‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 116 sur 133 · TECHNIQUE OPÉRATOIRE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE OPÉRATOIRE

La technique est la même que celle qui a été décrite et employée depuis 1922 par A. et B. CHAUCHARD.

Trépanation

Après incision des téguments sur la ligne médiane unissant la base du nez à la nuque, on réclinait la peau de chaque côté vers les oreilles, particulièrement du côté où l’on voulait faire porter la trépanation. (On facilitait, au besoin, ce dégagement en pratiquant une incision curviligne postérieure en arrière de l'oreille rejoignant la ligne médiane à l’occiput). On nettoyait la surface osseuse en la dépouillant à la rugine du tissu cellulaire qui lui adhère. Au niveau de la fosse temporale, on sectionnait l’aponévrose temporale à son insertion sur la ligne temporale supérieure et on désinsérait les fibres charnues du muscle temporal à la rugine ou à la sonde cannelée,

On découvrait ainsi la boîte cranienne dans toute sa région fronto-temporo-pariétale.

Avec un trépan du type préconisé par DE MARTEL dans la chi-

DUMONT la

rurgie cranienne : trépan à débrayage automatique, on pratiquait au niveau de la fosse temporale, près du pariétal, un, deux ou trois trous de trépanation de 8 mm. de diamètre environ. Le débrayage du trépan permettait de pratiquer l'opération sans léser la dure-mère sous-jacente, de telle sorte que l’on pouvait ainsi opérer sans perte de liquide céphalo-rachidien.

Avec une pince gouge spéciale on faisait ensuite sauter les ponts osseux unissant les trous précédents et l’on étendait Ia trépanation à la région désirée. On devait pour cela prolonger l’ouverture très en avant. Souvent il fallait entamer les parois du sinus frontal dont on effondrait le toit et le plancher tout en respectant le rebord orbitaire.

Au cours de l'opération, de nombreux petits vaisseaux saignent, en particulier les veines du diploë, mais par simple tamponnement ces petites hémorragies s'arrêtent. Plus gênantes étaient les hémorragies dues à une veine sous-dure-mérienne ou bien soit que la pince gouge dérape, soit qu’un éclat osseux vienne blesser la paroi du sinus longitudinal supérieur, on peut se trouver en présence d’un écoulement de sang important nécessitant un tamponnement prolongé parfois une injection intraveineuse consécutive de sérum physiologique pour remédier à la perte de sang.

L’hémisphère ainsi à nu sous la dure-mère, on n’incisait pas celle-ci, évitant ainsi toute perte de liquide céphalo-rachidien (ainsi que le dessèchement et les altérations de l’écorce qui s’ensuivent).

On portait les excitations directement sur la dure-mère au niveau des centres corticaux. Les expériences de A. et B. CHaAu- CHARD ont montré, en effet, que cette technique est préférable et ne donne pas de modifications dans les résultats.

Page 1