‹ Etude clinique et expérimentale sur les parotidites post-opératoiresChapitre 4 sur 30 · C. Sexe. — Indiscutablement, les victimes sont le plus sou · texte numérisé non relu

C. Sexe. — Indiscutablement, les victimes sont le plus sou

vent des femmes. Rien que des femmes dans les observations de Moricke ; presque uniquement des femmes dans les observations de Slawjansky, Fancourl-Barnes, Condamin, Chavannaz, Le Dentu, etc. Notre série inédite comporte 17 cas, nous y relevons i3 femmes.

Pourtant la parotidite post-opératoire s'observe chez l'homme. Billroth en rapporte 1 cas, Pagel 3 cas, nous-mème 3 cas, etc..

Les statistiques additionnées donnent les chiffres suivants :

Femmes : 85 0/0 Hommes : i5 0/0

Sans établir, pour le moment, aucune relation de cause à effet, notons chez ces femmes la fréquence d'un passé obstétrical chargé. Presque toutes sont des multipares. Une des opérées de Schrœder avait eu 1 o enfants et 3 fausses-couches ; une de Moricke, g enfants ; une de Slawjansky, 3 enfants ; parmi les nôtres, une malade avait eu 6 enfants; une seconde 4 ; une troisième, 3 ; la plupart, 2 ou 1 enfant. Par contre, 3 de nos malades sur i3 étaient anatomiquement vierges.

D. Age. — Presque toujours il s'agit de malades dans la phase d'activité sexuelle ; avec un maximum énorme entre 20 et 35 ans, chiffres qui résultent des statistiques additionnées des auteurs. Les nôtres sont comparables, mais nous devons avouer que le recrutement de nos parotidites n'a été fait que dans des hôpitaux d'adultes. Comme âges extrêmes nous notons 18 ans (Morel) et 72 ans(Fancourt-Barnes).

E. Mois à parotidites. — A l'exception de quelques cas (Moricke, Chavannaz, Macdonald) les parotidites post-opératoires s'observent en hiver (Moricke, Le Dentu, etc.). Nous ne pouvons pas établir ce fait d'une façon certaine d'après les statistiques des auteurs (un grand nombre d'observations omettant ce détail) mais voici ce que nous relevons sur notre statistique personnelle :

Sur 17 cas. Janvier 6

Février 2

Mars

Avril

Mai .

Juin. '.

Juillet . .

Août .

Septembre .

Octobre.

Novembre ,

Décembre

F. Antécédents parotidiens des malades. — Nous avons recherché dans le passé morbide de nos malades les antécédents ourliens, et dans leur état actuel, la nature salubre ou toxique de la profession, circonstances qui pourraient favoriser la localisation parotidienne.

A cette question : avez-vous eu les oreillons ? nos 17 malades ont répondu :

Non : i5 fois.

Oui : 2 fois.

Dans le premier cas, il s'agit d'une femme qui aurait eu dans son bas âge une double parotidite ourlienne (et qui présenta plus tard une double parotidite post-opératoire). Dans le second cas, il s'agit d'une femme qui aurait eu à l'âge de 6 ans une première atteinte bilatérale d'oreillons, à 12 ans, une seconde attaque identique (et qui présenta plus tard une parotidite post-opératoire droite).

Pour légitimer le rapport entre le passé ourKen et la parotidite post-opératoire, nous avons demandé à trois séries de 17 malades opérés, et ne présentant pas de parotidite : avezvous eu les oreillons ?

La première série (hommes) a répondu :

Non : i4 fois.

Oui : 3 fois.

La deuxième série (femmes) a répondu :

Non : 12 fois.

Oui : 5 fois.

La troisième série (femmes) a répondu :

Non : i5 fois.

Oui : 2 fois.

Il nous parait résulter de cette petite enquête qu'il n'y a pas de rapport à établir entre le passé ourlien et l'atteinte parotidienne post-opératoire.

Une autre investigation s'imposait : quelle était la profession de nos malades (ouvriers du plomb, de l'iode, etc.), quelles étaient leurs habitudes (usage du tabac).

Aucun de nos 17 malades n'était appelé par sa profession à manier des substances toxiques à retentissement parotidien (plomb, iode, mercure).

Un seul de nos malades sur 1 7 faisait un usage immodéré du tabac (il chiquait constamment).

La contre-épreuve (profession et habitude) de deux séries de 1 7 malades opérés ne présentant pas de parotidite) a donné le résultat suivant :

La première série (hommes) comportait :

16 professions salubres.

1 profession insalubre (plombier).

Tous fumeurs.

La deuxième série (femmes) comportait :

16 professions salubres.

1 profession insalubre (brunisseuse).

Aucune ne faisait usage de tabac.

G. Etat des dents. — Chez nos 1 7 malades nous avons recherché les conditions de la dentition ; notre examen a porté surtout sur l'état des molaires supérieures, sur l'intégrité plus ou moins complète de la gencive et de la muqueuse buccale au niveau du canal de Stenon, et sur les habitudes d'hygiène buccale de chacun d'eux. Nous avons trouvé :

Trois fois une bonne dentition et une hygiène buccale satisfaisante.

Deux fois une dentition médiocre, plus ou moins surveillée.

Douze fois une dentition lamentable, faite de chicots délabrés, branlants ; avec une grande abondance de tartre et une muqueuse altérée.

Ces conditions buccales, regrettables, se retrouvaient du reste avec la même fréquence et la même intensité chez tous les malades hospitalisés.

H. Côté atteint. — La parotidite post-opératoire affecte Tune ou l'autre glande, ou les deux.

Le cas le plus fréquent est la parotidite unilatérale (70 0/0). Sur 100 parotidites unilatérales on trouve 60 parotidiles droites et 3o gauches.

Nous avons relevé, au sujet de la localisation droite ou gauche, une particularité intéressante.

Presque toujours la parotidite apparaît du côté où le malade dort habituellement (ou plus exactement dort quand il est en bonne santé, les laparolomisés étant momentanément contraints de dormir sur le dos).

Nous avons cherché vainement des renseignements dans les observations publiées ; notre enquête ne porte donc que sur nos 17 cas, mais elle est assez nette.

Sur 17 malades :

iparot. droites 6 — gauche o — double o !parot. droite 1 — gauches 4 — double o iparot. droites 2 — gauche o — doubles 4

I. Anesthésique, mode d'anesthésie, conditions de l'anesthésie. — Nous avons relevé pour i4 de nos malades toutes les particularités relatives à l'anesthésie, (choix de l'anesthésique, mode d'administration, conditions dans lesquelles l'anesthésie a pu être conduite). Nous résumons ces indica-, tions dans le tableau ci-dessous:

Sur i4 malades :

ANESTHÉSIQUE MODE d' ADMINISTRATION

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