II. Causes septiques
A. Opératoires . . ,
B. Post-opératoires. .
Elles affaiblissent la défense parotidienne.
Bain.
Purgation.
Jeûne.
Appréhension.
Anesthésique.
Réflexes trau ma tiques.
Hémorragie.
Shock.
Morphine.
Régime liquide.
Stase gastrique.
Elles renforcent la virulence
buccale.
Ouvre-bouche.
Tampon monté.
Pince à langue.
Bandages trop serrés (respiration
bouche ouverte).
Absence de soins buccaux.
Vomissements.
Constipation.
III. — Preuves expérimentales de l'influence étiologique des faoteurs préoédents.
Pour établir la responsabilité de ces diverses adjuvances, nous avons procédé chez l'animal laparotomisé (chien et lapin), à un grand nombre d'expériences, mettant en jeu soit un seul facteur étiologique, soit plusieurs facteurs associés.
Successivement nous avons réalisé séparément : • i° V affaiblissement de l'organisme (par la saignée, par le jeûne).
2° La diminution ou la suppression de la sécrétion parotidienne (par l'atropine, ou au contraire par la pilocarpine
administrée jusqu'à épuisement de la glande, ou par l'administration de chloroforme, etc.).
3° L'infection buccale (par badigeonnage de la muqueuse avec des cultures de staphylocoque).
Nous n'avons jamais obtenu d'infection parotidienne consécutivement à l'emploi isolé d'une des conditions écologiques précédentes.
L'association de ces conditions étiologiques se prétait à un grand nombre de combinaisons, que nous avons réalisées successivement ; nous avons, par ce moyen, obtenu des parotidites expérimentales (une chez le lapin, et deux chez le chien).
Nous rapporterons avec quelque détail ces trois expériences positives.
Première expérience. — Un lapin soumis à l'action de l'atropine depuis quatre jours (5 milligrammes par jour en injection sous cutanée) est laparotomîsé ; puis on lui badigeonne la muqueuse buccale avec une culture de staphylocoque. Dans la même séance, deux autres lapins de même provenance et de même poids, non préalablement soumis à Faction de l'atropine, sont laparotomisés et badigeonnés comme le premier. Cinq jours après l'opération, on prélève la parotide droite de chacun de ces trois lapins. Le premier (atropine) présente une parotidite suppurée, d'origine canaliculaire, (topographie centrolobulaire des lésions) et de nature staphylococcique. Les deux autres (lapins témoins) présentent une parotide absolument saine.
Deuxième expérience. — Un chien loulou de i4 kilogrammes est soumis pendant cinq jours consécutifs à l'administration d'atropine (2 milligr. par jour) en injection sous cutanée. Le sixième jour, badigeonnage de la muqueuse buccale avec une culture de staphylocoque. Application d'une muselière pour empêcher tout mouvement de mastication. Durant les quatre jours qui suivent le badigeonnage, Te chien reçoit une pâtée (pain et lait) pour toute nourriture ; la muse- Hère n'est enlevée que pendant les quelques minutes que dure le repas. Le cinquième jour après le badigeonnage, le chien présente un gonflement marqué de la région parotidienne droite. Après quatre jours d'évolution, on prélève la parotide atteinte. Parotidite suppurée, canaliculaire, à staphylocoque.
Troisième expérience. — Chien griffon très robuste de 25 kilogrammes, soumis pendant six jours consécutifs à la pilocarpine (nitrate de piloçarpine, 2 centigrammes par jour, en injection sous cutanée). Au
bout des six jours, la sécrétion salivaire ne réagit presque plus à la pilocarpine, mais le chien a maigri de trois kilogs malgré une nourriture abondante (soupe de viande). Le septième jour, chloroformisation, (on emploie 20 ce. de chloroforme); et saignée de 100 ce, au niveau de la fémorale. Puis, toujours dans la même séance, badigeonnage de la muqueuse buccale avec une culture du staphylocoque provenant de la parotidite qui fait l'objet de l'observation n° 2. Quatre jours après, l'animal devient triste, hargneux, et refuse sa nourriture (pâtée). 11 présente un gonflement parotidien gauche qui augmente rapidement. La parotide prélevée présente des lésions très nettes d'inflammation, à topographie centro-lobulaire.
A ces trois observations de parotidite expérimentale nous pouvons en joindre une quatrième, fort intéressante, mais malheureusement incomplète.
Quatrième expérience. — Un lapin d'abord soumis pendant quatre jours à l'atropine est privé de nourriture pendant tfi heures. Nous avions l'intention de badigeonner la muqueuse buccale de ce lapin avec une culture microbienne, mais l'animal fut malencontreusement tué par un chien avant l'imprégnation septique. Or, sur la parotide de ce lapin, on voyait des lésions très nettes d'infection canaliculaire au début, qui s'était réalisée chez un animal affaibli (jeûne), sur une glande entravée (atropine), en dehors de toute infection expérimentale.
A côté de ces succès expérimentaux nous avons enregistré un grand nombre d'échecs. Certaines combinaisons des facteurs étiologiques précités ne nous ont jamais donné de résultats positifs. Certaines autres réalisaient presque systématiquement la parotidite post-opératoire expérimentale. Et nous croyons pouvoir évaluer ainsi la valeur relative des adjuvances dans la production des infections parotidiennes postopératoires :
Aucune nest suffisante.
Certaines sont nécessaires : toutes celles qui diminuent la chasse salivaire normale (jeûne, absence de mastication, chloroforme etc. .). Expérimentalement, l'atropine, dans cet ordre d'idées, nous a donné les meilleurs résultats.
L'entrave apportée au fonctionnement glandulaire est efficacement secondée, pour la réalisation de l'infection paroti-