INCUBATION. F
L'incubation des arthropathies sériques est facile à déetiae lorsque le malade n'a reçu qu'une seule injection. ne '
En principe, c "est au cours du deuxième septennaire
qui suit cette injection que les arthropathies appa-
raissent. Les variations entre les diverses statistiques
sont insignifiantes. Pour M. Gillard elles apparaissent
le plus souvent du neuvième au quinzième jour. Pour
MM. Sevestre, Martin, Coldefy, Bassal et Serr du
| L EN . a . treizième au quinzième Jour. M. Jousset, sur trois cents
observations, a trouvé la grosse majorité des cas entre le dixième et le quatorzième jour.
Nos observations personnelles ne portent que : sur
sept cas d’arthropathies succédant à une seulei injection. \ Elles furent plutôt préceces : deux fois sept jours, une fois huit jours, une fois neuf jours, deux fois
dix jours et une fois quatorze jours. La moyenne semblerait chez nos malades, tous adultes, correspondre au. neuvième jour. Nous ne tirons aucune conclusion de ces chiffres dont le nombre est trop restreint. Signalons toutefois que Klein, dans un mémoire portant sur six cas survenus chez des soldats, signale le dixième jour. Mais que les arthropathies surviennent au neuvième ou au dowzième jour, elles restent dans tous
ra
les cas un symptôme tardif, -le plus tardif de tous les
accidents sériques. D ds
A la suite d’une réinjection, c’est-à-dire injection ”
faite plus de onze jours après l'injection précédente,
lincubation est accélérée, les arthropathies surviennent un à cinq Jours après la réinjection. Ces cas sont
rares ; nous avons pu cependant en observer trois exemples. ; .
Dans les cas où les injections furent pour ainsi dire
subintrantes, c’est-à-dire se succédant à quelques jours, l’incubation est plus difficile à déterminer, car
on ne sait à quelle injection rapporter les arthropathies. Dans la majorité des cas,il est bon de compter à partr
de la première injection. L’incubation dans ces cas aurait tendance à être prolongée. Dans nos quatorze observations nous avons trois fois des arthropathies au dixième jour, deux fois au onzième et au douzième,
quatre fois au quatorzième, une fois au quinzième,
au dix-septième et au dix-huitième jour, soit en
moyenne le treizième Jour.
En résumé, pour les arthropathies sériques l’incubation
: M 72 : NN 1 Et EU ANR NREE est de dix à quatorze jours après une première injection.
Elle est de un à cinq après une réinjection. Elle a ten-
dance à se prolonger après des injections subintrantes.
Elle reste toujours l’incubation la plus longue des accidents sériques. LE
\ P£rione D'ETAT.
. Parmi les formes habituelles des arthropathies sériques, il est facile de schématiser deux types, l’un d’arthropathies généralisées, l’autre d’arthropathies localisées à quelques articulations.
tensité. Vers le a Sterne jour après une injection de sérum, brusquement le malade est pris de douleurs calisées aux articulations et à leur voisinage. Il prouve une sensation d’impotence et en cherchant à la vaincre il fait quelques mouvements qui sont rès douloureux. Il s’agit d’une arthralgie essentielle
re
ment polyarticulaire et le plus souvent nettement . ; métrique. Toutes les articulations ne sont pas prises.
d'emblée. Souvent il y a comme une marche ascendante du processus. Les douleurs débutent par les.
J membres inférieurs au niveau des articulations tibioarsiennes, des genoux puis des hanches. Rapidement elles gagnent les membres supérieurs : les épaules, les: coudes, les poignets et les articulations métacarpo-
phalangiennes. Enfin vers la fin du premier jour elles se localisent aux articulations de la face et du cou : articulations temporo- -maxillaires et cervicales. Nous n'avons cité que les principales articulations, mais il faut savoir que toutes peuvent être intéressées, aussi bien celles du tarse que celles des phalanges, les radio-cubitales, les vertébrales inférieures aussi bien que les articulations des . osselets (c'est aux arthropathies de la chaîne des osselets qu'il faut attri- LT *buer la surdité quelquefois rencontrée RÉRRERt Ja ou des arthropathies).
