QUATRIÈME GROUPE
Observations II, III, V, VI, VII, VIII, IX, XI, XIT. Ce sont des érysipèles sérieux, chez des adultes, avec issue favorable. — Température élevée.
10 Signalons la décroissance régulière des chiffres de la chambre humide avec l'évolution de la maladie vers la guérison.
Exemple : Obs. VII, typique et régulière. IX, XI, III, If, cette dernière dans les douze premiers jours de la maladie.
20 La descente contemporaine des éléments polynucléés ; et notons que la dissociation qu'il nous a été donné d'observer au cours d’érysipèle chez le vieillard ne se retrouve pas; le type de cette dissociation est le suivant :
Vieillard. Chambre humide. 5 000. Poly. 90 °/,.
Ici, rien de semblable, et si les poly augmentent, ils entraînent avec eux l'augmentation du nombre total des leucocytes, et elle nous semble caractéristique, comme nous l'avons signalé plus haut.
Nous ne parlons pas des variations par rapport à la température, dont nous nous expliquerons plus complètement un peu plus loin.
3° Apparition des éléments mononucléaires au moment où commence le stade de régression de l’érysipèle, l’aiguillage sur la voie de la guérison. Mais, à part des cas exceptionnels, cette augmentation, n'étant que de quelques unités sur un chiffre qui est normalement faible, mérite d’être signalé à l’attention avec d'autant plus de raison qu'elle présente une régularité constatable, et, en observant de plus près, il est permis de voir que cette poussée de mononucléaires-se fait en deux phases qui, dans le temps, se précèdent. La première est une poussée de gros mononucléaires à laquelle succède une poussée de petits mononucléaires à un ou deux jours d’intervallée, alors que la température est déjà TpuË quelques jours établie au voisinage de la normale. Mais c'est là une observa-
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tion de détail dont des recherches ultérieures pourront seulement établir la validité.
Enfin, et c’est la troisième phase, les lymphocytes augmentent à leur tour, de sorte que pour nous résumer voici comment nous décrivons ce processus.
La maladie bat son plein, les poly sont en nombre élevé; la courbe thermique atteint son point le plus élevé et va descendre, les gros mono apparaissent, empruntant leurs unités aux poly qui diminuent. Peu à peu, dans les heures qui suivent ou le jour qui suit, les petits mononucléaires à leur tour empruntent quelques unités aux poly qui descendent toujours, d’abord concurremment avec les mono, puis le jour suivant s’accroissent encore, et pour ainsi dire, aux dépens des gros mono : cela est très vrai parce que les poly sont à ce moment de la courbe arrivés à un chiffre au-dessous duquel ils ne descendent plus. Enfin dans une dernière phase les poly restent toujours stationnaires, ne pouvant pas descendre plus bas, les petits mono cèdent leurs unités aux lymphocytes et c’est le scellement du pacte de guérison.
Enfin, dans un dernier stade les éléments se répartissent selon une proportion sensiblement la même que normalement.
Disons pour terminer que les éosinophiles absents ou très rares au moment de la pleine évolution de l’érysipèle réapparaissent au moment de la guérison, précédant parfois la guérison clinique et étant toujours éléments d’un heureux pronostic.
Dans les cas de récidive l'examen du sang, le réactif leucocytaire, le plus sensible des instruments d’investigation qui soit à notre disposition, nous permettra de prévoir la récidive avant qu’elle soit cliniquement affirmée.
Avant de toucher cette question mentionnons les modifications de la courbe dans les cas de récidive ; on peut voir à l'examen des observations V, II, X, la sensibilité de cette réaction.
Nous avons exposé plus haut les raisons qui nous font croire pourquoi ce schéma leucocytaire n'est pas semblable à celui de la première atteinte : voyons en quoi il diffère.
“) La chambre humide élève le nombre de ses éléments, brusquement, plus haut que lors de la première atteinte, ainsi qu'il résulte des observations ci-dessus ;
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8) Les polynucléaires augmentent brusquement;
y) Disparition où diminution très considérable des lymphocytes et des éosinophiles. |
Enfin les polynucléaires ne sont jamais descendus jusqu’à la normale, et leur teneur élevée, si /a malade n’est pas âgée, permet de craindre la récidive.
Nous verrons plus loin, plus longuement; à quels signes :1l est encore possible de reconnaître une récidive probable, et. point particu ier à noter, et que montre l'observation V, les mononucléaires at'eignent leur chiffre le plus élevé tout aussitôt après la récidive, si celle-ci doit être la dernière, et que la guérison doive suivre; les mono, dans un premier jour quelquefois, au lendemain de la récidive d'autres fois, sont très élevés; les lymphocytes tombent alors pour remonter plus haut que jamais dans les jours suivants, s'enrichissant des unités que perdent les gros mono et les polynucléaires dont le nombre s'abaisse.
Rapvorts de la courbe thermique et de la courbe hémo leucocytaire.
D'une manière générale, les chifires élevés des courbes de la chambre huniide et des polynucléaires correspondent avec les températures élevées.
C'est surtout vrai à l'occasion des récidives. L'augmentation du nomtlre des éléments mononucléuires coïncide avec le retour de la température à la normale.
Mais il ne faut pas pousser les déductions plus loin, nous pensons qu'il y a peu à attendre de la comparaison de la courbe d’un seul élément du pourcentage, les polynucléaires par exemple avec la température, car il ne faut pas s éloigner de la considération qui guide et domine tout ce travail et que nous avons exposée au début, savoir :
I faut considérer les éléments blancs du sang dans leur ensemble et dans les variations qu'ils subissent; mais les uns par rapport aux autres, toujours comparativement aux autres; c'est ne pas prendre une notion exacte des faits que de bâtir des hypothèses sur la seule variation de la courbe des polynucléaires par