DOTE
seule persiste une légère raideur de la nuque. Durant les cinq jours qui suivent (29-30-31 juillet, 1* et 2 août), la rougeole qui est traitée par la médication habituelle évolue normalement. Le .8 août, poussée fébrile (38°2) que l’on attribue à la bronchite assez forte que présente l'enfant. Les signes méningés ont pour ainsi dire entièrement disparu. À aucun moment, du reste, si l’on met à part le mode de début, la rougeole n’a semblé évoluer d’une façon anormale et n’a présenté des symptômes de gravité particulière.
Le 5 août, la température qui était de 37° le matin monte brusquement à 40° l’après-midi ; en même temps le pouls passe de 110 à 128, la respiration de 35 à 50 mouvements par minute. Le malade est de nouveau très abattu, présentant un tableau clinique identique à celui qu’il avait lors de son entrée à l’hôpital, attitude en «chien de fusil», Kernig, raideur de la nuque, céphalée, photophobie, constipation. Seul le strab}sme constaté lors de la première atteinte n’a pas reparu, l'examen des oreilles est négatif, l’enfant entend bien, ne présente pas la moindre sensibilité à la pression des mastoïdes. Un examen des yeux (D' PESME) pratiqué le 6 août, montre : « à gauche, névrite optique inflammatoire très accusée, du type méningite optique (papille rouge à contours estompés, œdémateux, pas d’hémorragies péri-papillaires). À droite, névrite optique moins accusée, mais non douloureuse ».
A cette date, les manifestations cutanées de la rougeole ont entièrement disparu. On pratique une deuxième ponction lombaire qui ramène un liquide clair, eau de roche, albumine normale, sucre légèrement augmenté ; réaction de Pandy négative, pas de réaction cytologique.
N’ayant pas à notre disposition de sérum de convalescent nous instituons un traitement à la septicémine intra-veineuse : chaque jour l'enfant reçoit une injection de 2 eme. 50.
Les 6 et 7 août, les phénomènes généraux persistent très accentués : la température oscille autour de 40° ; le pouls est extrêmement rapide, non arythmique ; constipation, urines peu abondantes, ne contenant pas d’éléments anormaux, grand abattement.
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