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Le 6 avril, mêmes signes, avec, en plus, élévation thermique à 37°2 le matin, 38°2 le soir, pouls à 80, régulier, pas de troubles oculaires ni des réflexes, mais constipation, rétention d'urine, prostration.
La ponction lombaire amène un liquide clair, qui s’écoule en jet, et dont l’examen donne les résultats suivants :
Aspect limpide ; Albumine 0,80 Z ; Leucocytes 336 par mmc. à la cellule de Nageotte.
Culot de centrifugation :
Polynucléaires 63 ; Lymphocytes 37 %.
Examen bactériologique négatif.
Le lendemain 7 avril, détente, température à 37°3-37°1, pouls régulier à 70. La malade parle volontiers, déclare sa céphalée très atténuée, mais se plaint de douleurs lombo-abdominales.
Le 8 avril, une deuxième ponction lombaire donne issue à un liquide clair avec les caractères suivants :
Aspect limpide ; - Albumine 0,35 ; Leucocytes 24 par mme.
Culot de centrifugation :
Lymphocytes sans polynucléaires.
Examen bactériologique négatif.
Amélioration considérable, puisque le taux de lalbumine à baissé de plus de la moitié et que le chiffre des leucocytes, au lieu de croître, est tombé de 336 à 24, les lymphocytes remplaçant les polynucléaires.
Le 9 avril, la température reste normale, le Sous présente quelques irrégularités ; persistance de douleurs lombo-abdominales et de troubles sphinctériens, quelques nausées.
Ma DyS TES
Le 10 avril, le Kernig s’atténue, il y a une miction spontanée ; le 11 avril l’amélioration s’accentue, le Kernig est très atténué.…. Le 12, et surtout le 13 avril, l'amélioration est considérable. Le 14 et le 15 avril, reprise des douleurs lombo-abdominales et. de quelques difficultés pour uriner, la température s'élève à 37°5 le soir. Ponction lombaire qui donne les résultats suivants :
Albumine 0,20 ; Leucocytes 11 par mme.
Culot de centrifugation :
Lymphocytes (présence).
Examen bactériologique négatif.
Le 16 avril, grande amélioration.
Le 18, température à 38°2 avec algies multiples, mais à partir du lendemain 19, tout rentre dans l’ordre et la malade peut être considérée comme convalescente.
L'apparition de cette méningite au décours d’une rougeole avait inspiré des inquiétudes d’autant plus vives, que le père de la jeune malade était un vieux bacillaire et que sa sœur était morte quelque temps auparavant de méningite tuberculeuse.
La non-constatation de bacilles de Koch dans le liquide céphalo-rachidien, le pourcentage élevé de polynucléaires, constaté lors de la première ponction, ne suffisait pas à rassurer ; seule l’évolution a montré qu’il s’agissait d’une méningite bénigne. A l'heure actuelle, huit ans après cette attaque méningée, la jeune fille est en très bonne santé.
OBSERVATION n° 10
(MM. BoIssERIE, LACROIX et MALAPLATE, Journal de Médecine de Bordeaux, 25 décembre 1927.)
L'enfant Maurice H..., 7 ans, entre à l’hôpital le 25 juillet. Son médecin nous l’adresse avec le diagnostic de réaction méningée, caractérisée par les signes suivants : vomissements, vertiges,
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céphalée intense, strabisme avec diplopie, ébauche de Kernig.
Bien portant jusqu’au 24 juillet, il a été pris assez brusquement, ce jour-là, des signes précédents.
Les antécédents familiaux ne révèlent rien d’anormal.
Parents. — Bien portants, ni frère, ni sœur. L'enfant s’enrhume facilement et contracte une bronchite au début de chaque hiver. Nervosisme moyen.
Examen. — Enfant d'apparence chétive, grand pour son âge, maigre, le teint pâle.
Le petit malade est étendu dans son lit en position de « chien de fusil» ; la tête tournée du côté opposé à la lumière (photophobie) ; immobile, il répond difficilement aux questions. Il se plaint de céphalée violente depuis l’entrée à l’hôpital. Consti-
pation datant de trois jours.
__ On note une raideur de la nuque très accentuée et un signe de Kernig positif ; réflexes tendineux normaux ; raie vasomotrice prolongée. Au point de vue oculaire : photophobie, diplopie et strabisme interne.
Température 38°4 ; pouls 100, non arythmique. Une ponction lombaire pratiquée donne issue à un liquide clair qui s'écoule sous forte tension ; l’examen de ce liquide, pratiqué par M. le professeur DurÉRIÉ, donne : liquide eau de roche, albumine normale, sucre normal, réaction de Pandy négative, absence de réaction cytologique à l’examen du sédiment.
Les urines sont normales. Aucun signe d’hérédo-syphilis, on institue un traitement symptomatique : glace sur la tête, lavements.
Le 28 juillet, la température qui, la veille, s’était élevée à 38°6 et 39°2, monte, le matin, à 39°4. Les signes méningés persistent. L'examen du malade révèle un catarrhe oculo-nasal assez accentué, de la stomatite érythémateuse, du Koplik, et enfin quelques macules très discrètes de rougeole au niveau de la face. Dans la soirée l’éruption se généralise en s’accentuant. Le lendemain elle recouvre tout le corps. En même temps que s’installent les phénomènes cutanés de la rougeole, les symptômes méningés régressent rapidement : la céphalée disparaît, les vomissements et la constipation cèdent ; le Kernig s’amende,