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gyre le sublimé. Ces médicaments ont fait ee preuve : ils ne 4
donnent aucun résultat, à la dose que l’on peut administrer.
On a employé la voie buccale et la voie rectale : le résultat fut le même.
Lustig a expérimenté tous ces médicaments : il injecte, par exemple, dans le rectum deux litres d’eau (renfermant 0 gr. 02 de sublimé) portée à 39°. Avant et après le lavement, il fait des cultures du microbe du choléra asiatique ; malgré cet antiseptique, il a pu obtenir de nouvelles cultures. D’après Von Ermengen, il faudrait employer 10 grammes de sublimé en lavement, ce qui serait une dose toxique. /
Tel est le principal inconvénient de l’antisepsie intestinale : la dose de l’antiseptique doit être faible, pour éviter des intoxications, et par suite, n’est pas suffisante, d'où insuccès.
Voici cependant les médications antiseptiques, qui ont été suivies de quelques résultats heureux, et qui sont tirées de la pratique de pédiatres éminents :
En f{:' lieu, le calomel. (Wiederhofer, Rülliet et Barthez, Bednar-Trousseau, Blumenthal-Jacobi). Ce médicament est surtout indiqué au début. Wiederhofer, qui a employé longtemps
.ce médicament au Findelanstaltt de Vienne, l'administre de la
façon suivante, de 0,005 milligr. à 0,01 centigr., toutes les deux heures, en paquets. Cesser, au bout de 24 heures, et dès l’apparition du collapsus.
Cet auteur a employé le calomel :
En 1856 — 83 fois, et a obtenu 50 guérisons et 33 morts.
En 1858 — 69 — 45 — 11 morts.
13 où le médicament n'eut aucune action.
En 2° lieu les Acides. Dans ces dernières années, Henoch, Moncorvo, Cadet de Gassicourt, ont obtenu quelques résultats heureux, par l'administration de l'acide chlorydrique, dans le choléra infantile (Eau sucrée 30 gr., acide chlorydrique, dilué, deux gouttes). Renouveler lamême dose plusieurs fois par jour, suivant les indications.
Acide lactique.— Notre maître, M. le Prof. Hayem, a montré que l'on pouvait obtenir de bons résultats, à l’aide de la médication acide, mais 1l pré!ère l'acide lactique à l'acide chlorhydrique.
En effet, ce die médicament à le désavantage de Do 0e quer de la gastralgie, et une sensation douloureuse dans le creux épigastrique, de laisser dans la bouche un goût amer.
L'acide lactique au contraire a l’avantage d'être très bien. supporté par les malades, dans la plupart des cas. On rencontre parfois de l'intolérance, mais peu fréquemment.
D'une façon BÉnRelS l'acide lactique a les propriétés suivantes:
1° De ne pasêtre toxique. — On peutprendre, 3-4-5-6 grammes d'acide lactique, par jour, pourvu que cette quantité soit prise par petites doses.
2 Il pénètre dans l'intestin, pourvu que ce médicament soit administré par petites quantités, continuellement, de façon à saturer l'estomac, car, d'après Jaworski, 100 gr. d'eau contenant 1 gr. d'acide lactique ingéré dans l'estomac, ne s’y trouve plus après une heure 1/4.
Or peut facilement se convaincre de ce fait par l’expérimentation. On note, alors, que l'intestin grêle devient acide dans une étendue (vers le cœcum), qui est proportionnelle aux doses d'acide lactique ingéré. L’acide lactique pénètre donc dans l’intestin.
3° Il est astringent. — Un peut se convaincre de ce fait, en étudiant principalement le choléra expérimental, on note que la couche superficielle de desquamation, qui est molle, blanchâtre, imbibée du liquide diarrhéique, devient sèche, grise, sans liquide, comme une pulpe desséchée. Ce dépôt, qui est alcalin, ou neutre, devient acide.
4 Il estantiseptique. — Les acides sontantiseptiques à petite dose. Ilsuffit de quelques gouttes d'acide, dans un bouillon ensemencé, pour enrayer le développement du microbe. Le pouvoir antiseptique des acides est connu depuis longtemps. On à même pensé que l'acide normal de l'estomac ne laissait passer que peu de microbes.
En est-il de l'intestin comme des cultures ? Il suffit, pour se convaincre de ce fait, d'étudier au point de vue bactériologique, le contenu de l'intestin avant et après l'administration de l'acide. Le nombre de cultures quelconques obtenues est comme 2? à 10, après l’ingestion du médicament.
5° Étant liquide, cet acide diffuse sur toute la Sins de lin É testin grêle, et pénètre probablement dans les culs-de-sac glandulaires. Nous disons probablement, car nous n'avons pu 1e |
qu'à ce jour bien démontrer ce fait.
6° L'acide lactique ne diminue pas le pouvoir digestif du suc
gastrique, ainsi que l’a montré Riel. De plus, il provoque, d'après
Jaworski, une hypersécrétion de la pepsine.
7° Ce médicament, par suite de son pouvoir astringent et antiseptique, a une action réelle sur les troubles digestifs de l’enfant atteint de choléra infantile. Pour obtenir d’heureux résul-
tats, il faut donner ce médicament, à doses répétées (une cuil-
lerée à café de la solution à 2/100) toutes les cinq. les dix minutes, ou les demi-heures, suivant l'intensité des troubles digestifs.
Les doses seront plus espacées, à mesure que ceux-ci diminueront.
A l’aide de cette méthode de lavage de l'intestin, l'acide lactique peut donner une certaine antisepsie de la cavité.
