‹ Etude Clinique et Expérimentale des EntéritesChapitre 27 sur 57 · TABLEAU N° V · texte numérisé non relu

TABLEAU N° V

Indiquant la contamination des matières fécales après inoculation intraveineuse de pneumocoque.

N° du lapin

Quantité inoculée au lapin en cc.

Phénomènes

pas de | pas de ljirpse| pas de qu'il présentait

diarrhée [diarrhée diarrhée |diarrhée diarrhée

Duréedelasur-|, : 42h. 3:

vie * V/| environ J'

preumo- paeumo coque COQ Eee sacrifié ee cherché cherché

Remarques

Bile (de la vésicule biliaire)

Intestin grêle (contenu de

Appendice (contenu de l)

animaux sans avoir eu de la diarrhée aient présenté une élimination bactérienne évidente.

Élimination du bacille tuberculeux.

L'étude de l'élimination du bacille tuberculeux est délicate; diverses difficultés d’ordre technique empéchent en effet de la constater dans tous les cas où elle existe. L'examen direct même par le procédé de l’antiformine est toujours suspect d'erreur, car on peut dans les aliments mal digérés du lapin trouver des acidorésistants. L’inoculation seule est pratique. Mais les bacilles doivent être très virulents ou assez nombreux pour déterminer à coup sûr un chancre d’inoculation et surtout une tuberculose viscérale.

Nous avons (Exp. LXIV et LXV) injecté du bacille tuberculeux humain — 5 centimètres cubes de dilution de culture sur pomme de terre — dans la veine auriculaire.

L'animal est sacrifié trois heures après, et la bile, les produits de râclage de la partie toute superficielle de fragments des muqueuses duodénale, jéjunale et appendiculaire sont injectés ou inoculés à 4 cobayes. Un seul, celui qui a reçu la muqueuse appendiculaire, se tuberculise.

Un autre lapin reçoit le même jour, dans les mêmes conditions, une dose deux fois plus faible de bacilles. Il est sacrifié au bout de 24 heures. Aucun des 4 cobayes inoculés ne devient tuberculeux.

Ces expériences sont trop peu nombreuses pour permettre une conclusion ferme. Elles démontrent cependant

Os

que les matières fécales peuvent être contaminées au

cours des septicémies tuberculeuses.

Élimination du charbon.

Avec le bacille du charbon dans deux cas nous n'avons obtenu que des résultats négatifs. Notre échantillon était, il est vrai, peu virulent.

Élimination du pneumo-bacille de Friedländer.

Avec le pneumo-bacille nous avons eu un résultat positif (bacilles dans l’appendice et le côlon) et un résultat négatif,

Élimination du pyocyanique.

Avec le pyocyanique deux expériences effectuées sur le lapin ont été négatives. Sur le chien nous avons obtenu un résultat positif sur une expérience et avons constaté sa présence dans la paroi gastrique et dans la paroi duodénale avant l’abouchement du cholédoque.

Reproduction expérimentale des appendicites hématogènes.

La prédilection qu'ont les bactéries pour s’éliminer par l’appendice nous incitait à provoquer des appendiciles par injection intraveineuse des microbes. C’eut été la confirmation de leur origine sanguine.

Avant nous un grand nombre d'auteurs l’ont tenté :

la plupart ne sont arrivés à aucun résultat; d’autres

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comme Baussenat (129) ont pu la reproduire mais seulement après lésion de la muqueuse,

Mosny (159) a signalé l’appendicite chez un lapin qui avait reçu longtemps auparavant une injection de colibacille. Josué (154) à étudié l’appendicite provoquée chez ce même animal par l'injection intraveineuse d’un strepto-bacille qui avait déterminé une épidémie d’appendicite sur les lapins du Collège de France.

A diverses reprises nous avons essayé de provoquer des appendicites hématogènes ; les résultats n’ont été que partiellement positifs.

Avec le streptocoque et le pneumocoque nous avons observé un envahissement de tout le tissu glandulaire par les microbes; les lésions étaient discrètes. Avec un coli-bacille retiré par hémoculture d’un malade atteint de septicémie mal déterminée les résultats ont été plus nets et on obtint dans la moitié des cas des points de folliculite gros comme une têle d'épingle avec congestion appendiculaire mais sans réaclion péritonéale avoisinante ; l'ensemencement de cette folliculite fait à deux reprises a donné du coli-bacille à l’état de pureté; cependant il pouvait provenir de l’appendice lui-même dont la cavité contient comme on le sait du coli-bacille.

Avec le pus appendiculaire de deux malades opérés par MM. Quénu et Schwartz qui, en culture aérobie et anaérobie, ne donna que du coli-bacille et du staphylocoque blanc dans l’un et l’autre cas, je n’ai obtenu aucune lésion de l’appendice. Avec le pus d'une pleurésie putride

hémorragique j'ai obtenu le même Imsuccès.

ns dique

M. André Jousset a eu l'obligeance de nous communiquer les résultats d'expériences de même ordre, non publiées encore, et particulièrement intéressantes, faites en 1899 avec des anaérobies.

Ces anaérobies, dont il fut impossible de déterminer exactement la nature (bacilles longs, filamenteux, mobiles, prenant le Gram, strictement anaérobies liquéfiant la gélose et la faisant éclater, poussant en trois ou quatre jours sous forme de colonies lenticulaires) provenaient d’un pus de gangrène pulmonaire chez un tuberculeux. Quatre tubes de cultures sont inoculés au lapin par voie intraveineuse el par voie intra-pulmonaire.

Le lapin inoculé par voie intraveineuse est sacrifié 15 jours après.

A l’autopsie, on constate des lésions nécrotiques de folliculite appendiculaire contenant de longs bâtonnets.

Le pus de ces folliculites ne cultive pourtant pas.

Le lapin, inoculé par voie intrapulmonaire, ne présente, quand on le sacrifie trois semaines après, aucune lésion pulmonaire mais les lésions appendiculaires sont identiques aux lésions du lapin précédent. :

Un autre tube provenant d'un repiquage de la première culture, est injecté à deux autres lapins. On ne voit à l’autopsie que de rares lésions intestinales non nécrotiques

La virulence et la vitalité de ces anaérobies finirent par s'étendre et les expériences ne purent être continuées. Elles prouvent cependant que la reproduction des appendicites par voie sanguine est possible.

Si maintenant nous jetons un coup d'œil d'ensemble

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