‹ Étude comparative des diverses méthodes de l'exérèseChapitre 15 sur 21 · HO · texte numérisé non relu

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Ces remarques s’appliquent à une idée nouvelle qui appartient en propre à. la chirurgie contemporaine, nous voulons parler de l’association et de la combinaison des diverses méthodes d’exérès. Sans doute l’idée de lier le pédicule d^une tumeur et de faire la section au-dessous de la ligature n’est pas de date récente; c’est l’exemple le plus simple d’association des méthodes. Nous en trouvons un autre dans la pratique journalière, qui consiste à faire du doigt l’auxiliaire du bistouri et à décoller par voie d’énucléation les parties situées profondément et dans le voisinage de gros vaisseaux. Mais c’est seulement depuis l’invention de l’écra.seur linéaire et du galvano-cautère qu’il a été possible de faire de leur combinaison une application méthodique. Il en est résulté tout un groupe de procédés qui ont incontestablement étendu le champ de la médecine opératoire ; on pourrait leur donner le, nom de méthodes mixtes. Discuter leurs avantages, montrer leurs principales indications serait une longue et 'intéressante étude; mais nous serions entraîné dans des détails de manuel opératoire qui sortiraient du cadre de notre sujet.

Les applications les plus fréquentes qu’on ait l’occasion de faire des méthodes mixtes sont l’emploi simultané de l’écraseur et de l’instrument tranchant, et surtout de l’écraseur associé au galvanocautère. On sait que M. le professeur Verneuil (1),

(1) Les idées de M. Verneuil ont été consignées dans diverses

l’un des partisans les plus convaincus de cette fusion des méthodes, en retire de bons" effets dans sa pratique. Le grand avantage de ces procédés est, d’une manière générale, d’épargner le sang du malade, et quelquefois, par le fait même de l’hémostase qu’ils assurent, d’abréger la durée de l’opération.

Nous nous bornons à indiquer ces vues nouvelles, sans rien préjuger de ce que l’avenir leur réserve. Mais, dès maintenant, nous pouvons conclure avec M. Trélat qu’en présence des quatre grandes méthodes d’exérèse dont nous disposons, l’instrument tranchant, l’écraseur linéaire, les caustiques chimiques et la cautérisation ignée, « il convient de rechercher avec persistance les cas d’application de chacune de ces méthodes qui, loin de s’exclure, se complètent et s’entr’aident. »

thèses de ses élèves. On les trouvera réunies dans notre index bibliographique avec quelques autres travaux sur le même sujet.

A. Pare-nt, imprimeur de la Facullé de Médecine, rue M.-lc-r«uce, 3i.

INDEX BJBLIOGRAPHIQUE.

Cet index aurait pu, on le conçoit, être beaucoup plus étendu. Nous avons dû nous borner aux travaux se rapportant à la comparaison des diverses méthodes considérées à un point devue général ou dans leurs applications à tel ou tel* point de vue.

Nous y avons joint quelques indications concernant la ligature élastique et la combinaison des méthodes de l'exérèse.

Nous avons choisi enfin, dans le nombre des observations récentes que nous avons recueillies sur l’emploi de Vécraseur Linéaire., celles qui nous ont paru avoir le plus d’importance. On nous permettra, pour ce qui concerne les méthodes de cautérisation, de renvoyer soit au texte de ce travail, soit à l’index détaillé que nous avons publié à la suite de l’article déjà cité du Dict. encyclopédique.

Les travaux généraux mentionnés au cours de cette thèse ne sont pas reproduits ici.

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