La solution sera de 2 gr. d’acide lactique pur pour 100 ge) d’eau et sirop simple.
A l’aide, de cette médication, nous avons pu obtenir la cessation rapide des troubles digestifs, dans quelques cas de choléra infantile. Cette méthode est basée sur l’expérimentation et la bactériologie. Elle mérite d'être appliquée.
Signalons, en terminant, les grands lavements d’eau bouillie ou d’eau boriquée. Ceux-ci agissent surtout par le lavage de l'intestin. Ils ont été employés par Baginsky, Demlow, Monti. À l’aide d'une sonde œsophagienne on injectera 200 gr. de liquide au-dessous de 3 kilogr. d'enfant. L'eau sera tiède, au début, le lavage sera fait, à faible pression, puis on élèvera peu à peu cette dernière. Le lavage, outre son rôle antiseptique, a pour résultat immédiat de diminuer les coliques, qui existent souvent, au début du choléra infantile.
Lavage de l'estomac. — Epstein, de Prague, depuis plusieurs années, ‘emploie une méthode de traitement, qui a donné de bons résultats, dans le traitement des affections aiguës du tube digestif, surtout quand il existe de la dilatation de l'estomac.
Cette méthode de traitement peut être employée dans le
toute alimentation, y compris même l'allaitement au sein.
k choléra infantile. Sous Hnhboñse de cette méthode ie VO=
missements s'arrêtent. En même temps, Epstein supprime
Le traitement unique consiste donc, en lavage de l’estomac,
d’une. part, et en faisant prendre à l'enfant + Rae de
l'eau albumineuse ou de l’eau bouillie.
Cette méthode de traitement réussit bien dans la première période du choléra infantile, alors que l’ algidité et le collapsus ne sont pas encore apparus, mais, ainsi que l’a remarqué Esche-
rich, dès que l’enfant est entré dans la seconde période, le lavage
de l'estomac échoue.
En faisant cesser les vomissements et la diarrhée, on pourra éviter l'apparition de sus due à l'intensité des troubles digestifs. ?
Le but du lavage de l'estomac est de s'opposer, soit aux fer: mentations qui se produisent dans l'estomac, soit d'évacuer les substances toxiques, qui ont été introduites avec l'alimentation (lait altéré, etc.). Mais il faut bien le dire, que souvent, le lavage de l'estomac n’a que peu d'action dans le choléra infantile, car la cause dans un certain nombre de cas semble siéger plutôt dans l'intestin grêle. Or, le courant d’eau n’y pénètre pas.
Dans certains cas, où la cause semble plutôt siéger dans l’estomac (qu'il s'agisse de fermentations stomacales, ou de la présence de substances toxiques), l'indication du lavage de l'estomac semble tout à fait indiquée.
La méthode du lavage de l'estomac (discutée à la 60° réunion des naturalistes et médecins allemands, Wiesbaden 1887), à donné de bons résultats à Biedert-Demme, Lorey, Henoch, Boœlli, Hirschpaung, Escherich.
Si nous concluons au sujet de l'emploi du lavage de l’estomac, dans le choléra infantile, nous verrons (à ce sujet, nous nous appuyons principalement sur les recherches des auteurs allemands), que : l'indication rationnelle de cette méthode dans le choléra infantile, est l'existence de vomissements.
Nous avons vu, en effet, plus haut, que dans un certain nombre de cas, les vomissements manquent, et toute la maladie semble localisée à l'intestin grêle.
Quard le ae sera apparu, le lavage de os t ne.
sera plus suivi de succès. À: diet
On fera lé lavage de l'estomac, de la manière suivante (méthode d’Epstein) : à l’aide d’un siphon, où d'une petite sonde œsophagienne, comme chez l'adulte. On se servira d’eau alcaline, d’eau de Vichy, ou d'eau bouillie. La quantité d’eau employée sera variable suivant l’âge de l'enfant (50, 100, 150 grammes).
2° Période. — Dite de collapsus et d'algidité.
Un symptôme nouveau et d’une haute gravité est venu se surajouter aux troubles digestifs, c'est le refroidissement périphérique, et le collapsus. Quel traitement derovns-nous suivre à cette période ? Dès que l'enfant a de la tendance au refroidissement, il faut lutter contre l’algidité et le collapsus, en donnant :
Is Matin et soir, un bain chaud à 38°, de quelques minutes de durée, bain qui sera sinapisé.
Au sortir de ce bain, frictionner l'enfant avec une flanelle chaude et l’envelopper de linges chauds. z
Il faut éviter, fait sur lequel insiste M. J. Simon, de faire des excès, dans ce mode de traitement, et de produire une excitation trop énergique. Cette dernière serait suivie d’une dépression, qui serait préjudiciable à l'enfant.
Si la peau ne rougit pas par l'immersion dans le bain, le pronostic est grave, car il existe à ce moment du sclérème.
2° Entourer l’enfant de boules d’eau chaude.
3° Ilarrive, parfois, que les vomissements et la diarrhée ayant cessé, le collapsus et l’algidité persistent seuls.
Le mieux est d’adjoindre aux potions alcooliques (rhum, cognac, vin de Malaga), des petites doses de citrate de caféine (0,20 à 0,25 centigrammes). Ce médicament relève la tension artérielle, augmente le taux urinaire, et permet à l'enfant d'éliminer une partie des substances solubles, causes de l'algidité et du collapsus.
Cependant, malgré cette thérapeutique, l'issue fatale sera à craindre, dès l'apparition du collapsus et de l'algidité. Aussi
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