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déjà avant nous, bien que non démontrée, par Lemierre
et Abrami :
Septicémie ©" oo — Infection pariéto-in- Infection biliaire par
testinale par élimina- éliminalion biliaire.
tion trans-intestinale.
\ Ce sont là deux localisations, deux véritables métastases à peu près indépendantes l’une de l’autre.
Entérite pneumococcique.,.
A l'heure actuelle, la plupart des auteurs envisagent également la pneumonie comme une septicémie.
Landouzy (28) le premier, a montré en effet que la pneumonie n’était qu’une localisation pheumococcique. L'hémoculture systématique et différents faits, bien coordonnés par Joltrain dans sa thèse, permettent de dire que, avant l'étape pulmonaire, existe une étape sanœuine, et que la pneumonie n'est dans bien des cas qu'une métastase pneumococcique. Or aucune différence pathogénique essentielle ne différencie la localisation intestinale de la localisation pulmonaire.
Aussi malgré que, en général, l’entérite pneumococcique s'accompagne d’autres localisations pneumococciques et en particulier de pneumonie, la pneumococcie peut être localisée presque exclusivement au tractus gastro-intestinal.
Les localisations gastro-intestinales de la pneumonie peuvent être rangées en trois groupes de faits.
1° Dans un premier groupe de faits, les localisations
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intestinale et pulmonaire sont contemporaines; le point de côté abdominal survient en même temps que le point de côté thoracique. Ce cas se présente surtout chez les
enfants et le plus souvent la gastro-entérite se localise
à l'appendice. C’est l’appendicite pneumococcique sur laquelle nous reviendrons ultérieurement. Le type peut en être donné par l'observation de Lesné et Marre. En général, simple épiphénomène, parfois symptôme important; ce peut-être, ainsi que l’a montré Triboulet la localisation capitale de la pneumococcie, et autour d’elle peuvent graviter tous les autres symptômes.
2° Dans un deuxième groupe de faits, on doit classer les gastro-entérites tardives, le plus souvent généralisées, exceptionnellement localisées ; tantôt, mais rarement, elles constituent un véritable phénomène critique correspondant au dernier acte réactionnel de l'infection suivant l'expression de Triboulet (35), tantôt cette gastroeutérile est symptomatique d’un état général grave contemporain de la septicémie pneumocoecique seconde, dont l'hémoculture permet de préciser la date d’apparition :
Pour Grisolle, cette entérite ultime serait survenue 9 fois chez 51 pneumoniques.
Louis, dans les cas mortels, la considère comme plus fréquente : 23 cas sur 35. Elle surviendrait toujours à la période terminale.
A celle catégorie, appartiennent de nombreuses observations bien étudiées par Galliard (27). Marchiafava rallacha, sans en donner d'ailleurs la preuve
bactériologique, à la pneumococcie une entérocolite