‹ Étude chimique des fruits du Haronga madagascariensis: Exposé d'une méthode générale pour analyses phytochimiquesChapitre 30 sur 44 · Enfin nous avons essayé le pouvoir de cristallisation · texte numérisé non relu

Enfin nous avons essayé le pouvoir de cristallisation

1) Bull. Soc. Chim. (3) 31. 1904, page 1216.

?) NEUMANN : Biochem. Zeitschr. (1906) I, page 383.

#) B. ToLLENs et F. RORIVE : Ber. d. Deutsche Chem. Ges. 41, page 1783 (1908).

Les sucres aldéhydiques traités par le naphtols-résorcine et d’acide chlorhydrique, donnent un précipité foncé, qui se dissout dans l’alcool à 95° avec des colorations mal définies, d’une florescence verte.

du sirop, par amorçage. Dans ce but on place sur différentes lames de verre une goutte de la solution sucrée concentrée, puis on porte sur chaque goutte, à l’aide d’une épingle, une parcelle de différents monosaccharides et on abandonne au repos à la température du laboratoire.

De temps en temps on regarde au microscope les gouttes ainsi ensemencées. Nous avons noté après plusieures semaines que les cristaux de fructose restent à peu près intacts, tandis que le nombre de cristaux de galactose et de glucose est faiblement augmenté.

80 Le pouvoir rotatoire (tube de 100 mm.) calculé pour une solution de 10°, du sucre était :

a) immédiatement après la préparation du liquide à essayer : (aœ)D — —30,35 ;

b) après 4 heures de repos : (a)D — —-39,97 ;

c) après 24 heures de repos : (a)D — —49,00.

En somme, de ces réactions préliminaires, nous pouvons tirer la conclusion suivante : La matière sucrée réductrice en essai comprend plusieurs sucres, certains à fonction aldéhydique, et certains à fonction cétonique. Pour l'identification ultérieure, nous nous sommes adressé à des réactions plus spéciales.

Nous commençons par une détermination des pentoses.

A. Réactions furfuroliques.!)

a) Dans une fiole de 200 cc. on place quelques grammes du sirop à essayer, préalablement dissous dans 50 cc. d’eau chaude. Puis on ajoute 15 cc. d’acide chlorhydrique concentré et une goutte d'huile (pour empêcher la formation de mousse) ; ensuite, on chauffe à l’ébullition, après avoir relié le col du ballon à un réfrigérant. Par distillation on obtient un liquide d’une odeur caractéristique de furfurol. Il donne par addition d’acétate d’aniline une coloration rouge vif (acétate furfurolique d’aniline).

b) Une autre réaction très nette pour l'identification des aldopentoses au moyen de la formation de l’acétate furfurolique d’aniline est indiquée par R. et O. ADLER *).

1) « BERTRAND et THoMaAs », page 66.

2) R. et C. ADLEr : Zeitschr. f. physiol. Chem. 45. (1905) 500.

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