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Je trouve la malade calme, maïs très obnubilée, semblant comprendre à peine ce qu’on lui dit.
Les pupilles sont dilatées mais égales ; on note un tremblement en masse des membres ; ceux-ci ont une raideur manifeste ; les réflexes rotuliens sont exagérés ; trépidation spinale, pas de troubles de la sensibilité.
La langue est très sale ; constipation, pouls normal à 80, pas de température,
Ces différents symptômes s’accentuent les jours suivants et de plus, dès le lendemain, on constate un certain degré de fièvre. Le surlendemain matin 22, la température est à 38°, le 23 à 39°8, le 24 à 40°4.
Je trouve ce jour-là la malade très abattue.…. la face est vultueuse, les pupilles inégales, les lèvres fuligineuses.… ., k
Raideur généralisée de la nuque et surtout des bras et des jambes ; trismus, spasmes du pharynx, hyperesthésie cutanée, raie méningitique, ventre rétracté en bateau, pas d’éruption cutanée, pas d’engorgement ganglionnaire.
Pouls petit et régulier à 140, température 41°.
Je revois la malade le lendemain 25 mars : l’état de confusion délirante est toujours le même, seules les raideurs musculaires se sont un peu atténuées.
Cet état dura encore trois jours, puis la température s’abaissa définitivement. À partir de ce moment les symptômes s’atténuërent petit à pelit et disparurent en une dizaine de jours, sauf la confusion mentale qui dura trois semaines à peu près.
OBSERVATION n° 2
(CHARVEY, J. Am. Med. Ass. of Chicago, 1897.)
Miss C..., Cubaine, âgée de 10 ans. L’enfant contracte la rougeole. L'exanthème est à son maximum d'intensité le 10 juillet. Le 15 juillet l’exanthème a presque disparu, mais la malade se plaint d’une vive douleur à la nuque. 11 y à de la photophobie, et les pupilles sont en mydriase.
Le 18 juillet, l’état général s’est aggravé, l’enfant est incons-
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ciente et immobile, seule une excitation violente la tire de sa torpeur.
Le corps entier est en contracture, cette attitude est plus marquée le soir. À ce moment le Corps est presque en opisthotonos, le pouls est assez lent, la température à 40°.
Au bout de quelques jours, l’état s'améliore, les contractures et la rigidité disparaissent progressivement, la malade entre en convalescence.
L'auteur élimine tout d’abord la méningite tuberculeuse, à cause de la guérison rapide, et il conclut à une méningite cérébro-spinale.
On peut plutôt se demander s’il ne s’agit pas d’une méningite morbilleuse proprement dile étant donné ses caractères cliniques bruyants et alarmants et sa guérison rapide.
OBSERVATION n° 3
(LAGALLE, Presse Médicale, 1912, p. 741.)
Georges L.., 18 ans, entre le 22 février 1912, arrive avec une éruption de rougeole de moyenne intensité, datant de la veille.
Le troisième jour, il a une dyspnée violente…., l’auscultation ne fait entendre que quelques râles de bronchite, puis il semble perdre complètement connaissance, ne répond plus, a quelques mouvements convulisifs de la face, un peu de collapsus.
Il présente une certaine raideur de la nuque et de l’hyperesthésie généralisée, il délire pendant six jours, se plaint d’une violente céphalée, a toujours une hyperesthésie cutanée très vive, la nuque un peu raide, mais ni Kernig ni autre signe nerveux objectif.
Son liquide céphalo-rachidien un peu hypertendu ne présente pas d’élément pathologique.
Le délire persiste encore deux ou trois jours, maïs cinq jours après il entre en convalescence qui est normale.
Le pas
OBSERVATION n° 4
(LAGALLE, Presse Médicale, 1912, p. 741.)
Léonie Iz.…., 40 ans, sans antécédents de troubles mentaux, d’alcoolisme ou de syphilis, est envoyée le 31 décembre 1911 pour méningite cérébro-spinale.
Elle a présenté, cinq jours auparavant, une éruption morbilleuse, précédée de phénomènes de catarrhe oculo-nasal et d’angine assez forte. La veille, elle a été prise de céphalée très violente, puis est tombée dans un état subcomateux.
La nuque est raide, elle offre un léger degré de nystagmus horizontal, mais elle n’a ni signe de Kernig, ni paralysie oculaire, ni troubles des réflexes pupillaires, ni signe de Babinski, ni troubles de la motilité ou de la réflectivité des membres. \
Il existe une hyperesthésie généralisée très forte. Une ponction lombaire donne issue à 20 cmce. de liquide clair hypertendu, sans éléments anormaux.
Pendant six jours, elle a du délire avec hallucinations, dès le troisième jour la nuque est redevenue souple, lhypertne est moins marquée.
Au douzième jour, les troubles psychiques eux-mêmes ont disparu.
OBSERVATION n° 5
(LEMIERRE, MICHAUX, et LimAsseT, Societé Médicale des HOBIAE 16 mars 1917, p. 497.)
Etat méningé avec liquide céphalo-rachidien puriforme au cours d’une rougeole. Particularité de la formule cytologique.
Le soldat B.. Pierre, au ° régiment d'infanterie, a eu, à la fin de 1915, une parathyphoïde. Au moïs de novembre 1916, il est atteint d’une pneumonie de la base gauche pour laquelle il est soigné dans une ambulance, puis envoyé en permission.
Il regagne son dépôt divisionnaire à la fin de janvier 1917.
Quelques jours. plus tard, il est pris de maux de tête, de fris-
sons, de toux ; il est évacué sur une ambulance, avec le diagnostic de congestion pulmonaire. On constate alors du catarrhe oculo-nasal, de la bronchite, puis on voit apparaître une éruption de rougeole. Il est transporté à l'hôpital dans le service de l'un de nous.
À son entrée au pavillon d’isolement, le 7 février 1917, la température du soir atteint 40°3. L’éruption de la rougeole est caractéristique, s’étendant à la face, au tronc, aux membres.
Le malade est très abattu et dyspnéique ; le pouls bat à 86 par minute.
On trouve à l’auscultation des ronchus et des sibilances disséminés et des râles fins aux deux bases. Les urines sont foncées ; mais non albumineuses.
Un peu de douleur à la pression de la fosse iliaque droite.
Le 8 février, température : matin 39°; soir 40°. Bruits du cœur bien frappés. Pouls 85, mêmes signes pulmonaires diffus que la veille, et de plus, foyers de râles sous-crépitants à la base droite.
Expectoration abondante, muco-purulente, urines non albumineuses.
Céphalée intense.
Le 9 février, température : matin 37°8 ; soir 38°2. Pouls 85, même état.
Le 10 février, température : matin 39° : soir 40°2. Pouls 98, même état.
Le 11 février, température : matin 39°5'; soir 39°. Pouls 90, mêmes signes pulmonaires.
Le malade est extrêmement prostré. Il ne répond pas aux questions qu’on lui pose et paraît ne pas les comprendre. Il se plaint seulement d’une céphalée très intense. Il a des nausées. On constate de la raideur de la nuque, mais pas de signe de Kernig. Les réflexes sont normaux. Une ponction lombaire donne un liquide céphalo-rachidien trouble, d'aspect puriforme, s’écoulant facilement en gouttes foncées.
Le 12 février, température : matin 37°7, soir 36°7. Pouls 80, la prostration n’a pas diminué, la céphalalgie semble aussi vive.
La raideur de la nuque persiste sans signe de Kernig.