OBSERVATION V
M. Gérard-Marchand.— Société de chirurgie, 30 janv. 1900,
Une enfant de douze ans m'avait été adressée par le le D' Marciguey, pour une appendicite. La première crise éclata le 4 avril 1899 et se caractérisa par des douleurs dans le flanc gauche, puis dans le côté droit, au niveau du cœcum. Pas de fièvre, pas de vomissements, mais des douleurs vives, constantes, persistantes, de l’amaigrissement
Res ee rapide, symptômes qui nous décidèrent à proposer une laparotomie exploratrice.
L'opération révéla l'intégrité apparente de l’appendice, qui fut cependant réséqué, mais il y avait une infinité de petits ganglions, hyperplasiés, indurés, qui n'étaient pas seulement limités au cœcum, et existaient sur le mésoappendice, le grand épiploon, le feuillet droit du mésentère. L -- Je me hâlai de refermer le venlre, sans toucher à aucun de ces ganglions, me réservant de donner ultérieurement un traitement général, qui d’ailleurs a fait merveille.
L'examen de l’appendicite réséqué, fait par M. le D‘ Blanc, n’a révélé « que des lésions peu accusées, à peine une légère inflammation folliculaire très localisée, insuffisante, semble-t-il, étant donné l'intégrité du tissu conjonctif péri-folliculaire, des glandes et du péritoine, pour expliquer le syndrome présenté par la malade ».