‹ Étude clinique de la lymphadénie tuberculeuseChapitre 9 sur 24 · SOU ENS · texte numérisé non relu

SOU ENS

— Mais il faut attendre 1888 pour que la tuberculose entre vraiment dans l’étiologie du syndrome jusque là décrit et c’est seulement à dater de ce moment que l’on va admettre et classer la lymphadénie tuberculeuse.

— En effet, ASKANAZY pour la première fois décrit une adénopathie volumineuse externe et profonde, dans laquelle la tuberculose est seule en jeu et qualifie ce cas de : tuberculose aiguë, fébrile, anémiante et mortelle en quelques mois.

— Ce sont ensuite HEBB et WiLLs, WEBER, LIEB- MANN, WINIWARTER, BRENTANO et T ANCL qui signalent des tuberculoses ganglionnaires de la forme qui nous intéresse ainsi que WEISHAUPT qui, en 1891, décrit une lymphadénie tuberculeuse en imposant pour une pseudoleucémie subaiguëé.

— Mais c’est grâce surtout aux travaux français que la tuberculose multiganglionnaire va être bien individualisée. |

— En 1892, DUFFAU dans un article sur la nature de la lymphadénie pense que dans certains cas le processus lymphadénique représente une infection tuberculeuse à évolution lente, n’aboutissant pas au substratum anatomo-pathologique qu'on est habitué à voir dans la majorité des cas et échappant à la caséification.

— Puis DUPLAY, en 1892, dans son étude sur la lymphadénome et l’adénopathie tuberculeuse publie deux observations : la première, d’adénopathies multiples chroniques dont le diagnostic précis était resté en suspens, une seconde dans laquelle on avait constaté les caractères du lymphadénome bénin alors qu’il s’agissait de tuberculose;

RÉTAS

l’auteur estime du reste qu’il peut y avoir coexistence des deux.

— [a même année SABRAZÈS décrit une macropolyadénopathie tuberculeuse pseudolymphomateuse : affection lente, progressive, avec poussées fébriles, ou apyrétique; les ganglions sont gros, durs, indolents et souvent on trouve une hyperleucocytose et une polynucléose modérée.

— En 1893, au Congrès de chirurgie, VERNEUIL cite trois observations de lymphadénome et cet auteur voit, tout au moins dans certains lymphadénomes, un hybride tuberculo-arthritique:; il pense qu'il serait bon d’analyser les divers cas de cette affection à ce point de vue.

— En même temps DELBET insiste sur ce fait que la tuberculose peut simuler le lymphadénome : il croit que les hypertrophies ganglionnaires généralisées doivent être d’origine infectieuse et il entend par là qu’elles sont déterminées par des microbes du genre le plus vulgaire tels par exemple le bacille tuberculeux ou le staphylocoque.

Il donne ensuite des arguments à l'appui de cette hypothèse, publie deux observations et conclut « qu’on est en droit de dire que la tuberculose peut produire des hypertrophies ganglionnaires généralisées à la manière du prétendu Iymphadénome ».

— DIETRICH, en 1896, affirme l'existence d’une forme rare de tuberculose ganglionnaire qui évolue complètement sous l’aspect d’un lymphome malin, sans ramollissement ni ouverture en dehors.

— L'année suivante FISCHER rapporte un cas de lymphadénome pour lequel l’inoculation au cobaye décela la nature tuberculeuse d’une tumeur ganglionnaire considérée

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