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liquide céphalo-rachidien au cobaye rassurèrent enfin les parents du malade en excluant définitivement l'hypothèse d’une méningite tuberculeuse dont ils eurent pendant longtemps la hantise.
Les ponctions lombaires successives nous permirent d’observer deux faits curieux : le liquide fut trouble dans la première ponction et clair lors des deux suivantes, or, contrairement à ce que nous attendions, les liquides furent de plus en plus riches en cellules : 208, 395 et 670 le septième jour ! La réaction cellulaire augmentait considérablement, faisant contraste avec l'amélioration évidente des signes cliniques.
Nous n'avons pu, malheurement, faire d’autres ponctions : il eut été intéressant de vérifier, si cette lymphocytose persistait longtemps après la guérison clinique apparente, comme cela est le cas pour les méningites ourliennes et zonateuses. :
Nous croyons que le petit malade que nous avons obsèrvé a été atteint d’une méningite morbilleuse, complication si rare de la rougeole que jusqu’à ces dernières années on doutait de son existence.
OBSERVATION n° 9
(MARRE, Thèse Lioret, Paris, 1930.)
M'e L. D. est prise, après trois jours de malaise, le 1* avril 1922, de catarrhe oculo-nasal, toux et fièvre à 39°4.
Le lendemain, 2 avril, éruption de rougeole sur la face ; les jours suivants l’éruption s’étend au reste du corps, discrète sur le tronc. :
Le 4 avril, troisième jour de l’éruption, l’exanthème a disparu, Ja, température est tombée à la normale, la malade est gaie et semble devoir guérir rapidement.
Le soir, cependant, apparition brusque d’une céphalée intense. La nuit est très mauvaise et le lendemain 5 avril, bien que la température et le pouls soient encore normaux, la céphalée persiste, la raideur de la nuque et le Kernig apparaissent ; aucune manifestation du côté des oreilles.