CHAPITRE III
Association d’hydrorrhée amniotique et d'hydrorrhée décéduale
L’endométrite, nous l’avons vu, peut être à l’origine d’une sécrétion déciduale abondante, et d'autre part peut occasionner la rupture prématurée des membranes. Il est logique d’admettre la coïncidence possible de ces deux phénomènes. IT existe d’ailleurs des observations où l’hydrorrhée amniotique aurait succédé à l’hydrorrhée déciduale, mais les auteurs n’avaient fait aucun examen de liquide, elles nous ont paru trop peu convaincantes pour être rapportées.
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Pour résumer notre étude clinique et pathogénique des hydrorrhées, nous pensons que les points essentiels de l'examen d’une hydrorrhée sont les suivants:
1° Il faut en premier lieu rechercher le sebum et les poils.
Dès qu'on les a trouvés, le diagnostic d'œuf ouvert s'impose.
La scène clinique, le liquide clair, puis sanglant, l'apparition précoce de l’hydorrrhée, et surtout l’aspect du fœtus, puis du délivre différencient la rupture prématurée simple de la rupture avec grossesse extra-membraneuse.
2° Des examens successifs ne montrent ni sebum, ni poils : l’œuf est intact. Le lieu de production du liquide est mal déterminé, et il faut procéder aux recherches suivantes consistant essentiellement en : examen chimique du liquide, et épreuve du bleu de méthylène :
À. — Il n’y a pas de leuco-dérivés :
a) Si le liquide a la même composition que le liquide amniotique, il s’agit de filtration. e
b) Si le liquide a une composition voisine de celle du liquide amniotique mais avec une absence des produits urinaires d’origine fœtale, il s’agit d’osmose
à travers les membranes, ou de sécrétion sous-choriale.
B. — Il y a des leuco-dérivés.
Le liquide provient de la muqueuse utérine.
Il paraît difficile au premier abord de distinguer
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