‹ Etude Comparative Des Grefes Humaines Et Des Grefes AnimalesChapitre 13 sur 26 · RER · texte numérisé non relu

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ments n'ont jamais été favorisés par un repos absolu longtemps continué. D'une condition très modeste, mère de trois enfants, cette femme n’a jamais cessé, sauf pendant de rares el courtes périodes, de subvenir par un travail pénible aux besoins de sa famille.

Désirant, dans l'intérêt de la malade et dans le but d'activer la cicatrisation de cet ulcère, faire des greffes, nous préparons le terrain en conseillant un repos absolu de la jambe malade et des pansements humides boriqués et chauds, fréquemment renouvelés. Comme traitement interne, nous prescrivons 0 gr. 50 centigr. puis 1 gr. d’iodure de potassium par Jour.

Sous l'influence de ces traitements local et général, l’ulcération prend un meilleur aspect : la surface se déterge et ne suppure plus, elle devient rosée et se couvre de bourgeons charnus de meilleure nature. Toutefois, nous ne constatons aucune apparence de liseré cicatriciel périphérique.

Le 20 avril, après avoir soigneusement lavé la plaie, au moyen d’eau savonneuse chaude d’abord et ensuite d’eau bouillie salée à T gr. pour 1.000, nous pratiquons un léger curettage des bourgeons charnus, selon le procédé de Thiersh, alin de pouvoir faire les greffes suivantes. Sur la surface cruentée, ainsi préparée, nous appliquons des zoogreffes et des greffes humaines : 1° Trois lambeaux de peau sont pris sur l'abdomen d’uac grenouille; chacun de ces lambeaux a l emq environ. Nou:les étalons vers la partie supérieure de la perte de substance.

20 Dans la moitié inférieure de la plaie nous appliquons deux lambeaux dermo-épidermiques de 2 cmq chacun. Ces lambeaux nous sont fournis par la malade ; nous les taillons sur la face postérieure de l’avant-bras gauche, que nous avons anesthésiée préalablement au chlorure d’éthyle.

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