EXPERIENCE XL
5 février 1932. Chien (jeune) de 8 kilos 500 (température 21°). Chloralosane : 0 gr. 85.
Enregistrement de la double pression (à gauche).
Les deux pneumogastriques sont sectionnés ainsi que les deux laryngés externes. Trachéotomie.
Excitation centripète des nerfs laryngés supérieurs.
Droit : baisse de pression périphérique (et centrale).
Gauche : baisse de pression.
Excitation du nerf laryngé supérieur gauche (intact).
Temps de sommation : 6 secondes. Intervalle : 1/8°,
Rhéobase 25 v Capacité chronaxique 300. Chronaxie 161
Loi d’intervalles :
Intervalle : 1/8 176" 1/4 Voltage : 50 50 68
On fait des essais d’excitation sur les quatre pédicules thyroïdiens sans obtenir de modifications dans les pressions EEE de l’excitation du nerf thyroïdien).
(16 h. 45) — Ligature des pédicules des deux glandes thyroïdes. On n'obtient plus rien par excitation centripète des nerfs laryngés supérieurs même avec un temps de sommation de 10 secondes et une rhéobase de 90 volts.
On coupe alors les ligatures et on masse les glandes qui sont très congestionnées. La droite revient d'apparence normale. La gauche dont le pédicule inférieur a été sectionné revient moins bien (congestion durable). Les excitations centripètes des deux nerfs laryngés supérieurs ne donnent toujours aucune réponse.
(17 h. 20) — On pratique l'injection de 1 c/m$ de solution de thyroxine (soit 1 m/mgr.). Mais on n'obtient toujours pas de réponse même en déshuntant le circuit.
(17 h. 50) — On injecte une seconde dose de { m/mgr. de thyroxine, les excitations sont toujours sans réponse.
L'état d’inexcitabilité où l’on arrive dès la ligature des pédicules thyroïdiens ne s’améliore pas dans la suite de l’expérience, bien que l’on ait injecté de la thyroxine.