‹ Étude clinique de la lymphadénie tuberculeuseChapitre 18 sur 24 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

— Les formes cliniques sont très nombreuses, très variées; nous les étudierons suivant la localisation du processus lymphadénique, suivant son évolution, suivant l’âge des sujets atteints.

— La localisation est extrêmement variable; elle peut être superficielle ou profonde, unique ou multiple, ganglionnaire ou extra ganglionnaire.

— L'adénopathie unique évoluant progressivement vers la mort, sans généralisation ni localisation surajoutée, est rare, cependant, on peut très bien voir une lymphadénie cervicale et même inguinale rester isolée.

Il existe aussi des cas de localisation abdominale (Cor- DIER, LÉVY et NOVÉ-JOSSERAND) et thoracique (publiée dans la Revue de la Suisse Romande par P. Hu- GUENIN) qui évoluèrent sans autre atteinte ganglionnaire.

Mais le plus souvent l’adénopathie unique est le seul signe d’une lymphadénie dans sa période de début; elle siège généralement dans la région cervicale puis un peu plus tard d’autres adénopathies vont apparaître soit superficielles, axillaires ou inguinales, soit profondes; parmi celles-ci l’adénopathie trachéo-bronchique est de loim la plus banale et fait partie de la forme la plus vulgaire de

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Iymphadénie tuberculeuse, celle qu'on à prise comme type de description dans le diagnostic positif.

Parmi les localisations extra ganglionnaires, la splénique est la plus intéressante; elle peut être unique et la rate se comporte alors comme un gros ganglion tuberculeux réalisant une lymphadénie splénique (RENDU et WIDAL), mais le plus souvent elle est associée soit à des ganglions, réalisant une forme adéno-splénique assez fréquente (observation de PORAK et APERT), soit à d’autres viscères (observation de COURMONT, TIXIER et BONNET)..

La lymphadénie se rencontre aussi chez l'enfant; nous citerons les cas de tuberculose spléno-ganglionnaire simple, et associée à des ganglions médiastinaux, publiés par RiBA- DEAU-DUMAS et celui d’adénopathie cervicale et trachéobronchique décrit par WEILL et LESIEUR et dans lequel il y avait des troubles nerveux : compression du pneumogastrique avec cœur rapide et accès de dyspnée, compression du plexus brachial avec paralysie du bras.

Enfin nous avons des formes cliniques suivant l’évolution; celle-ci est en général assez lente (DUCLION) dans sa thèse pense qu’elle se fait en 5-10 ans), mais les cas où la terminaison se fait rapidement sont loin d'être rares.parfois même ils revêtent un caractère de malignité certaine par l’évolution très brève ou par les récidives après ablation.

Par l’évolution très brève ? c’est le cas auquel SA- BRAZÈS a donné le nom de pseudolymphogranulomatose.

Par les récidives ? DELBET a publié deux observations de ganglions enlevés chirurgicalement et qui ont récidivé; dans la deuxième observation nous voyons qu’un an après

SUR, me

l'intervention, la malade revint cachectique, avec tous les ganglions atteints et présentant au complet les caractères du lymphadénone le plus malin; la mort survint peu de temps après.

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