‹ Étude clinique de la chute du cordon ombilicalChapitre 20 sur 42 · RES · texte numérisé non relu

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tant que, malgré tous nos efforts, certaines conditions défavorables aient pu, au cours de nos observations, augmenter le nombre des accidents chez les enfants non baignés, ne pouvons-nous pas supposer aussi que plusieurs de ces accidents, légers à la vérité, auraient peut-être été conjurés, prévenus par la méthode des baïns ; et ce qui nous confirme dans cette manière de voir, c'est l’allure générale de la cicatrisation chez nos enfants baignés comparée à la cicatrisation chez les enfants non baignés.

Et c’est par là que nous voulons finir, En terminant chacune de nos observations, nous avons noté sur le vif notre appréciation sur la cicatrice placée là, sous nos yeux. Cette appréciation, dans les cas normaux, est la traduction d’une impression subjective plutôt que la définition par les détails de l’état local. Pourquoi avons-nous varié nos termes pour exprimer qu'une cicatrice était normale ? Peut-être d’abord parce que nous ne savions pas à priori ce qu'était une cicatrice normale, ne voulant nous fier qu'à notre expérience ; ensuite aussi sans doute parce que l’ombilic nous paraissait d'autant plus parfait qu'il se rapprochait de l’état définitif sous lequel il se présente chez tous les sujets dont la cicatrisation est depuis longtemps terminée.

C’est ainsi que nous avons qualifié la cicatrice tantôt de bonne, tantôt de très bonne, tantôt de parfaite. Comme, somme toute, notre thèse est clinique, nous lui garderons dans tous ses détails le caractère de variabilité qui appartient aux faits.

Donc nous avons observé des cicatrices parfaites : parmi les enfants baignés comme parmi les non baignés il n’y en avait qu'une (observations 16 et 405). Nous en avons observé

REY Rue

de très bonnes : 25 chez les enfants baignés, 10 chez les enfants non baignés {observations 11, 18, 23, 26, 29, 30, 33, 37, 39, 52, 53, 51, 60, 69, 70, 75, 76, 11, 85, 86, 94, 95, 96, 98, 100 et observations 107, 122, 127, 130, 141, 156, 160, 112,478; 195)

Enfin nous avons appelé bonnes cicatrices toutes celles qui, sans présenter ni bourgeon, ni ulcération, ni suppuration, sans avoir été compliquées à aucun moment de leur formation, ne nous ont pas paru cependant immédiatement achevées : c’estle plus grand nombre: 56 parmi les enfants baignés, 62 parmi les enfants non baignés. La supériorité apparente des enfants non baignés tient ici à ce que beaucoup moins de cicatrices que nous appellerons maintenant normales, méritent le qualificatif de très bonne. Et en additionnant ces différentes catégories nous obtenons le total suivant :

82 cicatrices normales pour 400 enfants baignés.

13 cicatrices normales pour 100 enfants non baignés.

Mais ce qu’il est pratiquement très utile de connaitre, c’est précisément la description des détails de la cicatrice : nous pouvons la donner d’une façon générale en nous appuyant sur l’ensemble des particularités le plus souvent notées,quand la cicatrice en présentait. C’est toujours parmi les cicatrices déclarées simplement bonnes ; nous relevons :

Un suintement séreux 8 fois chez les baignés, 21 fois chez les non baignés,

Un suintement sanguinolent 2 fois chez les baignés, 3 fois chez les non baignés.

Un bourrelet non enflammé mais volumineux, 1 fois chez

les baignés, et 6 fois chez les non baignés.

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Donc la cicatrice est bien plus souvent immédiatement bonne, quand on baigne l’enfant : l’ombilic secrète bien moins souvent cette sérosité qui fait adhérer l’ouate du pansement pendant plusieurs jours après la chute du cordon et en nécessite par suite pendant plus longtemps l'emploi. Cela tient sans doute à ce que, lorsque le cordon tombe chez les enfants baignés, la plaie ombilicale est entièrement recouverte d’épithélium. Et de fait, si l’on écarte les lèvres qui ferment déjà l’ombilic ou même si ces lèvres sont encore insuffisamment constituées pour cacher la surface de séparation du cordon (nous avons observé ce fait 4 fois, dont 3 chez les enfants baignés), on peut voir que déjà la cicatrisation est complète : c'estune surface rosée plus ou moins pâle, lout à fait sèche et lisse. Tel est, d’après ce que nous avons vu, l'aspect le plus parfait de la cicatrice normale et c’est chez les enfants baignés que

nous l’avons observée le plus souvent,

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