A l'examen, les signes objectifs sont variables. ; Îls peuvent être nuls et cela se rencontre dans près de la (à moitié des cas. Dans les autres cas, 1l y a de l’œdème
surtout une sensation de gêne d’autant plus marquée
erratiques sont souvent, principalement dans les +
sion aussi bien que de flexion et d’extension est très
périarticulaire, quelquefois une légère hydarthrose. La rougeur des téguments est inconstante.
Comme signe fonctionnel : la douleur. La douleur | spontanée est plus ou moins vive; les malades por
qu al: y a nes de RER articulaire ou Dés
contre extrêmement APTE Souvent à Parthya es f À
se joint de la myalgie. La douleur s’étend aux masses ” L: : ER A ; = k OE musculaires avoisinantes; tantôt a est plus me
elle est maxima au niveau ra articulations.
Le second jour ces douleurs polyarticulaires a
cas où il ee a pas de signes objectifs, atténuées au Hi niveau des membres inférieurs, mais elles présentent # leur paroxysme au niveau de la face et du cou. Que F quefois une épaule ou une main est restée très douloureuse. Au niveau des articulations temporo- nee laires, la myalgie des masticateurs est pour: ainsi dire à constante : d’où un trismus souvent intense; le malade : L ne peut ouvrir la bouche, l'alimentation ne saurait être que liquide. Souvent également, myalgie des mas- | ses musculaires paravertébrales, d’où contracture je NI raideur de la nuque. Tout mouvement de latéro at
douloureux. :4 Ces symptômes persistent avec cette intensité deux ou trois jours. Le quatrième ils sont déjà atténués et
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= 8 De) =
. È f ! | ï x PS rte disparaissent complètement le cinquième jour. A côté de ce type généralisé on peut rencontrer : TyPE LOCALISÉ A QUELQUES ARTICULATIONS. —
‘a Cet aspect clinique est plus fréquent encore que le
pese il est surtout caractéristique des formes discrètes d’ arthropathies.
L’affection demeure polyarticulaire et erratique, mais seulement quelques articulations sont prises, généralement les unes après les autres. Le processus
saute rapidement d’une articulation à une autre pour
venir bientôt se fixer à une ou deux qui resteront par-
ticulièrement douloureuses. Le caractère de bilaté- / ralité ne se rencontre guère qu’au niveau des articu-
lations temporo-maxillaires, quelquefois aux mains, plus rarement aux épaules. Les signes physiques, gonflement et rougeur, peuvent exister mais sont assez
Ps inconstants. La myalgie accompagne souvent l’arthral-
gie, principalement au niveau de la face et du cou. Toutes les articulations peuvent être touchées; mais certaines sont manifestement beaucoup plus souvent atteintes, Nous citerons les tibio-tarsiennes, les articulations des genoux, des épaules, plus souvent encore les métacarpo- phalangiennes, les cervicales, enfin ét surtout les articulations temporo- -maxillaires. Les douleurs sont spontanées mais surtout provoquées par la pression et les mouvements. Elles persistent hors de toute thérapeutique pendant trois ou quatre Jours, souvent moins longtemps.
PHÉNOMÈNES LOCAUX ASSOCIÉS. — À côté des
phénomènes articulaires dont on ne peut séparer les
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myalgies, il existe fréquemment d’autres manifes- ro à tations sériques : une adénopathie ou un érythème. VE Celui-ci a un début généralement plus précoce. Lorsqu'il a disparu avant le début des arthropathies, il y a spécialement chez les sujets hypersensibles, une nou- velle poussée, un nouveau rash DRE SJ
, PHÉNOMÈNES GÉNÉRAUX. — Les arthropathies s’accompagnent en outre le plus souvent de phéno- mènes généraux.
