‹ Étude Clinique et Expérimentale de la Leucocytose dans l'ÉrysipèleChapitre 34 sur 38 · OU CRE S · texte numérisé non relu

OU CRE S

exemple ; il faut considérer le sang comme une unité orgañiqué,

un tout vivant, réagissant dans son ensemble, contre une infection, grâce à l'appui de ses éléments blancs préposés à cette fonction, et il ne faut pas perdre de vue que les modifications des dattes espèces, autres que les polynucléaires, sont tout aussi importantes, puisque contemporaines et régulières, et que la seule manière d'acquérir une conception des phénomènes adéquate à la réalité des faits, consiste à considérer toujours et dans son ensemble à tous les moments de la maladie le schéma général, le pourcentage total de fous les éléments blancs er leurs variétés.

Nous avons exposé plus haut la délicatesse des manipulations, l'apprentissage spécial que nécessite la technique, dans le même chapitre les causes d'erreur auxquelles nous nous sommes heurté; ceci dit pour éclairer sur la variabilité des résultats des travaux antérieurs, ajoutons un mot.

Dans ses grandes lignes, dans ses conclusions, du moins pour les plus générales, le présent travail ne va jamais à l'encontre des résultats précédemment acquis par les travaux antérieurs ; enfin, pour expliquer quelques divergences vues dans les mémoires que nous avons consultés, qu’il nous soit permis de faire remarquer que les auteurs ne s'entendent pas toujours sur la valeur des termes, et tel qui dit hyperleucocytose ne vise pas spécialement l'hyperleucocytose totale révélée par la chambre humide à laquelle ce terme sans déterminatif s'applique particulièrement, parfois l’auteur a voulu signifier hyperpolynucléose, terme plus juste et signifiant bien mieux l'augmentation élective des polynucléaires concurremment ou en dehors de l'augmentation du nombre total des éléments blancs.

D'autres fois la divergence tient à ce que les deux procédés de la chambre humide et des plaquettes n’ont pas été concurremment mis en œuvre. C'est une arme de plus et très précieuse qu'il ne faut pas délaisser dans ce domaine de l’observation où l'on n'est jamais ni assez savant ni assez bien instrumenté, et où il vaut mieux se défier des vues de l'esprit et parfois se contrôler soi-même.

Enfin les procédés d'investigation employés n'ont pas toujours été les mêmes et les résultats ne sauraient être compa-

rables qu'avec les mêmes procédés. Pour aller jusqu'au bout de notre pensée, disons avec le même observateur : alors les causes d'erreur seront toujours les mêmes dans les deux cas à comparer, et il y a lieu d'espérer la perfectibilité des procédés par l'usage quotidien. L'expérience est acquise et vaut plus que documentation. Enfin, si nous n’arrivons pas à la rigueur des règles mathématiques, nous devons tirer de la méthode des sciences expérimentales ce que nous sommes en droit d'attendre d'elle en nous y appliquant : la comparabilité des observations: |

Page 1