‹ Etude chimique et physiologique du ricinChapitre 13 sur 28 · Bussy · texte numérisé non relu

Bussy

On voit que la quantité d’acide trouvée tient le milieu entre les quantités nécessaires pour la bi et la tri-ricinélaïdine, tout en étant beaucoup plus près de cette dernière ; pour la glycérine, le chiffre est toujours voisin de celui calculé pour la tri-ricinélaïdine, sans jamais le dépasser. Toutefois, je n’oserais sans de nouvelles expériences conclure à la présence de la triricinélaïdine, surtout quand on se trouve en opposition avec une analyse do M. Bouis.

Acide Ricinélaïdique. L’Acide ricénélaïdique est 4 l’acide ricinolique, ce que l’acide élaïdique est à l’acide oléïque ; du resto leur formation et leur préparation présentent la plus grande ressemblance :

Pour l’obtenir, on saponifie la ricinélaïdine par la potasse, on décompose le savon formé par l’acide chlorhydrique ; cet acide purifié par des dissolution répétées dans l’alcool est cristallisé en aiguilles soyeuses fusibles à 50» (45° ou 46° Playfair).

Gerhard, avant que l’analyse en fût faite, lui attribua unoformule identique à celle de l’acide ricinolique ; Playfair de ses expériences déduisit la formule C 34 H 32 O 6 : enfin M. Bouis vint confirmer la formule donnée

Gly cérine Acides gras

Le même poids do Le même poids de

Expé- Dirici- Tririci- Expô- Dirici- Triricl-

rience nolino noline rience nolino nolino

donnerait donnerait

antérieurement par Gerhard. C’est un isomère de l’acide ricinolique ; du reste, ces deux acides traités par la potasse se décomposent en acide sébacique et en alcool caprylique.

Faure, en faisant réagir 100 parties d’huile et 3 parties d’acide hypo-azotique, préparé en mêlant 3 parties d’acide azotique à 1,32 avec une partie d’acide hypo-azotique, a obtenu une couleur jaune et la solidification après 10 h. 16'. Nous avons vu que d’après M. Bouis, le temps nécessaire à la solidification pouvait beaucoup varier. Boudct, avec 19,60 du même réactif pour la même quantité d’huile obtint la solidification au bout de 10 h. 3'.

En mettant en contact 10 gr. d’huile avec 10 gr. d’un mélange à poids égal d’acide sulfurique et d’acide azotique du commerce, la couleur est peu changée à l’instant même.

L’acide phosphorique sirupeux colore l’huile de ricin en blanc à froid, en jaune clair à chaud; il se forme une mousse blanche.

L’eau régale (IIC 1 à 1,155, 25 vol. ; AzIIO» i 1,330 1 vol.), ajoutée à 5 volumes d’huile, donnent une masse fibreuse d’un rose pâle.

Ces diverses actions des acides sur l’huile de ricin ont été employées pour la distinguer des autres huiles.

Lorsqu’on fait agir l’acide azotique sur l’huile de ricin, la réaction est ordinairement vive et il est prudent d’employer des cornues do grande dimension.

11 y a boursouflement, dégagement de vapeurs nitreuses ; puis la matière s’épaissit, rougit et devient plus dense que l’acide ; il passe à la distillation un liquide contenant beaucoup d’acides cyanhydrique et œnanthylique ; ce dernier vient à la surface du liquide sous forme de gouttelettes huileuses. En poussant l’opération rapidement, la quantité d’acide œnanthylique est considérable et l’on trouve pour résidu dans la cornue un acide blanc qui présente la composition et les propriétés de l’acide subéri-

que G ,a H w 0®. Si, au contraire, la réaction est lente, la proportion d’acide cyanhydrique est plus forte, et dans la cornue, avant que l’acide subériquo soit formé, il se dépose des cristaux bien définis, cristallisant en fougères comme le sel amoniac; ces cristaux sont durs, peu solublesdans l’alcool et l’eau, ils ont pour formule C l4 H 17 (:Vz0 4 ) 3 0 20 et jouissent des propriétés des acides.

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