‹ Étude Clinique sur les Formes Pseudo-Phymiques de la GrippeChapitre 34 sur 41 · POLE · texte numérisé non relu

POLE

de l'infection grippale ne peuvent être mieux résumées que dans le passage suivant des leçons de M. le professeur Teissier :

« Ges accidents pseudo-phymiques disparaissent souvent d’une façon rapide et complète. Mais ils sont susCep tibles aussi de laisser après eux des traces durables, telles: la pneumonie pleurogène, la sclérose interstitielle chroni que avec dilatation des bronches, que nous venons de vous. signaler. Sans aller jusque-là, on peut observer, pendant deux ou trois mois après ces poussées pulmonaires grippales, un état d'infiltration du parenchyme pulmonaire se traduisant par des râles fixes d’assez gros volume, une respiration soufflante, un peu de bronchophonie et d’exagération des vibrations thoraciques. Sous l’influence d’une excellente hygiène et d’un traitement approprié, ces phénomènes peuvent disparaître sans retour. »

Si, par ce qui précède, nous sommes porté à faire un pronostic relativement bénin, il ne faut pas se bercer d’illusion, et bien noter que sur vingt et un cas nous comptons six décès.

Il est vrai toutefois que, de ces six décès, il convient d'en retrancher un, qui est dû à une invasion rapide de tuberculose contractée vraisemblablement dans le service, et développée sur un terrain affaibli par l'infection grippale. Malgré cette restriction, on doit conclure que cette forme de la grippe, bien qu’elle ne soit que pseudo-phymique, n’est pas aussi inoffensive qu’on serait tenté de le.

croire.

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