‹ Étude clinique des polypes du méat urinaireChapitre 4 sur 10 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Symptômes.

Les polypes de l’urèthre peuvent exister pendant longtemps sans attirer l’attention des femmes qui en sont atteintes. Les adénomes, surtout, qui sont peu douloureux, n’ont souvent été découverts qu’accidentellement par le chirurgien qui explorait les organes génitaux dans un tout autre but.

Toutefois, ces cas sont rares.

Au début, la femme s’aperçoit d’un peu de gêne dans l’émission des urines. Cette gêne augmente graduellement, et la malade finit par éprouver la sensation d’un corps étranger qui existerait dans l’urèthre. Le jet d’urine devient moins volumineux : il est

parfois très fin et divisé : la femme « pisse fourchu »

comme disait Ambroise Paré. Le besoin d’uriner se fait plus fréquemment sentir.

Un écoulement sanguin se manifeste alors, et augmente de plus en plus, au point de tacher presque constamment le linge , Des tiraillements surviennent dans le bas-ventre et dans les aines. La miction devient chaque jour plus pénible et plus douloureuse.

Pendant le coït, les douleurs augmentent, et sont parfois intolérables.

C’est dans de telles conditions que le plus souvent les malades atteintes de polypes du méat, viennent consulter un chirurgien.

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