LA MATIÈRE COLORANTE DANS L'EXTRAIT PÉTROLIQUE
Nous avons eu la chance de pouvoir isoler une petite quantité du corps colorant obtenu dans lépuisement avec l’éther de pétrole. Nous donnons dans la suite un résumé de nos recherches sur la caractérisation de ce corps.
Toutefois à cause des quantités minimes que nous avons eues à notre disposition, et en présence d’un sujet aussi compliqué que celui des matières colorantes, il ne nous a pas été possible d'établir une détermination absolument complète.
Comme il a été indiqué page 20, le liquide obtenu par l'extraction à l’éther de pétrole était coloré en brun foncé.
L'extrait, abandonné au repos pendant quelques semaines, laisse déposer peu à peu une poudre brune. Celle-ci est séparée par filtration et lavée sur le filtre avec de l’éther de pétrole froid. La matière obtenue apparait au microscope, en partie sous forme de petits grains jaunes, en partie sous forme de masses amorphes brunes. Les uns et les autres étaient peu solubles dans l’éther de pétrole et l’éther ordinaire, très solubles au contraire dans le chloroforme et l’acétone, insolubles dans l'alcool à 950 et l’eau.
L’acide sulfurique concentré donne une coloration rouge brun vive. Les réactions colorées phytostériques (page 22) sont positives d’une façon extrêmement nette. Une solution, non seulement alcoolique, mais encore aqueuse, de potasse ou de soude ou d’ammoniaque produit une belle coloration rouge vin, qui devient violette par dilution avec de l’eau, et se change en jaune par addition d’un acide en excès. Ce caractère colorant disparait avec le temps. Nous avons comparé les caractères de ce corps, qui peut-être n’est pas simple, avec ceux qui sont indiqués pour les différentes matières colorantes accompagnant les corps gras.
CzAPEK ‘), par exemple, indique que les « Lipochromes » presque toujours présents dans les matières grasses des végétaux, doivent être considérés comme les hydrocarbures non
1) CzaPpEK : Biochemie der Pflanzen VI (1913), page 803.
mire
saturés (comparer les réactions phytostériques) qui, abandonnés dans l'air, absorberaient de l'oxygène. Ce groupement des
matières colorantes cependant, est très peu étudié. *# à *#
L’extrait pétrolique est examiné au point de vue de la présence des alcaloïdes et glucosides de la façon suivante
La liqueur est épuisée dans un entonnoir à séparation avec une certaine quantité d’eau acidulée. La couche aqueuse est additionnée de soude caustique jusqu'à réaction alcaline. On l’épuise immédiatement par l’éther de pétrole pur. La solution pétrolique recueillie est filtrée, puis évaporée à sec.
Le résidu obtenu en quantité minime apparait au microscope e1 partie sous forme d’une masse amorphe jaune, en partie sous forme de petits cristaux irréguliers. Une solution aqueuse du résidu fut traitée avec les réactifs des alcaloïdes et glucosides, indiqués page 15 ; les résultats furent négatifs.