‹ Étude comparative des diverses méthodes de l'exérèseChapitre 5 sur 21 · II. Méthodes non sanglantes · texte numérisé non relu

II. Méthodes non sanglantes

Les méthodes que nous réunissons sous cette dénomination présentent, malgré leur diversité d’action,

des caractères fondamentaux qui leur sontcommuns, et qu’il importe de faire ressortir tout d’abord. Nous éviterons ainsi les répétitions inutiles dans lesquelles nous serions entraîné , s’il nous fallait revenir sur ces traits généraux à propos de chaque méthode, étudiée séparément. Nous n’aurons donc à en parler plus tard que pour signaler ce que la clinique nous enseigne de spécial -à chacune d’elles.

Leur premier caractère , celui qui leur a fait donner le nom à' hémostatigiies ^ c’est de permettre au chirurgien, si les règles d’application sont fidèlement observées, d’opérer sans verser le sang.

Un second trait caractéristique de toutes ces méthodes est relatif au genre de, plaies qui résultent de leur emploi. Nous montrerons, en effet, que ces plaies présentent des caractères qui les rapprochent des plaies fermées. Elles partageraient par conséquent avec celles-ci le privilège d’exposer moins le malade aux accidents graves dont nous parlions dans le chapitre précédent. C’est pour ce motif qu’elles ont encore reçu le nom 'préservatrices . Quelle est la raison de cette immunité relative? L’oblitération des vaisseaux et en particulier des veines en est-elle la

oaiiso unique? ne faut-il pas également chercher ailleurs 1 origine véritable de ces accidents? 11 no nous appartient pas de le décider. 11 ne saurait entrer dans notre plan d’aborder meme en passant la question des accidents septicémiques et de leur pathogénie. On nous permettra cependant de terminer ces considérations générales en rappelant encore une judicieuse remarque de M. Broca; c’est qu’il existe ^ sous le rapport des accidents consécutifs une différence essentielle entre les plaies qui intéressent les os, CQmme dans les amputations, et celles qui sont limitées aux parties molles, comme dans l’ablation des tumeurs. Or, les méthodes non sanglantes, dans l’immense majorité des cas, pour ne pas dire toujours, ne s’appliquent qu’aux parties molles.

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