposition a lieu avec effervescence et doit finalement être terminée à 100®. Le dépôt est recueilli sur un fiUre,[lavé à l’eau, puis’distillé avec de l’eau : l’iode passe toutà-fait pur; on le recueille et on le sèche.',L’iode ainsi obtenu jouit de propriétés particulières.

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