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Dans la staphilococcie elles sont fréquentes également. Widal en rapporte un cas curieux et Vanzetti, cité par Galliard, signale des ulcérations multiples et profondes de l'intestin grêle au cours d’une furonculose généralisée.
Enfin les ulcérations gastro-intestinales au cours des brûlures ne sont pas exceptionnelles. Sont-elles liées à une infection ? Dépendent-elles d’une intoxication? On ne le sait, mais leur existence n’est point douteuse.
Tous ces faits sont aujourd’hui classiques depuis la thèse de Gandy ; il est donc inutile d'y insister.
‘Par contre, l’étiologie des appendicites est encore sujet de controverses et malgré que de très nombreuses observations et plusieurs discussions à la Société Médicale des hôpitaux de Paris et à la Société de Médecine interne de Berlin plaident en faveur de l’origine septicémique des appendicites, il n’est point encore de travail d'ensemble qui coordonne les faits et précise l'opinion moderne.
A cette étude ce chapitre est consacré.
Déjà, aux temps héroïques de l’appendicite, Bland Sutton (93) et Sutherland (124) avaient montré que l’appendicite pouvait être consécutive au rhumatisme articulaire aigu. Jalaguier (9), en 1896, la signale dans la rougeole et en fait l'expression locale d'une maladie générale. Depuis, un certain nombre d’auteurs la décrivent comme complication des différentes septicémies. Unrésuméassez complet de ces différents cas se trouve dans la thèse de Mile Schoumsky (120). Peu de temps après la communication de Jalaguier paraît une excellente étude de
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Golubow (102) qui, frappé d'une succession de plusieurs cas d’appendicite observés dans un très court laps de temps, la considère comme une véritable maladie épidémique, spécifique, infectieuse, peut-être même contagieuse. Ces cas sont à rapprocher dePépidémie d'appendicite observée par Charrin (136) et Josué (154) sur leslapins du Collège de France. Puis les travaux se multiplient.
En France, en particulier, un grand nombre d'auteurs se font les défenseurs de cette théorie.
Mercklen (112) étudie l’appendicite grippale. Faisans (97) considère la grippe comme la cause réelle de l'immense majorité des cas d’appendicite. Simonin (121) cite un grand nombre d’appendicites au cours des différentes maladies infectieuses. Reclus (13) défend cette théorie. Gaucher fait un plaidoyer éloquent en faveur de l'origine syphilitique de maintes appendicites.
En Allemagne, cette idée est reprise; mais si Hans Weber, Kretz (10), Van Haussemann (106) et Sonnenburg (123), Kurewski, Canon (95) admettent sa fréquence, Hôllander (107) et Allu (91) au contraire la considèrent comme rare, sinon exceptionnelle.
Depuis trois ans, la question n'a plus été discutée et on tend à adopter une opinion mixte; 1l est des cas où l’'appendicite est secondaire à une maladie infectieuse; il en est d’autres où elle est secondaire à une entérite; parfois elle survient par obstruction du canal appendiculaire; enfin souvent l’appendicite survient sans qu’on puisse en dépister la cause. Ce sont les appendicites primitives ou cryptogénétiques.
Que l’appendicite soit secondaire parfois à une enté-
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rite cela n’est pas douteux, mais le fait est rare. On ne l'a pas signalée à notre connaissance dans les gastroentérites aiguës des nouveau-nés, chez qui cependant l'infection intestinale, primitive ou secondaire, peu importe, est maxima. Dans la dysenterie amibienne ellemême, qui s'accompagne d'infection intestinale si intense, elle n’a été signalée que bien rarement (1 cas de Hoppe Seyler et 4 cas d’ailleurs sujets à interprétation de Le Roy des Barres, cité par Ombredanne (115). Il n'est guère qu'une affection à manifestations intestinales prédominantes où elle soit fréquente : c’est la fièvre typhoïde et nous venons de voir le caractère pathogénique particulier de l’entérite éberthienne. L’appendicite provoque-t-elle l’entérite chronique des enfants, l’entérocolite en est-elle la conséquence? [Ilest malaisé de le dire. Pour un certain nombre de médecins d’enfants, en particulier pour Guinon, l’entérite précède très fréquemment l’appendicite; les observations qu'il publie sur ce sujet plaident d’ailleurs en faveur de ce fait. Par contre, nous avons vu au moins chez 3 malades l’appendicite, constatée à l’opération, se compliquer d’entérite quelques jours ou quelques semaines après. Rénon nous a dit avoir fait plusieurs fois constatation analogue. Quant à l'opinion soutenue par Dieulafoy de l’obstruction appendiculaire comme cause d’appendicite elle n’est admise que par un bien petit nombre d'auteurs. Que l’obstruction exagère la virulence des bactéries appendiculaires et par conséquent d’une forme qui, sans elle, eut été bénigne, fasse une forme grave, le fait n'est pas
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discutable, mais cette obstruction paraît plus souvent être effet que cause de l’appendicite.
La majorité des appendicites paraît au contraire secondaire à une maladie infectieuse généralisée, que celleci soit bien déterminée ou plus souvent mal déterminée.
Appendicite des septicémies indéterminées.
L'appendicite est très fréquente dans les septicémies larvées. Une septicémie souvent minime et ne se traduisant que par des signes extrêmement atténués que l’on ne peut qu’exceptionnellement rattacher à un syndrome bien défini survient : 24 ou 48 heures après le début de cette petite septicémie, qui n'empêche pas le malade de vaquer à ses occupations, apparaît un point appendiculaire. Interrogé, le malade répond qu'il a été pris brusquement et que sa santé était parfaite avant les douleurs abdominales dont il peut préciser exactement l'heure d'apparition, mais, si on insiste, ou mieux si, parce que étant dans ces conditions spéciales, on a pu examiner le malade les jours précédents, on décèle l’état infectieux initial.
Vraisemblablement ces septicémies atténuées sont extraordinairement fréquentes; bien des malaises passagers peuvent leur être attribués mais il est en général impossible d’en faire la preuve.