‹ Étude Clinique des Abcès de Fixation dans les PyrexiesChapitre 28 sur 41 · DENT TIENS · texte numérisé non relu

DENT TIENS

sont rouges et saillantes. La température est à 386, le pouls à 116. La toux, fréquente, est accompagnée d’une expectoration muco purulente ; on note une forte dyspnée.

La percussion révèle de la matité dans l’aisselle gauche et de la submatité aux deux bases. L’auscultation fait entendre de gros râles disséminés dans les deux poumons, des râles fins aux bases, un foyer de râles sous crépitants et un souffle tubaire dans l’aisselle gauche. Le pouls est rapide et dépressible, les bruits du cœur sont très assourdis. La langue est sèche, rôtie ; la malade n’a pas d’appétit et présente de la diarrhée depuis trois jours. Son sommeil est troublé par des cauchemars et des hallucinations ; elle est très agitée, délire, et a des convulsions et du tremblement des mains.

On fait de la révulsion et des enveloppements humides, on donne des bains tièdes et on administre des toniques.

Le 30 avril, l'état de la malade s’est considérablement aggravé ; les signes stéthoscopiques restent les mêmes, le pouls est à 126, irrégulier, inégal ; la température est à 40. Le délire est continuel, il y a de l’incontinence des sphincters. On injecte 1 ce. d'essence de térébenthine dans le flanc gauche.

Le 2? mai, l'abcès de fixation s’est constitué; il existe, au niveau de la piqûre, une tuméfaction douloureuse. La malade va un peu mieux ; le pouls est mieux frappé.

Le à mai, l’abcès est incisé; il en sort 200 gr. de .pus très épais, blanchâtre, grumeleux. Il s’est produit une amélioration notable, le délire a cessé, mais la malade reste très faible.

À l'examen des poumons, on ne retrouve plus de souffle; : seuls persistent quelques râles de bronchite. Les crachats sont plus rares, moins épais.

Le 19 mai, la malade commence à se lever, elle a de l'appétit; tout symptôme pulmonaire a disparu. L’abcès est cicatrisé.

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OBSERVATION IX Service de M. le Professeur SPILLMANN

Broncho-pneumonie Réaction. — Guérison

R... V..., 20 ans, fils d’emphysémateux et bronchiteux chronique, a eu lui-même plusieurs bronchites. IL y a un mois, il fut pris brusquement d’un point de côté, de frissons et de fièvre et entra dans le service du professeur Bernheim, qui diagnostiqua une broncho-pneumonie. Il sortit du service au bout de trois semaines et reprit son travail. Le lendemain, 17 mat, il fut pris d’une violente douleur à l’épigastre et dut s’aliter.

Le 18 mai, à son entrée dans le service du Professeur Spillmann, le malade présente une dyspnée violente, du battement des ailes du nez, une toux fréquente, une expectoration mucopurulente, légèrement striée de sang. La température est à 3905. le pouls à 120.

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À la percussion, la sonorité paraît exagérée à gauche; on perçoit de la matité dans la partie inférieure et moyenne du poumon droit. L’auscultation révèle au niveau de la pointe de lomoplate, des râles sous erépitants fins et un souffle tubaire léger. A la base, existe un second foyer de râles.et un souffle

très net. À gauche, il y a quelques gros râles humides disséminés.

Les bruits du cœur sont normaux, le choc de la pointe n’est pas perçu ; le pouls est régulier, égal, bien frappé.

Les urines sont rares, foncées et contiennent de l’albumine.

Le 18 mai, au soir, on fait une injection de 1 cc. d’essence de térébenthine dans la cuisse droite.

Le 19 mai, le malade accuse une vive douleur au niveau de la piqûre, il n’a pu dormir, la région est très sensible et présente une large tuméfaction rouge. L’état général reste mauvais, la fièvre est forte, le pouls rapide.

Le 22 mai, le malade va mieux. Il crache moins; la dyspnée a presque disparu. Les symptômes pulmonaires se sont amendés, le souffle a disparu, on note encore de la submatité et des râles sous crépitanis à la base. La température est à 3615 le maün, à 377 le soir. Les urines sont claires et abondantes.

Le 25 mai, l’abcès est incisé, on recueilie un plein verre de pus épais, jaunâtre.

Le 28 mai, la sonorité a reparu dans toute la hauteur des poumons. Le malade dort bien, a de l'appétit.

Le 6 juin, l’abcès est cicatrisé, le malade est en pleine convalescence.

OBSERVATION X Service de M. le Professeur SPILLMANN

Septicémie puérpérale 5 abcès de fixation Réaction. — Guérison.

Mme G.. B., ménagère, âgée de 33 ans, est mariée depuis douze ans et a eu trois enfants. Il y a quatre semaines, elle « accouché prématurément d’un fœtus âgé de quatre mois et demi et a eu une délivrance incomplète, à la suite de laquelle elle dut subir un curage et des injections intra-utérines au permanganate. Quelques jours après, elle éprouve des frissons répétés et présente de la fièvre.

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Elle entre à l'hôpital le 4 janvier. C’est une malade au teint terreux, infecté, très prostrée. La température est à 390 5 ; le pouls, à 120, faible et irrégulier. On constate de gros ganglions dans l’aine gauche et une augmentation considérable de volume du membre inférieur gauche, qui est très œdématié; il s’agit d’une phlegmatia alba dolens.

Le toucher ne révèle rien d’anormal.

Les bruits du cœur sont réguliers. L’urine n’a pas d’albumine. La malade se plaint de frissonner toute la nuit et dort mal.

Le 5 janvier, la malade est dans le même état. On fait une injection intra-veineuse d’électrargol ; la jambe est mise en gouttière et recouverte de pommade au collargol.

Le 8 janvier, devant la persistance et la gravité des symptômes, on pratique une injection de 1 cc. d’essence de térébenthine. œk

Le 9 janvier, il ne s’est pas produit de réaction; injection de 20 cc. de sérum de Marmoreck.

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