TROISIÈME GROUPE
Nous ferons entrer dans ce groupe les observations IV, X, et nous nous aiderons, en outre, d'observations et d'examens de sang que nous pratiquons en ce moment, et qui sont précisément des cas d'érysipele chez le vieillard, car c'est de la courbe hemo-leucocytaire spéciale chez le v'eillard que nous voulons parler.
Une observation se dégage de l’examen de ces cas, c'est la proportion elevée des élénie 1s polynucl'aires tant que persiste la maladie, et quelque temps après, même en l'absence de complicativns, ce que nous ne trouvons jamais chez l'adulte er dehors des cas de récidive ou de complications. De sorte qu’une proportion élevée de cette variété d'élements chez un vieillard est fait d'observation habituelle et ne comporte pas de pronostic spécial.
De même les chiffres de la chambre humide sont toujours plus élevés, soit que l’atteinte soit ici plus dangereuse que chez l'adulte vigoureux, et que l'organisme mobilise pour lutter plus d'éléments défenseurs; soit que ces éléments, aflaiblis dans leurs qualités de combattants, aient besoin de se trouver en plus grand nombre pour venir à bout d'un même ennemi; soit qu'entin l'organisme lui-même, moins résistant, mais solide, appelle d'un coup, et soit contraint de laisser à leur poste de combat ses défenseurs, pendant plus longtemps. Bien entendu, ces explications n'ont que la valeur d’hypothèse, en dehors de la vraie raison à laquelle nous n’accédons pas encore, mais à la recherche de laquelle nous travaillons chaque jour, par l’effort de notre volonté, et que nous devons attendre seulement de notre labeur.