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de la nourrice ne contient aucun micro-organisme. Les plaques de culture restent stériles.
- Même fait, avec les ânesses de la nourricerie, quand on modifie leur alimentation. En général, la dyspepsie et la diarrhée sont simples. mais dans quelques cas on peut observer le choléra infantile. Témoin le cas que nous venons de citer.
Il y a là tout un groupe de faits. qui sont connus, mais qu'il est intéressant de réunir et d'opposer aux affections d'origine parasitaire.
Le point important à retenir est le suivant :
Affection gastro-intestinale aiguë de la mère. Affection identique secondaire chez l'enfant au sein. Absence de micro-organismes dans le lait. Absence de microbes pathogènes dans la diarrhée de la mère et de l'enfant. Intoxication de l'enfant par les substances solubles, qui sont cause de l'intoxication de la mère. Transmission par le lait.
L'affection gastro-intestinale de la mère est passagère, aiguë, -de courte durée.
I n’en est pas de même, d'une mère, atteinte de fièvre typhoïde. L'enfant continue à garder une très bonne santé, durant le cours de cette maladie. Nous avons pu nous convaincre de ce fait, chez 4 typhoïdiques, observées dansile service de notre maître, M. le Prof. Hayem, à la crèche del’hôpital Saint-Antoine. La fièvre typhoïde a une certaine durée : les substances solubles sont, en apparence du moins, produites en moindre quantité, à un moment donné, que dans les cas d'affection intestinale très aiguë et de courte durée, et ne provoquent aucun trouble chez l'enfant. Mais dans ce cas, l'enfant doit devenir vacciné contre une invasion ultérieure du bacille typhique. Nous suivrons les 4 enfants que nous avons pu observer, et peut-être l'avenir nous apprendra-t-il quelques faits intéressants, à cet égard.
Origine parasitaire. — Après cette digression, au sujet des intoxications d'origine maternelle, revenons à l’hypothèse d'une origine parasitaire, non pas dans tous les cas, mais dans un certain nombre de faits.
En effet, dans ces derniers,nous avons pu isoler dans les selles
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OA ptih jee ee un microbe spécial, que nous n'avons pas rencontré, ni dans les selles normales, ni dans les selles diarrhéiques ordinaires,
microbe, qui isolé, cultivé et étudié expérimentalement, reproduit le choléra pénal à la manière du bacille virgule de Koch, au point qu'il est difficile de distinguer ces deux variétés de choléra expérimental (1). Ce microbe a été rencontré, d'une | part, chez des enfants au sein, atteints de choléra infantile, d'autre part, chez des enfents au biberon, atteints de la même affection.
Ce fait nous semble venir à l'appui de l’opinion de Henoch et: Wiederhofer, sur le « quelque chose d’infectieux ».
Examinons maintenant les faits suivants, qui plaident en faveur de leur origine parasitaire. (Voir les observations).
1 fait. — Il existe des cas de contagion de choléra infantile. Ces cas sont rares, mais ils existent, témoin le fait suivant, que nous relatons en quelques mots. En octobre 1887, nous avons observé, aux Enfants-Assistés, dans le service de notre maître, M. Sevestre, un enfant atteint de choléra infantile. Le microbe que nous considérons comme pathogène était dans les selles. C'était le 6 octobre, le 8, une infirmière, qui était chargée de soigner cet enfant, fut prise de symptômes de choléra nostras. Le même microbe existait dans les selles de cette dernière.
2e fait. — Voici d'autre part, un exemple de choléra infantile, qui nous semble relever d’une cause parasitaire. Deux enfants jumeaux prennent le même biberon et le même lait. Ce lait est mêlé à de l’eau venant d'une borne-fontaine du Faubourg Saint-Antoine. Le 10 novembre 1886, l’un deux est atteint de choléra infantile, l'autre ne présente aucun trouble digestif. Nous trouvons dans la diarrhée cholérique du premier,le microbe pathogène, le second avait des selles normales sans ce microbe. Il nous semble évident, que, s’il s'agissait d’une intoxication chimique d'origine alimentaire, l’autre enfant aurait présenté des signes d'intoxication, plus ou moins marqués, mais il en aurait présenté. Ces faits s'expliquentmieux, à l’aide d'un agent parasitaire. De même, dans une famille, qui boit de l’eau conte-
(1) Nous renvoyons le lecteur à un mémoire spécial, où nous étudierons Ja biologie de ce micro-organisme.
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nant le bacilletyphique,l'un des membres prend lafièvretyphoïde alors que les autres membres gardent la santé la plus parfaite. Pourquoi cette résistance individuelle ? Nous l'ignorons. Les microbes ont des prédilections. Les agents chimiques n’en ont pas au contraire : témoin, les champignons, toutes les personnes quiont absorbé des mêmes champignons vénéneux,sontatteintes de troubles digestifs, à un degré variable. Nous relatons plus loin, des observations, en minime quantité, il est vrai (relativement aux observations, où l’intoxication paraît le plus rationelle) dans lesquelles nous n'avons observé : 1° aucune trace d'intoxication (le plus souvent l'enfant était au sein, et la mère ne présentait pas de troubles digestifs à marche aiguë.)
2 Aucun trouble digestif, antérieur à l’éclosion du choléra
infantile.
3° Dans ces cas, au contraire, il existait dans les selles, le
microbe, que nous considérons comme pathogène. Bien plus, le cas de choléra nostras, de l’adulte, que nous relations plus haut, venu secondairement à un cas de choléra infantile, nous semble être en faveur de l'hypothèse d'une origine parasitaire.
Ces cas sont peu nombreux ; mais ils existent.
Les adversaires de la théorie parasitaire du choléra infantile ont pour principal argument le suivant :
Le choléra infantile, dans l'immense majorité des cas n’est: pas contagieux ; donc il n’est pas parasitaire ? Le premier terme est absolument exact, mais nous pensons quele second n’a pas la même valeur.Toutes les maladies parasitaires ne sont pas contagieuses : témoin la fièvre typhoïde, dont la contagion directe n'existe pas. Nous pensons, qu'il en est de même du choléra infantile, dans un certain nombre de faits. Aussi notre conclusion est la suivante. Avec Henoch, Wiederhofer nous admettons que :
1° Dans la majorité des cas, le choléra infantile est dû, à une intoxication d'origine alimentaire, que l'aliment soit altéré avant ou après son ingestion.
2° Dans quelques cas dont on ne peut encore préciser le nombre, par rapport aux premiers, il semble exister une origine parasitaire, dont nous avons pu trouver l'agent morphologique dans les évacuations alvines.