DA La température est généralement élevée. Au moment de la poussée articulaire elle monte brusquement - entre 380 et 39,0, quelquefois elle se rapproche de : 400, 5 x | | ! Le pouls est rapide — tachycardie parallèle à l’hyperthermie. Il est petit par suite de l’hypotension artérielle qui existait depuis quelques jours, mais est à ce moment particulièrement marquée (Jousset et Binet). x a Le sang présente des modifications dans sa formule et dans sa coagulabilité. Il y a leucopénie succédant à l’hyperleucocytose qui avait suivi immédiatement l'injection (Lesne et Ch. Richet fils, Binet)., I y a retard de la coagulation (Binet).
SYNDROME UROLOGIQUE. — Le syndrôme urinaire Se au moment des arthropathies sériques ne fut jamais étudié. Les auteurs s’attachèrent surtout à l’étude Fe des modifications rencontrées dans les urines immédia- À tement après l'injection (vinot- quatre heures le plus 2
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souvent). de $ \ L
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Fe pour les uns (Mya, Charrin, Roger, Poix), elle est dimienfin (Karlinski) elle n’est nullement modifiée. L’urée
le taux de l’azote est doublé ie lendemain de l’injection puis revient progressivement à la normale. L’augmen-
et Roger.
ortr te Pour/les te et les Horde. d’ après Mongour, l’inversion de la formule phosphates et chlorures que l’on trouve dans Ja diphtérie est détruite par le sérum. Pour Poix, au contraire, les modifications
phates, ne sont pas suffisamment constantes pour NM: être consignées; d'autre part, si elles existent, elles sont toujours légères. Pour Charrin et Roger, il y a augmentation de l’acide phosphorique dans le rapport de à6,4et à 3 et diminution des chlorures dans le ul" rapport de un à 0,8 et'0,6::
We 7) Desvrez étudia les modifications urinaires comme contribution à l'étude du sérum, mais aucune loi générale ne ressort de ses expériences.
11708 Depuis il ne fut plus question du syndrôme urolo- Met gique qui était resté sans être précisé. Quant au rapport 4 entre ses modifications et les arthropathies, il ne fut jamais établi. Des modifications précises et constantes
existent cependant après toute injection de sérum.
Les résultats cliniques ou expérimentaux ne con- cordent pas, La quantité des urines est augmentée à
nuée pour d’autres (Variot et Cochinal); pour certains
est en excès pour Cardeillac et Poix. D’ après Mongour
a tation se fait dans le rapport de 1 à 2, 7 d’après Charrin
apportées par une injection de sérum normal ou antidiphtérique sur le taux des chlorures et des phos-
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où PRE des RARE An Nous chercherons à mettre en lumière ces quelquse points. #3
Nous avons résumé ci-dessous douze de nos observations dans lesquelles nous avons recherché le rapport , des purines aux phosphates. Dans les 9 premiers cas. k “ il y eut des arthropathies, dans les trois derniers il n'y Me eut que des accidents divers. Normalement, la quantité
des purines éliminées chaque jour est en moyenne d 0 gr. 70. Bien des auteurs signalent plutôt moins et
donnent 0 gr. 60 comme moyenne. Nous prenons le chiffre fort de 0,70 répondant à une moyenne de 0,58
d’acide urique plus 0,12 de bases xanthiques. Le. taux normal des phosphates exprimé en acide phos- 1 phorique est d'environ 2 gr. 80. Nous avons choisi :Y le rapport Purines sur Phosphates déjà établi par : Zerner qui lui donne une valeur de 0,28 dans les cas normaux. Soulignons immédiatement la valeur patho-. | génique de ce rapport. b
Auprès des résultats des analyses d’urines nous re avons indiqué les accidents sériques remarqués. bia
Comment interpréter ces résultats ? Deux faits LU importants sont constants : l’oligurie et l'élévation de. La valeur du rapport de Zerner. |
L’oligurie. — Nous avons indiqué le volume des
urines de vingt- Fe heures sur lequel était fait le prélèvement pour l'analyse. Nous avons exposé quelques résultats entre deux parenthèses: ce sont ceux dont ilne faut pas tenir compte au point de vue volume des. urines éliminées, les malades étant soumis à ce moment