‹ Etude chronaximétrique sur le larynxChapitre 86 sur 133 · EXPERIENCE XLI · texte numérisé non relu

EXPERIENCE XLI

8 février 1932. Chienne de 12 kilos.

Chloralosane : 1 gr. 20.

Enregistrement de la double pression (gauche).

On dégage le nerf sympathique gauche du pneumogastrique que l’on sectionne (au-dessus du ganglion plexiforme). Le nerf sympathique est lié plus haut près de la base du crâne. Section du pneumogastrique droit au cou.

Excitation du nerf sympathique vers le cou.

Baisse de pression. Action du pneumogastrique gauche.

Excitation du nerf laryngé supérieur gauche (intact) centripète.

Hausse de pression centrale et périphérique.

Section du nerf laryngé supérieur droit.

Excitation de son bout central.

Baisse de pression périphérique. Hausse de pression centrale.

On place des pinces sur les pédicules thyroïdiens. Les excitations des nerfs laryngés supérieurs donnent les mêmes résultats.

Gauche : hausse de pression (parfois précédée d’une petite baisse).

Droit : baisse de pression.

Mesures à gauche : baisse.

(TS 6 secondes. Intervalle 1/8).

Rhéobase 6 v à 7 v Capacité chronaxique #0 Chronaxie 0 5 15

À droite : le seuil n’est pas net. (Action mécanique de tractions masquant les excilations).

Rhéobase vers 35 v. Chronaxie non mesurée (réponse à 100 puis plus de réponse même à 700). Hausse pression centrale; périphérique: ÉTÈNS

On libère les pédicules thyroïdiens. Les glandes reviennent partiellement à leur état normal.

On sectionne le nerf laryngé supérieur gauche.

Excitation du bout central des nerfs laryngés supérieurs :

Droit : hausse de pression centrale, périphérique : rien

Gauche : rien.

La hausse de pression périphérique est déclenchée par la hausse de pression centrale qui masque ainsi la baisse de pression provoquée habituellement par l'excitation des nerfs laryngés supérieurs.

Lorsque le sympathique cervical est intact et que le pneumogastrique est coupé, on peut envisager l’élévation de pression obtenue comme consécutive à une accélération cardiaque ou plutôt à une action réflexe vaso-motrice par excitation centripète du nerf laryngé supérieur et empruntant la voie motrice du splanchnique.

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