‹ Étude chimique des fruits du Haronga madagascariensis: Exposé d'une méthode générale pour analyses phytochimiquesChapitre 14 sur 44 · LE CORPS GRAS · texte numérisé non relu

LE CORPS GRAS

La liqueur pétrolique épuisée par l’eau acidulée, est évaporée à sec au B.-M. sous pression réduite. La masse obtenue, 150 grammes environ, constitue une matière rouge brunâtre, fluide à chaud et prenant par le refroidissement la consistance du beurre de cacao.

Examinée au microscope, la masse apparait sous forme d’une matière rouge homogène, entremêlée de petits cristaux (en aiguilles).

Le corps gras brut, est repris par l’éther de pétrole en vue d'obtenir sa décoloration. Dans ce but, le liquide est légèrement chauffé au B. M., 30 minutes environ, avec 40 grammes de charbon animal. La liqueur est filtrée et le charbon lavé plusieurs fois avec de l’éther de pétrole chaud.

La solution obtenue après ce traitement était nettement plus claire, c. à d. rouge orange, mais non encore suffisamment décolorée pour permettre l’exécution des différentes recherches physiques et chimiques sur le corps gras. Aussi avons-nous essayé d’autres procédés de décoloration, par exemple le carbonate de chaux ‘) en nous servant des solvants appropriés.

1) TSWETT : Ber. Bot. Ges. 24 (1916), p. 316.

Pr

Le meilleur résultat est encore atteint par traitement au charbon en milieu éthéré. Malheureusement, à la suite de cette opération et malgré les lavages les plus soignés du charbon employé, la quantité du corps gras recueilli n’est plus que la moitié du poids mis en œuvre.

Après avoir éliminé l’éther par distillation dans le vide, nous sommes arrivé à une matière huileuse, aromatique, d’une coloration rouge-orange clair.

Pour l’exécution des analyses suivantes, la moitié de la matière obtenue fut employée.

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