‹ Étude comparative de quelques porphyroïdes françaisesChapitre 47 sur 96 · D TR · texte numérisé non relu

D TR

structure concrétionnée composée uniquement de quartz et d’orthose ; or, on ne trouve dans ces filons aucune trace de séricite, même dans les parties les plus altérées, alors qu’elle abonde dans la roche encaissante.

Il faut donc bien admettre que la séricite, mica blanc produit par voie d’altération, vient de la substitution de la potasse à la soude dans un plagioclase.

V. — Conditions de la transformation d’un plagioclase en séricite.

Supposons qu'un certain volume d’un cristal d’albite soit tout entier transformé en séricite. Considérons le volume qui contenait ro"! de soude dans l’albite; le rapport des volumes moléculaires de l’albite et de la séricite (muscovite) est tel, que le même volume transformé en séricite contiendra seulement gl environ de potasse, mais il contiendra environ trois fois plus de molécules d’alumine, c’est-à-dire 21%1 au lieu des ro! que contenait l’albite.

Pour qu'il y ait transformation de l’albite en séricite, il faut donc qu'avec l'apport de potasse qui motive la transformation il y ait un notable apport d’alumine; mais il n’est pas nécessaire qu’il arrive autant de molécules de potasse qu'il va partir de molécules de soude. De plus, étant donné que pour 1%! Qalcalis la séricite ou l'albite contiennent toutes deux 61 de silice, il y aura dans la transformation élimination de silice. Quant à l’eau qui entre dans la composition du mica blanc, nous ne nous en occuperons pas, car elle est le véhicule nécessaire de tous les éléments qui circulent dans la roche.

On est conduit à se demander quelle est l’origine de la potasse qui sert à la production de la séricite. Les seuls miné-

Page 1