HISTORIQUE
— En 1832, HopGKkIN décrivait un syndrome caractérisé par l'hypertrophie ganglionnaire, la splénomégalie et la cachexie; il en donnait sept cas de nature bien différente.
— Treize ans plus tard, BENNET donne le nom de leucocythémie et VIRCHOW, celui de leucémie à l’augmentation permanente du nombre des globules blancs du sang, distinguant ainsi cette augmentation de celles, pathologiques ou physiologiques, qui sont transitoires et auxquelles on a donné le nom de leucocytose. Ils sont les premiers à à découvrir cette altération du sang et VIRCHOW intitulait sa première observation « sang blanc » (Weisses blut).
— Mais rapidement on publia des observations prouvant l'existence de l’hypertrophie simple des ganglions sans augmentation du nombre des globules blancs dans le sang; ce sont les états aleucémiques.
— WiLKSs établit la réalité de cette lymphadénie ganglionnaire simple ainsi que BONFILS qui signale l'existence d’hypertrophies ganglionnaires généralisées sans altération du sang, ce qui fait passer au deuxième plan la leucocythémie que BENNET et VIRCHOW considéraient comme un signe capital et cette notion s'établit quil peut y avoir des hypeïtrophies ganglionnaires sans leucocytose, hypertrophies auxquelles WUNDERLICH donne le nom de pseudoleucémie. :
+ IR Res
— Cossy en 1861 publie un mémoire « pour servir à l’histoire de l’hypertrophie plus ou moins généralisée des ganglions lymphatiques sans leucémie ».
— BiLLROTH, CONHEIM, un an après, observent des cas d’hypertrophie ganglionnaire et splénique sans leucémie et BILLROTH pose la question de la nature tuberculeuse du lymphome malin.
— Mais c'est en 1863 que TROUSSEAU, réunissant toutes les observations déjà publiées, décrivit dans une célèbre leçon, sous le nom d’adénie, les hypertrophies ganglionnaires sans leucémie, englobant ainsi l’anémie lymphatique des auteurs anglais et la pseudoleucémie des auteurs allemands. \
— L'adénie est ensuite étudiée par COMOY, OLLIVIER et RANVIER, ROSsET, EBERTH, MEYER, Woop.
— En 1872, JAccOUD considère le tableau clinique donné par TROUSSEAU comme étant exactement le même que celui de la leucocythémie, seul l'examen du sang permettant de faire le diagnostic, et en raison de cette identité clinique que présentent les lésions ganglionnaires dans la leucémie et la pseudoleucémie il envisage ces deux formes comme deux variétés d’une même espèce morbide à laquelle il donne le nom de diathèse lymphogène.
En 1875 dans sa thèse « Etude sur la lymphadémie » DEMANGE pense que la diathèse lymphogène peut par certains côtés se rapprocher de la tuberculose, mais quelques lignes plus loin il donne des preuves les séparant nettement.
— WEIGERT, en 1884, découvre le premier, dans plusieurs cas de pseudoleucémie « des bacilles ressemblant au bacille tuberculeux ».