‹ Etude Clinique et Expérimentale des EntéritesChapitre 12 sur 57 · LORS · texte numérisé non relu

LORS

: ; : TE + LE ; et qui avait contribué à faire admettre l'existence d’une dothiénentérie, nous autorisait à suspecter l'existence.

Entéro-colite des adénoïdites.

Les médecins d'enfants, Triboulet (126), Aviragnet (92), Guinon (104), Roux et Josserand (118) insistent beaucoup sur les rapports entre les végétations adénoïdes et les entérites ou l’appendicite (17 cas d'appendicite sur 28 enfants adénoïdiens, d’après Guinon). Le fait est indiscutable, mais les auteurs semblent admettre que c’est une entérile par déglutition, par pyophagie. Cette hypothèse est plausible. Elle explique mal pourtant la rareté de la gastrite que l’on peut opposer à la fréquence des entérites; bien souvent même c’est moins lintestin grêle que le côlon qui souffre et on peut se demander si, à cette hypothèse de l'infection par déglutition, on ne peut opposer une autre hypothèse : la toxi-imfection par voie sanguine; puisque la résorption du pus tuberculeux produit de la dégénérescence amyloïde, 1l n'y a rien d'illogique à admettre que la résorption, soit simplement toxique, soit plus probablement toxi-infectieuse du pus rhinopharyngé continuée pendant des semaines, des mois ou des années, ne puisse à la longue léser les parois intestinales, d'autant que chez ces sujets adénoïdiens et lymphatiques les parois intestinales sont loin d'offrir leurs défenses habituelles. Pourquoi l'élimination intestinale ne pourraitelle donc provoquer l’entérite puisque l'élimination par les tubes urinaires détermine de la néphrite dont Gallois a montré la fréquence chez ces mêmes malades?

ARE Entérite tuberculeuse.

L'origine de la tuberculose intestinale a été une des questions de phtisiologie les plus discutées par les anatomistes et les cliniciens sans que l’accord ait pu s’établir.

Ces discussions ont en effet abouti à des conclusions contradictoires. Cependant les faits cliniques, anatomiques et expérimentaux peuvent être de façon très succincte résumés de la façon suivante :

a) La tuberculose intestinale est d’origine lymphatique.

b) Elle est d’origine digestive.

c) Elle est d’origine sanguine.

a) L'origine lymphatique est aujourd’hui à peu près abandonnée. Elle a été invoquée par quelques anatomopathologistes qui frappés de la prédominance indiscutable des lésions lymphatiques : Iymphangite trunculaire des villosités, folliculite, adénite mésentérique, ont admis une infection lymphatique rétrograde bien peu admissible. Il faut, croyons-nous, renverser les termes et admettre que la tuberculose ganglionnaire est secondaire à la bacillose intestinale.

b) L'origine digestive de l’entérite tuberculeuse est adoptée par presque tous les auteurs et celte opinion est basée sur des arguments anatomiques, des preuves expérimentales et des faits cliniques.

Le meilleur des arguments anatomiques est le suivant : la lésion débute presque toujours par la muqueuse ou la sous-muqueuse. Le début par la couche intra-

musculaire ou séreuse est exceptionnel.

hors

Le fait est évident, mais ne prouve en rien l'origine digestive, car par la voie sanguine, la muqueuse peut être plus facilement infectée que les autres tuniques de l'intestin puisque la circulation y est plus développée.

On pourrait se baser sur le début périvasculaire ou non du follicule tuberculeux pour admettre l’origine digestive ou sanguine de la tuberculose, mais les auteurs dont la compétence est particulière sur ce suJet, Baumgarten et Tehvitovitch (61) entre autres, sont d'avis opposé et il est impossible en l’état actuel de la science de considérer l’une ou l’autre de ces opinions comme démontrée.

L'argument expérimental a une plus grande valeur. Chauveau dans une mémorable expérience (1866) réussit peu d'années après la découverte de Villemin à infecter des animaux par la voie digestive. Reprenant ces expériences et nourrissant des cobayes avec des produits tuberculeux, Dobroklonsky (56), sans donner d’ailleurs de détails sur ses expériences, détermine dans un certain nombre de cas, l’entérite tuberculeuse. Mélangeant les bacilles à des corps étrangers susceptibles de léser la muqueuse, il a obtenu des résultats positifs plus fréquents.

Ces expériences classiques ont été reprises par un grand nombre d'auteurs. La plupart n'ont eu en vue que de répéter les expériences si importantes de Chauveau et presque tous les auteurs modernes, en Lête desquels il faut citer Behring, Calmette et Guérin (54), ont montré que cette voie est une des plus sûres pour infecter l’animal en expérience aussi bien nouveau-né qu’adulte. Par contre, la plupart de ces mêmes auteurs en particu-

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