‹ Étude Clinique de Quelques Monstruosités FétalesChapitre 4 sur 23 · ROLE · texte numérisé non relu

ROLE

céphalique : développement incomplet de la voûte crânienne ne protégeant plus l’encéphale, c’est-a-dire exencéphalie ou pseudencéphalie — absence totale de voûte crânienne et de cerveau, c'est-à-dire anencéphalie ou dérencéphalie.

On connaît mal à ce point de vue la physiologie du cerveau pendant la vie intra-utérine mais on comprend aisément que ces monstruosilés amènent des troubles dans la motilité et que toute pression, tout contact avec la masse cérébrale non protégée produise des mouvements convulsils.

Au cours du travail le diagnostic de monstruosilé sera confirmé par le toucher et souvent même on pourra préciser la malformation existante.

Au début, alors que les membranes sont intactes, la têle étant en général petite et le liquide amniotique abondant, la présentation reste assez élevée. À mesure qu’augmente {a dilatation, les membranes viennent former à travers l’orifice du col un sac allongé ; elles sont assez résistantes malgré l’hydramnios et tardent parfois à se rompre, l'utérus distendu n'ayant que des contractions faibles et espacées.

À travers les membranes on arrive parfois à sentir un des pôles, le plus souvent la tête, mais

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d’une façon imparfaite et à ce premier examen 6n pourrait penser à une présentation de la face. Le doigt.explorateur tombe en effet sur une masse dure arrondie mais bosselée, inégale, ne présentant pas partoul la même consistance. On n’y trouve ni sutures, ni fontanelles, mais par contre des saillies qui font penser au relief du visage ; ce sont les aspérités de la base du crâne et de la partie postérieure du cou.

Si le diagnostic est encore hésitant tous les doutes disparaîtront lorsque la poche des eaux sera rompue. On arrive alors directement sur une tumeur mollasse, irrégulière, entourée de crêtes osseuses; c’est le rudiment de cerveau limité par la calotle crânienne incomplètement développée. En cherchant à faire Le tour de cette tumeur le doigt rencontre d’un côté le canal rachidien largement ouvert et se continuant avec l’encéphale, de l’autre côté la base du nez etles globes oculaires très saillants.

Si l'enfant n’a pas déjà succombé, ce qui arrive fréquemment comme nous le verrons plus tard, cet examen provoque les mouvements convulsifs dont nous avons parlé mais peut-être d’une façon moins généralisée par suite de la diminution de la quantité du liquide amniotique.

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