‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 16 sur 133 · PHYSIOLOGIE MUSCULAIRE DU LARYNX · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE MUSCULAIRE DU LARYNX

Cette physiologie se résume par l’étude des deux articulations essentielles du larynx : la crico-thyroïdienne en avant et la cricoaryténoïdienne en arrière.

Appareil moteur de l'articulation crico-aryténoïidienne

Sur la selle articulaire du cricoïde, les cavaliers aryténoïdes se penchent et pivotent.

Leur inclinaison interne est anatomique et s’exagère encore en cas de paralysie.

L’inclinaison en arrière est assurée par la contraction du muscle ary-aryténoïdien.

Le pivotement en dedans est provoqué par le crico-aryténoïdien inférieur et le pivotement en dehors par le crico-aryténoïdien postérieur.

Inclinaison ou glissement en arrière, pivotement en dehors, rapprochent les aryténoïdes et ferment la glotte.

Le pivotement en dedans l’ouvre.

Ary-aryténoïdien et crico-aryténoïdien antérieurs sont les mus-

too

cles constricteurs. Le crico-aryténoïdien postérieur s’opposant à leurs mouvements, est dilatateur.

Appareil moteur de l'articulation crico-thyroïdienne

Cette articulation est lâche permettant les différents mouvements de bascule, de tangage, de tiroir.

Les cartilages cricoïdes restent toujours immobiles ou à peu près. Les muscles crico-thyroïdiens, par leurs deux faisceaux, font basculer les deux cartilages et tirent le cartilage thyroïde en avant. Ils sont donc tenseurs des cordes vocales et accessoirement constricteurs. ,

Les muscles thyro-aryténoïdiens sont annexés à l’articulation thyro-aryténoïdienne, articulation à distance, résultant des deux précédentes. Ils sont constricteurs et accessoirement tenseurs des cordes (contrairement aux expériences de LERMOYEZ qui croyait à une action de relâchement).

Tous les muscles, sauf le crico-aryténoïdien postérieur, sont constricteurs. Dans sa contraction synergique avec son homologue, le crico-aryténoïdien postérieur et tenseur.

L'action dominante de l’appareil musculaire du larynx est une action de constriction.

Deux systèmes s’opposent dans leur action, véritables antagonistes un peu comparables aux systèmes extenseur, fléchisseur, mais en réalité plus compliqués. En effet, dans ia physiologie musculaire du larynx, il faut considérer le rôle d’un troisième groupe : muscles tenseurs qui s'associent tantôt aux muscles constricteurs, tantôt aux dilatateurs.

Pratiquement, l’analyse du fonctionnement musculaire dans le larynx est presque impossible.

Cette étude est déjà difficile sur le cadavre et chaque expérimentateur peut donner son opinion souvent différente des autres.

Chaque état du larynx correspond à un équilibre déterminé par la graduation des effets de contraction des différents muscles.

Enfin, il est bon de rappeler ici l’identité à peu près absolue entre le larynx du chien et le larynx de l’homme, ce qui a une grosse importance physiologique.

Les fonctions principales de ces organes (respiratoire en particulier) suivent les mêmes règles, et seule, une adaptation fonctionnelle plus fine déterminée par une différenciation plus avancée du système nerveux central explique que le chien ne peut qu’aboyer alors que le larynx de l’homme permet la parole et le chant ; d’ailleurs le larynx du nouveau-né constitue l’intermédiaire, alors qu’il ne peut que crier.

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